L’incertaine


D’aucune inutilité
pendant que la lune lentement passe
que tes lèvres écarlates
me disent la bonne aventure.
🌒
Tu traces la ligne suave
comme une danse, une chanson.
Je prends l’élan de ta voix
pour un charme.
Ai-je raison?
🌘
& je m’amuse à te suivre
au crayon.

mįr’lí’Tön

🌑

Le Désert s’affiche

Papier peint peint
🌕
Rien qui ne se décroche.
Ni le chapeau ni l’heure.
Ni l’âme des moissons quand le jour y semence.
Et j’ai tout pris,
et le rouge et le jaune avec,
pour y faire la saison.
Et le bleu et la peau y sont restés discrets.

C’était ce qu’il fallait.
Ça l’est chaque fois que le temps tourne.
🌕
caroLine D.

La ligne imaginaire

La ligne imaginaire

Il nous faudra sans cesse,innocent, tout réinventer,
décrire la forme par nos sens, le souvenir inoublié.
Chaque élément de la figure enlace,
souligne d’un trait les caresses,
pour que la figure naissante
soit le fruit de tous vos secrets.
🦚
Générique à l’Ève ou Vénus à l’évaporée.
L’Ève était trop sage,
Vénus prête à s’oublier.

La voici au creux de l’image,
surprise d’être ainsi habitée
de courbes & de montagnes,
répondant aux belles éclairées.

Sans doute la voudriez vous plus belle,
plus exacte, plus précise, plus déshabillée,
mais c’est pour qu’elle soit toutes celles
qui bouleversent un jour nos pensées.

🧚🏻‍♂️mirliton🧚🏻‍♂️

En tout ça,
j’aime à me fondre dans l’oiseau, dit-elle.
Puisqu’il me semble là, le rêve.
Un violon de passage, une mer en partage,
des horizons cousus de rêves décousus.
La main au vent.
Et des courbes, pour faire chanter le temps.

🌒caroline D.🌘

Le passager de l’ombre


La nuit enveloppe le paysage
Tout se dessine d’un brin de lumière
On y devine les herbes
Le rythme du vent
La terre, d’éclats de pierres
&
l’animal, passager de l’ombre.

miRLiton

🌚

&
d’y savoir là-bas
tandis que la nuit tombe
le regard endormi
d’un rongeur tranquille

C’est tout le coeur ouvert
d’un soleil qui attend
le passage des saisons
sans y perdre la lune

🌒caroline D.🌘

Alice se grise,se glisse dans son corps

Alice se grise
se glisse dans son corps
🦚
Comme dans une peau de pêche
Où caresse un grain de soi
Jusqu’à l’émerveille.
🧚🏻‍♂️
N’empêche l’élan triste, parfois.
Oublie t elle ces délices de soie?
Le soir est rouge & lasse, solitaire
Elle broie dans le noir l’écume
du jour qui fuit sans voix, l’impasse.
🧚🏽‍♀️
Mirliton

🦉
C’est qu’elle écoute, Alice,
la vieille chanson douce.
La même chanson d’amour
qui ramène ces notes
qu’elle sent de musique
et de ciel à la fois.
Des notes comme des parfums
de chandelles et d’aurores.
&
qu’au fond, se dit-elle,
c’est toujours le piano.
C’est lui qui me dérobe
comme un vent sous ma robe.
&
ma peau qui le sait
et qui m’en parle encore.
Comme on parle des jours
sur un chemin de mer,
des jours qui soufflent fort,
au printemps,
après un long hiver.

🌬caroline D.💨

Tremble

Tremble
🌕
Rectangle ange étrangle
L’angle déçu du cadre à l’aronde.
La pose lui plu fine & tremble
Déplie ses membres d’horizon,
🌕
Étire d’un seul trait la jambe
& te figure d’une détente
Grisée d’étendue & d’ample
Au contact du sol, d’un frisson.
🌕
Mirliton

🌑
Le chemin devient rond parfois
à l’étroit dans le cadre
y a risque d’y virer l’immonde
envers et contre soi

🌑
Par chance mes hanches lourdes
aiment courber le genre
et tous les longs trottoirs
depuis le pas des anges

🌑
Ainsi la route est bonne
quand j’ai ciel à y faire
et des mots à passer les heures
entre l’arbre et le coeur

🌕 caroline D. 🌕

L’œil vogue

Portrait imaginaire
(mine…jean yves beaujean …2017)

L’œil vague
~
À l’âme rêveuse
Rien ne dérive en larmes.

