Plongez dans mes pensées!

Plongée dans mes pensées
🌑
« Je suis la Dame des eaux, encore ruisselante
Juste sortie des flots, encore frissonnante.
Chair de poule à l’appeau, sombre à l’appel.
J’ai la larme facile & la mine frêle . »
🌑
Mirliton
🌬
peinture / bois .
J’y beaujean.
83x123cm.
Mars 2021
⚪️

Nuisette

Nuisette
🤸🏿
« Ta p’tite chemise, ma petite
& tes mandibules de savon
dispersent à la surface nylon
ton corps légers flocons . »
🤸‍♀️
ou épuisette
🤸🏿‍♂️
« Las de suivre en cachette
ton effeuillage, Marguerite,
ma dérive des compliments
me plonge à contre courant. »
🤸🏿
Mirliton en scaphandrier
🤸‍♀️
« D’oeil et de narine
& de génie des ombres,
le sourcil en dit long
sur l’écume de l’âme.
Le soleil d’une joue
suffit à réchauffer. »
🤸🏿‍♂️
caroline D.
🤸🏿

Première nouvelle!

Première nouvelle!

Bouche à bouche à oreille, les langues se délient
« Quoi ? C’est vrai ? »
Savoureux pilori des oreilles qui trainent
« Une si jolie fille! »
S’empressent à la dépêche
« & alors le garçon? »

🌑
À la radio un woodspeaker répète
« ……& c’est sûr, 67% c’est lui !»
🌑
Moralité

La matière grise aime le sang, le pour cent
« Quand même, y’en a qui exagère! »
Aime à faire l’innocent.
👓🕶👓🕶👓🕶👓🕶
Mirliton
🕶

La femme hirondelle

La femme hirondelle

D’en haut, les voyages ressemblent à de lointains rivages
& L’air où l’on se pose, emporte la voile au large.
La terre prend des allures froissées de cartes
Où se balance, en un rêve immobile, un corps léger de femme
Une hirondelle éprise de soleil qui dérive noire d’orage
& ses lèvres s’entr’ouvrent pour qu’une plume parle,
Parte, se décolle du naufrage & cherche dans sa chute l’extase.
⚪️
Mirliton
⚪️
Ni de s’attendre au ciel, dit-elle.
Ni aux chemins dormants.
On n’y voit bien le temps qu’à hauteur d’âme.
Sans jamais trop savoir. Ni le bleu ni le noir.
Sur les lignes de brumes comme sur les courants.
Dans les vents comme ailleurs.
Au jour du temps qui passe.
⚪️
caroline D.
⚪️

