Crème

Crème

Sur un siège d’osier,

l’âge tendre d’un canotier,

une tache

à sa veste meringue,

tourne sept fois sa langue,

sa cuillère en cadence

Émerge

du tourbillon de mousse chocolaté.

Son souvenir se perd,

 décroché,

 Reste la rouille des punaises.

Mirliton

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Sous la plage


En surface, le sable fin est doux & tendre,

Apprenti géologue, il creuse des terriers.

La galerie s’enfonce, devient  puits

& il sent sous ses doigts venir l’humidité.

L’eau grise s’étend au fond & effrite les cotés.

Il remonte une bouillie de grains et de graviers

Qu’inlassablement il dépose en mortier.


Après, on ira se promener ?

Mirliton

Portraits probables


Au contraire d’Alberti,

pour qui le portrait doit « rendre les absents présents »,

Un visage imaginaire anticipe une présence.

Demain il trouvera peut être sa vraisemblance

Aujourd’hui trop tremblant pour être ressemblant,

Il n’est encore qu’ hypothétique  » ressemblable « .

L’idéal de la figure se superpose aux approximations.

À l’ovale, l’arrondi impose une douceur

habillé d’un rien , coiffé d’un volume de traits,

L’imprécis devient un mouvement,

Le naturel de l’attitude rend possible l’apparition.

 Mirliton (fait des réflexions!)

Impressions


Modeste pompon

Qui vole au vent, éternue à la moindre brise,

les hélico dévissent du pissenlit ,

Entament en formation l’ascension.


Un enduit de préparation couvre

Les jointures de plaques, les fixations

d’une simple ornementation

bientôt recouverte d’un ennui de grand blanc.


L’enchanteur débutant , pétrifiant,

Inscrit dans la roche, couverte à la marée,

L’oiseau de mer, un fou, un goéland

condamné à attendre ici la fin des vents.


Depêche, défriche, décolle.

Sous l’affiche, l’éphémère trace s’accroche,

marque le champ de sillons,

de gestes se mesurant au plan.
Mirliton