~
{miirliiton }
⚪️
L’âme gratitude
~
& en chantant,
la belle tendit la joue
aux caresses du Vent


S’il se trouve que souvent
j’en ai perdu mon nom
et me suis retrouvée
sans chapeau ni ombrelle,
j’y aurai vu aussi
que la mer s’invente
comme les chemins de sable
qui enlacent nos pieds,
et que le soleil vague
sur un océan d’âmes
et de rêve.
~
{caroline D.}
🌑

L’onirique

L’onirique
~
L’ironique nourrissait quelques pensées obscures.
Elle aimait les rependre en boucle aux notes
& Ajuster les mots (c’était ça sa marotte),
Fredonnant sous son air d’ingénue
D’absurdes crimes à glacer la crème.

Elle inventait l’histoire allumée par la lune
Quand le hautbois au fond là bas hulule
& qu’ton reflet flou dans l’eau
te fout même les chocottes.
~
Mirliton

~
Sûrement que j’y étais le jour où t’es venu –
on sait jamais avec le vent jusqu’où ira l’âme féconde.
De toute manière, on l’a bien vu,
l’aube est plus généreuse qu’un lundi de fortune.
Et la nuit sème souvent ce qui pousse le jour.
Et lui de même visse vers ça.


Ainsi le coeur s’assoit toujours à la bonne heure
sans en faire tout un plat.
Je n’ai faim que pour ça d’ailleurs –
le monde au milieu du monde.
~
Caroline D.
.~.

Au portrait imaginaire

Gamine/ crayon

Au portrait imaginaire
La mine doit être allusive
Comme déliée de la langue
L’intention est toujours bavarde.

Le trait prend d’abord la mesure de la page
Mouche errante sans volonté particulière
S’escrime à laisser des traces .
Puis, l’intuition d’une présence.

Dans la fenêtre de la page s’installe une forme
Un visage ? possible & le corps suit, l’envisage
Laisse lentement apparaitre la figure
Que la gamine habite de son nuage.

Pourquoi gommer l’errance?
Laisse ton chemin lisible
Tous les traits participent à l’image.
Tendre souvenir d’une rencontre.

**{miRliTon}*


Quand je vois l’ombre à travers toi,
c’est tout le sens du jour.
Toutes ces instances qui m’interpellent
et me disent que le monde y est.

J’ai les mains chaudes comme un soleil
et le coeur tremblant comme une onde.
Mon matin tourne avec les feuilles
et le ciel devient ma maison.

Je suis la folle et l’ingénue,
la force et la venue.
Par tous les vents et les vallons,
ma nature s’ingénie.

C’est dans le miracle du monde
que mon âme prend forme.
Et si je viens les yeux fermés,
c’est pour mieux les ouvrir.

*}caroline D.{*

Souvent la fable…

Tu dis quoi ?

Souvent la fable
veut nous convaincre
Du caractère animal du bon sens

Les objets en demeure de faire pareil ou même
S’arment de patience.

Ainsi
Les seaux ont bien des anses
Attendant de pouvoir voyager
& les murs des oreilles
Tout en restant très muets.

À l’inverse, il est vrai
Les sots ont des oreilles
& trainent les rumeurs
Avec certaine aisance.

mirliton

Sortir du bois

Chevalier à l’épée de bois
Écuyer en pattes de grenouille
Du zinc d’une lessiveuse
J’te fais l’éclat d’un écu
&
Teins! v’là la princesse!
Bon sang , j’cours bouter le dragon
Hors d’ici, hors du bois charmant
que j’te délivre, Mirabelle
mais
Dépêche-toi d’sortir du bois
De descendre de l’épicéa
Moi, j’débroussaille…….j’contrôle des fois
qu’y en aurait encore là.

mirliton
Par tous mes penchants d’éternel
Mes yeux et mes boucles de ciel
Je trouve que c’est gentil à toi
De vouloir me sortir du bois
&
Sûr que ta sollicitude
Rencontre toute ma gratitude
On n’a d’amis que ceux qu’on voit
Je t’avais remarqué déjà
mais
Sache que si je viens au bois
C’est pour pallier le désarroi
Celui des poules et des rois
Et des grands dragons avec ça.