Le jeu de l’image

Le jeu de l’image
~~~
Quelquefois l’ébauche d’un visage tient à sa fragilité,
à la rencontre des traits dans une ressemblance entrevue,
au feu instantané d’un visage imaginaire .
{}
Chaque élément est inventé sans approcher le détail.
Rechercher l’arrivée d’une présence, le jeu de l’image.
Qui est tu pour retenir ainsi mon attention?
}{
Un double? Un regard croisé?
Qui?
<>
Mirliton pictor
Rebonds d’âmes
🌑
Dès qu’une présence se forme, le jeu de l’attention commence.
Ainsi la suite, qui existait déjà, se déploie et marque l’histoire.
Des rebonds de crayons comme des rebonds d’âmes.

⚪️
caroline D.

Idylle de Bohême

idylle de bohème

« À son cristal de roche, je glisse mon accroche cœur;
elle rougit de bonheur & garde son air rieur.
Elle se moque de moi, m’écarte, nous jouons batailleurs. »
☁️
🌬& les rimeurs s’escriment à l’ombre des railleurs.
🤸‍♀️
Mirliton

🌑
« On dirait que la belle a appris à marcher
entre des éclats de corail & des cafés lattés,
dans des parfums de terre & de fleurs d’oranger. »
☁️
🌬& les racailles échouent qui tirent tout à la courte paille.

🤸🏿
caroLine D.
🌒
« Elle, elle tire les arcanes de soupçons d’avenir
& fait sur la comète le plan des jours d’ailleurs.
Son regard est mouvant & son ciel plein d’espoir. »
☁️
🌬& les pêcheurs d’escales désirent prendre son âme.
🤸🏿‍♂️
Mirliton

Sombre

« Les bulles du bathyscaphe tachent le soupirail,
Une idylle sous cape se mouille au paysage
& leurs pleurs de soupentes serpentent sur le village. »
🕸
Mirliton
🕸
photo j’yb
🕸

« Et d’y voir l’amitié en ces toits d’épousailles,
Les escargots d’épaule blottis à l’infini
& le ciel-coton voué aux barbouilles de saison. »

🕸caroline D.🕸

Au bord de l’eau

Au bord de l’eau
⚪️
L’ arrondi du lac en plat mirage,
l’obscur miroir ondule & trouble le paysage.
Les arbres y bougent en reflets & plongent d’en haut.
Au bord, un rocher, de nature si calme, se repose.
La pluie parfois dessine des ronds dans l’eau.
⚪️
Mirliton
🌑

Mines

Si la mine file,

D’abord pour prendre le large,
en un mouvement libre de patinage,
de style, de plis & de méandres,
C’est qu’elle prend plaisir au virage
À la mesure de la page;

Ensuite elle se pose & dévoile un soupçon de visage.
Du hasard du voyage au dessein d’image.
L’intention est louable car l’œil aime connaitre,
reconnaître, refaire l’image.

Quelques traits suffisent à la figure , à son espace,
laissons juste un coin de mystère à son mirage.
🌑
🌬mirliton
🌑

La langue du sommeil

La langue du sommeil

Quelques visages nous reviennent,
Des bruits. C’est ça ! Un mélange
de rires, d’éclats de pleurs, de frôlements.

Avant les paroles, toujours ce sentiment qu’une histoire s’installe.

Les voix , pas les mots,
ajoutent une profondeur au paysage.
Quelquefois le corps à corps
échange les langues,
Mot à mot sur les lèvres.

Soudain en bris de glace.
L’image en reflet s’éteint
au cri du réveil matin.
🌒
Mirliton
🌔
Oh! là, mais pas trop vite,
donnez-moi un instant!


Pendant que la nuit passe,
on peut quand même se demander :
Elle s’en va où la chanter’elle
d’entre les altitudes?


En grande eau de rivière
portée par mille morceaux de ciel?
Et là, tout près…
Le discus bariolé rêve-t-il d’un baiser de lune?
Et le singe cueilleur connaît-il le daim égaré?


Bien l’merci pour le temps.
Mais je vous l’dis ou vous l’dis pas,
c’est la folie des roses qui capture les songes.

🌒
🌬caroline D.
☁️

L’oiseau de nuit

L’oiseau de nuit
🌑
À la lampe, le livre ,
une « histoire de la nuit »
(Laurent Mauvignier)
m’entraine dans le silence.

Mais un souffle soupire
( vent fort, risque de bourrasque)
frappe au carreau*.
Dehors m’appelle &
la nuit noire scintille.

Moi, je sors & je fais l’engoulevent
J’avale la moindre brise.
🌑
Mirliton
🌑
*(Oh!Caro, t’inquiète, c’est l’épaisseur de l’air!)


⚪️
En équilibre sur le matin laiteux
la neige forme de grands bancs
immobiles et liquides

Sur le trottoir d’en face
