Nocturne

 

La nuit, l’attention au silence des étoiles,

Au ciel noir d’étincelles , à l’espace qui l’enlace,

Remplit d’aise celle qui le matin même

Se morfondait chez elle

Ne sachant plus trop bien quoi faire

Des verts tristes pâturages immobiles

Ou des inconnus qui passent

À la déroute dans leur boite de métal.

 

Mirliton

Vue cavalière

(cheminer)

Le chemin s’insinue dans la torpeur ambiante,

Un cavalier s’endort et sa monture balance,

Suivi par le bourdon de mouches satellites.


(- Façon transat)


Il hallucine, il rêve aux lointaines allongées

Qu’il dévisage au fond des paysages

Quand les vallons forment en mirages des belles.


(- des nouvelles?)


Et il poursuit la route feuilletant sa mémoire

Jusqu’à ce que tout à coup, d’un écart de sabot

Il tombe à vau l’eau, entrainant la d’moiselle.

( atterrir )

Mirliton

Broyer

Sans dessin, le paysage se couvre

D’une pluie fine de traits hachés.

Le noir imaginé d’une antique caméra.

Le trou bleu nuit arrose en geyser les lignes,

Libérant en bouillant un jeu de spasmes,

Un jet irréductible qui plisse les entrelacs.

Un mystérieux hoquet secoue en bas,

Quand la terre se trouble et l’écume se débat

& surnage une âme, une mousse sombre de lave.

Les humeurs se mêlent, dérangent les ébats.

L’incendie de foudre inonde le rivage,

S’écoule le noyé jusqu’au calme virage.

~

Mirliton

Vénus griffée

Femme nue hésitante aux gargouilles tapies.

Des pierres figent les figures de chimériques engeances

Grimaçantes, le long d’un chemin sans repos.

~

Elle, en robe de lumière & les rayons la dardent

& perdue pour perdue, en tremblant elle s’agace.

Rassemblant son courage, s’écorchant au passage,

Se griffe à fleur de peau, se laisse à la ramasse.

Dans le noir qui la glace, elle cherche la façon

D’écarter les épines & d’avaler ses larmes.

~

Protégeant son sillon & démêlant sa toile,

Dans le noir, la vénus poursuivie par le soupçon des âmes,

S’ inquiète un instant d’un air, le chant des voiles.

Mirliton

L’amande amère

à A.

Tortillons & flonflons, agrippée à la scène.

Menteuse, j’aimais quand tu disais j’aime

& m’oubliant en changeant de passion,

Tu allais titubante chercher des illusions.

Tatillon imbécile de te trouver malsaine.

Menteur, je m’étais dit : c’est mieux sans elle

& oubliant mon goût pour le sel de ta peau

J’allais seul & riant préférant être sot.

Mirliton

Jolie Jumper

& la femme hippogénique , à l’amour
Clandestin, pataphysique infante,
Élut, contre l’unique,l’inutile morale,
un mince équilibriste à la mine fragile.

20170319-025112 PM.jpg

L’écuyère rêveuse s’amourachait en selle.
Le cheval, petit galop, elle sursaute un peu trop
& un trouble l’envahit au rythme des rebonds
Entrant en résonance à sa croupe cavalière.

20170319-025214 PM.jpg

Le mince fait la piste sur une main,la roue.
Elle, encore, s’illusionne pour son fil de ferriste.
Timide, elle espère dés son retour par terre,
l’échange d’un regard & peut être en coulisse.

Mirliton

Alouettes


La piste rebondit aux miroirs d’une boite à musique,

La danse y étire d’athlétiques tendons.

Des tendrons qui défilent, des félines qui s’échinent

À dessiner du bout du doigt des signes dans le vide

& la nuit, sous des regards hypnotiques,

Elles forment un centre, un creuset qui s’illumine.

Mirliton