Caroline D.

Remuante

Remuante

La nuit était fragile
Quand sous son air de geai
Le souvenir des corps qui exhalent
Une saveur de lave
Un bouquet de sueurs
la laisse sans sommeil
L’œil dans l’ombre écarlate.

mirliton


C’est tout le balancement qui change
de la nuit et du jour,
le sentier du rêve qui se perd
dans l’aube qui approche.


Et tandis qu’elle s’enveloppe
d’un long morceau de temps,
le ciel enlace la montagne,
fidèle à son rose serment.

Caroline D.

Maquis

Maquis

Souvent comme un voile

Sous la lèvre mordille un sourire éteint
Les couleurs maquillent le spleen, le griment
L’air d’oiseau perdu fragile d’une tristesse
légère, un instant arrête une fuite volatile.

mirliton


Tout depuis l’envers du temps


C’est ce rêve à n’en plus finir
de ce qui danse sous le yeux
par l’eau et le ciel.
De ce qui ne demande rien
qu’être et aimer le temps d’y être.

Caroline D.

Superpositions

Amusée ?

le pluriel est avantageux

depuis la position changeante
des heures et de l’espace
l’enchantement
dans la persévérance

et nos corps en émoi
dans l’océan des âmes


caroline D.

La grande ourse

Rencontres browniennes

à demi amusé…… suivre,déambuler
Silencieuse à regarder les murs nous approcher

à la croisée du chemin….interstices.
entre une grande au dos rond
Elle s’accroche au cadre
Le décor a un corps

à y bien regarder, l’art s’humanise
de sa présence.

à même un fond nymphé,
Seule, elle suffit à l’art du panorama,
au point de tenter de perdre la raison.

mïrlïtöñ

Articulations



Des mots zarticulées
aux rotules, aux phalanges
l’épure garde la trace
de présences changeantes
promises à la réclame
sous forme de chanson.

Ainsi la balançoire
mouvement ondulatoire
se prête à l’illusion
n’ayant de forme stable
que dans l’amplitude
de son oscillation.

D’un crayon leste & fin
suivant le métronome
cherchons l’intérêt pendulaire
de cette distraction
& attachons nous à rendre
cette balancelle plus aérienne.

mīrlīton


Et l’arbre qui s’épanche
en branches tout autour
& le ciel qui se penche
pour nous parler d’amour.


C’est d’aimer à se perdre
dans un trou tout là-haut
pour un morceau de bleu
à s’en laver les yeux.


Au vent du pendulaire
de l’extraordinaire –
dans les bras d’un géant,
redevenir le temps.


Caroline D.

« Au vent du pendulaire »,
bats, lent soir…

Diptyque ô taquet

Frayeurs

Frayeurs
🧞‍♂️
Dépêche
déjà la nuit se voile d’un fond de ciel noirâtre
Les ombres des frayeurs te coupent même le chemin.
🧞‍♂️
N’empêche
Chaque bruissement de suspendre l’arrivée des étoiles
& t’écoutes en secret le cœur de ta peur battre.
🧞‍♂️
mįrLītOn


Viens-t’en, dit Chaperose à l’enfant déroutée
la peur trouve son plaisir à être déjouée

🧚🏻‍♂️
Mais avant qu’on s’en aille…

Vas-y voir le raton affalé sur sa branche
et chante-lui qu’il sache :
🧚🏻‍♂️
… Ton matin emballé sur un bleu d’océan
entre mine d’esquisse et vent de papier blanc
un bonheur déroulé tout d’azur et de sang…

Il bat dans son bruissement
le coeur du coeur du monde
et berce le mirage dessus vagues & flots
qu’encore on se laisse prendre aux mots


🧚🏿L’ange bleu a trouvé sa route 🧚🏿


carOline D.

Grondeurs

Grondeurs

Lape, Lip, Loupe
Ajuste ton regard noir
Binoculaire!

Rapide sur les pattes
Croq, Cric, Crac
Une fuite éperdue
Pouce! Patte en l’air!

Si on jouait : loup y es tu?
Où ça qu’on s’carapate ?
Même qu’on se cachecache

Toujours, c’est p’u’pti qui gagne.

miRliTon