des corps humains se glissent

Un seul moineau pour braver la blancheur
et avaler le froid brûlant
Mais il en viendra d’autres

En attendant, la nuit se repose
et l’engoulevent sans doute

⚪️caroline D. ⚪️

L’oubli

L’oubli
🌑
La nuit qui rampe
sous son air de rien faire
Les grimpantes escaladent,
lèchent les friches.
Les murs aussi lézardent
Attendant la reprise du mystère.
🌑
Le jour, les feuilles digèrent.
🌑
Mirliton

⚪️
Et tout ce qui se dit
dans l’infléchissement.
Des mots entre les feuilles
sur de longs bâillements.
Pour tout ce temps toujours,
une histoire à se lire.
⚪️
….
De quoi se souvenir.
⚪️
caroline D.

Noir de geai

« Suspendu à tes lèvres, je te livre mes rêves … »
« J’hésite à te découvrir… »
« L’encre a encore bavé, déborda du stylo
Le sentiment d’urgence, de se jeter à l’eau
dire ce que l’esprit foudre éclaire
L’image vient à se révéler
Au bord du rêve, en trémolos. »

🌬mirliton
⚪️

« Tout ça ressemble à un oubli,
un grand soleil peut-être.
Ou un même désir
rivé au corps du monde.
De quoi aimer le vide.
Le coeur serti dans l’aube
sur le noir et le blanc. »
⚪️
🌑caroline D.🌑
☁️

L’alliage

Lorsque quelques heures sont passées sur le tableau, où depuis déjà longtemps le dessin est là, posé, fixé, interrogatif ;
reste à choisir des couleurs.

Un velours dans les sombres, brun rouge de tenture ou vert d’ombres
& l’indécis des clairs, un gris pointe polaire dans un vert à la limite du bleu ou un jaune délavé jusqu’à l’acidité.

Plus le nombre de teintes augmente, plus l’alliage est délicat. La couleur baisse le contraste du dessin mais crée l’ambiance, le climat de l’histoire, la perspective .

L’image commence à s’imposer , l’œil a retenu la figure et peut continuer , même la nuit ,à réfléchir aux teintes, à la pose. Revenir sur la tableau, reprendre la partie et savoir quoi faire.
Les journées se succèdent à polir l’accord, à chercher à le rendre d’un désir incomparable, à donner la larme à dessein.
« L’au revoir. »
Peintures sur bois
j’ybeaujean 2021
⚪️
⚪️
🌑mirliton🌑
☁️
🌬jusqu’à ce qu’il apparaisse
dans le sens
de la nuit
là où se succèdent souvent
les teintes indécises
ou du jour
en plus sombre peut-être
mais plein du désir qui monte
c’est ça
on voit déjà la pointe claire
et le dessein des larmes
même sur le velours
⚪️
⚪️ caroline D. ⚪️
⚪️

L’hésitante

Femme nue hésitante aux gargouilles tapies.
Des pierres fines la coupent,
figent sa figure d’un geste de repli,
Grimaçante, elle trouble un peu le fil de l’eau.

Elle, en robe de lumière & les rayons la dardent
& perdue pour perdue, en tremblant elle s’agace.
Rassemblant son courage, s’écorchant au passage,
Se griffe à fleur de peau, entame la surface.
Dans l’ivoire de la glace, elle cherche la façon
D’écarter les piques & d’avaler ses larmes.
Protégeant son sillon & démêlant sa toile,
La vénus poursuivie par un soupçon d’ âme,
S’ inquiète, le nez en l’air du vent des voiles.

Mirliton

🌑
C’est vrai qu’elle est belle, nue.
Plus belle encore qu’elle ne le sait.
Par tout le sel des écorchures
et du repli des larmes, et
seulement toujours dans l’instant,
elle n’a d’âme, ou presque,
que pour la soie des eaux.
Sa lumière tombante enveloppe
le bord du monde et son coeur
se suspend au ciel de l’abandon.
L’hésitation est dans le poids
de son pied qui se pose.
⚪️
caroline D.
🌑

Du crayon à bille

Le vent vitupère
Sommeil de hamac
À l’arrière Lili espère
Même désespère
Elle, qui pas sauvage,
(Sauf qu’à son âge
Tout est décalage)
laisse en jachère
Son envie de rime
S’escrime de sons
Se ruine le langage.
Dire, c’est elle tout crachée
& fuir , non,
S’enfouir
La lime des naufrages
Où donner son âme ?
Son corps en salive
Jouit-il du grimoire?
& du mauvais œil
T’Imagines l’emprise?
🌑
Mirliton
⚪️
Entre les lignes
Celles du temps
de l’instant
Lili s’indigne, non,
trépigne…
On n’arrache pas le rêve
à la rêveuse.
L’enveloppe s’il en est.
Mais jamais le rêve.
Peu importe l’emprise.
🌑
🌗caro line D. 🌓