L’arrondi

sur un plan incliné,

la grève dégagée des marées

A laissé une attache.

Quelques crevettes coincées

Dans l’eau font des zig zag.

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Le bibi

Son bibi de travers
cerise, gâteau des îles,
empesé d’amidon,
Coloré à la diable,
Lui allait comme un gant.
~
Elle aimait se montrer à la glace
Allant presque nue
Se voir & corriger
& Sa cambrure, en suspend sur les pointes
& Son allure de tourbillon.
~
Mirliton

Ivre ouvert

eket

Dame de coupe

Distinguer, ivre les nuances

Comme dans son iris sans fin, voir

Le malin plaisir s’y glisser, un sourire me tente

& alanguit au creux de ta fourrure, j’y

Respire et goûte le piquant parfum musqué.

Comment ne pas se tenir plus près , à toucher,

Oubliant la distance, la salle est noire de monde

Quand l’écran scintille, s’éclairent les pupilles,

L’histoire est aux reflets. Je te regarde rêver.

Livrée au regret, à l’oubli fané

Comme la fleur séchée d’un souvenir cassé,

Écrasée, l’auréole marque à ta robe froissée

Un brillant de larmes échappées, délaissée.

Inquiet, tu la vois s’écarter, rouler de coté,

Elle n’aime pas, plus, évite même d’y penser,

Se cache de peur d’espérer d’autres baisers,

Elle en oublie sa peau hier encore à fleur de caresses.

Mirliton 2016

ombre & miel

Aux Associés du Regard

Mbole

~

Sculpture Ofika féminine de la société d’initiation Lilwa.

Province Orientale du Congo

Sur les rives de la Lomami traversant en rapides une forêt humide et dense,

des sculpteurs Mbole taillent de longues figures Ofika gardant encore l’allure flexible d’une branche.

~

~

Au bord de la Lomami,

Elles prennent un moment de repos

Avant de rejoindre le village.

~

Les drôlesses du sillon

~

Les drôlesses s’égaillaient dans la nature,

pareilles à des oiseaux, à même le sillon,

arrachant d’une soif irrépressible

les mauvaises herbes, les chardons.

Une glaise collante que l’on malaxe

sous les pieds en faisait un plaisir attachant.

~

La confession du soir à la badine

ne permettait pas toujours de tout dire.

Sous la capuche, elles durent sourire,

mais à la réflexion, prises de remords

comme soumises à un désir solitaire,

elles se forçaient à rire, à se tordre les mains.

~

Mirliton

~

La Rocheuse