Belle

Belle

Belle adore fredonner le refrain
aimable comme un chien fou
Elle accueille en vadrouille
une souris qui piétine malhabile
dégringole attirée par le vide.

Attifée dans un gros grain de tulle
le bassin en bas flotte , ondule
de décors en fleurs de spleen.

Quand la voilà qui rentre
La nuit déjà grise mine
Elle s’inquiète d’une ombre
alors qu’une fine lune se voile
d’une larme de romance,
Une lame de cratères s’illumine.

mìíRlïtøn

La couleur en cadence

La couleur en cadence

Le chemin creux est doux
presque inexistant
L’habitude sans doute.

Plongée dans mes pensées
les souvenirs fleurissent
Une marche sans but

Juste délier l’instant
Suivre à travers les ombres
la couleur en cadence


mirliton


& d’y voir le temps
se coucher en refuge
là où l’oeil et la lèvre
se posent tête basse
comme rivière en cheveux
et vent de girond doux


caroline D.

L’accroche cœur

L’accroche cœur

Fillette alanguie d’espérance
du gris du ciel mélange
sa pensée aux nuages.

Elle accroche
à ces figures changeantes
des visages de coton
& du blanc du mirage
ce double d’un miroir
lui parle de l’envie
de ne plus être seule.

miirliton


Elle longe des parfums
de rivières et d’embruns
de sauge et de lavande
de Paris en Mirande
et tout ce temps elle cueille
Achille aux mille feuilles

caroline D.

L’oubli fané

⚪️

Les souvenirs sont d’eau de source

Et la courbe du temps murmure

En se donnant à un froissement

Elle berce les rus de son histoire

⚪️

La vigne pend, les oiseaux chantent

Le monde est lent comme l’aumône

Il est quelques douces rivières

Qui se meurent de la mer

⚪️

Tous les sédiments s’abandonnent

Entre les doigts des âmes vives

Et qu’on n’y condamne personne

Le ciel n’y oublie pas le bleu.

⚪️

. Caroline D.

Le guetteur

Peinture sur bois j’y beaujean 2021
🦚
Le guetteur

Immobile au creux de l’ombre
un guetteur attend, le regard éloigné,
un mirage, un mouvement,un nuage,
de la poussière d’où se détache
l’approche d’une silhouette
l’œil déjà s’agite à la reconnaitre
& d’un geste il lui montre sa présence.

mîR Lìºí Töń

🦚
Et coup d’heur,
au bord d’os et de chants fignolés
dans les sables du temps
par des chants d’océan et de ciel,
le vent verse patience
en lieux de fer et d’ambre
pour que rien ne défasse l’aurore.


cArºLįnĘ Dº
🧚🏿

À l’abandon

Toujours,

Griphon fait des gammes
Patine du crayon
Il cherche dans l’ébauche
L’ombre des dames comme une apparition.
Elle,
est posée,
s’installe dans un coin, sur la roche
Un sentier suit la côte
&
Son âme noyée aux algues
Elle laisse aller sa larme.
Oubliant l’horizon & le reflux en vagues
Le nez dans ses chaussons
Elle renifle son histoire d’abandon.
🌑
[mirLitOn]

J’éternue

J’éternue

J’étais renue ? encore remuée
murée dans l’admiration
du miroir de l’armoire
dans l’éther d’argent, mise à nue
à l’aise dans la profondeur de la surface
je reste un moment à l’arrêt………

…..faut quand même qu’j’me dépêche
que j’mette les voiles, la carapace
me carapate avant qu’l’émir arrive.

L’émir est, dit-on, un peu lyrique,
lubrique aussi quoi qu’il fabrique
du regard insistant y t’déshabille
Il veux toujours renouer avec la une
des mirages des mille et une nuits.

L’émir Lit-on?

🦚
Pendant ce temps l’oiseau
n’y pourra que l’oiseau
comme le vent
n’y saura que le vent


Si les nuits d’écritoire
fabriquent des images
et les voeux oratoires
tricotent des mirages
il reste que le ciel
suit son propre chemin
prêtant son soleil clair
aux matins grands ouverts

caroline D.
🦚

La cadence

La forme en cadence

La suie du crayon dérape
& griffe d’un dessin le grain du papier
Quand une gomme arrive & bave
Elle salit, l’illusion d’un terrain vague
La forme n’est plus qu’une cadence
qui gesticule dans le cadre.

Mirliton