Ashanti

Kumasi

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Quand les belles

Traversent dans Kumasi, Kejetia, le marché ,

Leurs pagnes vibrent aux couleurs du soleil

& fières d’être Ashanties, elles redressent la tête.

Des enfants les suivent aux détours des étals,

Ils rigolent & leurs tendent de petits sacs

En réclamant un sou, juste un petit sou le sac.

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Mirliton

 

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Salampasu

Furtivement du bois sombre surgit,
Sous le masque du tissage, un visage.
En guerre, en nage, il danse,
Il piétine, gesticule, dégouline.
Une litanie de notes montent des xylophones,
Ivres, en onde bouclée & d’humeur cristalline.
Sous un feu d’étincelles qui lèchent les brindilles,
La sueur brille dans la nuit d’une lumière furtive.

Mirliton

Putchu Guinadji

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Les artisans du Désert modèlent encore dans la cire
Du nord du Nigeria, au Niger, au Cameroun, au Tchad,
ces bronzes des sables, ces figures Putchu guinadji qui
gardent la mémoire des cavaliers des empires
Sao, Kotoko du Tchad ou Sokoto du Nigeria
& rappellent aussi la peur de leurs razzias.

«Putchu guinadji», littéralement «cavalier contre la folie».
Les cavaliers portaient en talismans
des chevaux en bronze accrochés en ceinture.
Ils les protégeaient d’un acte de sorcellerie pouvant entraîner
la possession par des djinns ou des anomalies du comportement.

Bibliographie: Pr P. Peroni, «Putchu guinadji»,
2011, tribale primary art, p.216-238, p.280-284 4517/83

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Samba Leko

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Descendant les pentes des monts Alantika, vers la plaine qui mène à la rivière Faro,
Se trouvent quelques villages Chamba Leko, de Yeli à Balkossa où se raconte cette histoire:

« Une jeune fille qui se distingue par sa grande beauté, refuse tous les
prétendants qui se présentent. Un lépreux, après avoir essuyé un refus et échangé son corps contre celui d’un jeune caïlcédrat est reconnu comme l’époux désiré. Une pâte d’arachide mise à sécher confirmera, s’il elle n’est pas fendue le lendemain matin ou, dans le cas contraire, infirmera le choix de la jeune fille. Au matin, la pâte est fendue. N’écoutant pas ce mauvais présage, la jeune fille recolle la pâte afin que sa famille, croyant à la confirmation de son choix, la laisse partir avec son époux. En chemin vers le domicile conjugal, l’époux redevient lépreux. Enfin arrivés, celui-ci part chercher les siens, annonçant : « gÒg wÉ sÈnú ! » (C’est la viande qui est arrivée !). Pendant ce temps, un crapaud – l’adjuvant – met la jeune fille au courant de ce qui l’attend. Il l’avale afin de la soustraire aux comparses du lépreux. Venus pour manger la jeune fille et ne la trouvant pas, ceux-ci s’en prennent à l’époux. Pour remercier le crapaud d’avoir sauvé leur fille, les parents de celle-ci lui donnent une corne de chèvre qu’il utilise comme instrument de musique. Il repart. Chemin faisant, il se dispute avec un lièvre qui veut cette corne. Des ombrettes ( oiseaux)arbitrent l’affaire. Le lièvre étant mauvais dans cette discipline musicale, le crapaud gardera cette corne. Les ombrettes le prennent sous leur protection mais le crapaud se laisse à nouveau berner par le lièvre et est finalement chassé du village des ombrettes. »

Conte Sámbá-Lèkò rapporté par Gwenaëlle Fabre
Cameroun

Couple Mumuyé

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Il est difficile,au premier abord,de voir les sculptures Mumuyé comme des représentations masculines ou féminines.
Seule la confrontation de deux statuettes d’un même sculpteur permet de penser cette différence.
Nous voyons alors se marquer à chaque taille, chaque détail,la volonté de rendre compte du genre.

Rencontre

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Les rives de la Benué sont propices aux rencontres.

Chacun observe l’autre rive
& plus tard au marché, veut
Retrouver un sourire échangé,
Ce regard un instant appuyé.

Après, à la nuit,l’attendre,
Ensemble se balader,
Mêler ses pas,
S’envelopper,
Faire durer,
Alors que tous déjà sont rentrés.