Sombre

« Les bulles du bathyscaphe tachent le soupirail,
Une idylle sous cape se mouille au paysage
& leurs pleurs de soupentes serpentent sur le village. »
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Mirliton
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photo j’yb
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« Et d’y voir l’amitié en ces toits d’épousailles,
Les escargots d’épaule blottis à l’infini
& le ciel-coton voué aux barbouilles de saison. »

🕸caroline D.🕸

L’oubli

L’oubli
🌑
La nuit qui rampe
sous son air de rien faire
Les grimpantes escaladent,
lèchent les friches.
Les murs aussi lézardent
Attendant la reprise du mystère.
🌑
Le jour, les feuilles digèrent.
🌑
Mirliton

⚪️
Et tout ce qui se dit
dans l’infléchissement.
Des mots entre les feuilles
sur de longs bâillements.
Pour tout ce temps toujours,
une histoire à se lire.
⚪️
….
De quoi se souvenir.
⚪️
caroline D.

La nature du miroir

La nature du miroir
…………………………………………………………..
Qu’une eau se glisse comme une peau
Frissonne lisse à l’arrondi du paysage
Miroite en surface étendue d’éclair
Flotte à l’unisson du plat vif argent
& l’opaque mare se fige dans le miroir.
……………………….
Mirliton
…….

photo j’ybj 2020.
………….

La surface

Chaque embarcation s’attache,
à l’abri au port , les cordages trempent,
la surface en miroir………………………………..
……………..Où le temps devient une image,
des amours de chêne dans l’eau,
des jeux de branches et de nuages
et le bercement d’un bateau.
⚪️
mirliton ………………………………….
……………………………& caroline D
⚪️

,

Bitume

Bitume
🌑
Quand la nuit se lève doucement
arrosée d’un filet de crachin,
s’illumine un miroir de bitume.
Pas de bruit au tournant,
le rond point est déjà sur ses marques
& les lumières filantes rebondissent sur l’asphalte
où le bleu donne aux noirs un semblant de couleurs.
🌑
Mirliton
🌑
Bouquet de lune
Si j’avais su que vous passiez par là
à cette heure du soir où la lumière chante
Si j’avais su que vous passiez par là
j’aurais fait un bouquet avec des fleurs de lune
et vous l’auriez trouvé serti dans le bitume
un bouquet de lune sur la fin du jour
comme on fait à l’ami un… bonjour !

🌑
caroline D.
🌑
⚪️

IF, le temps suspendu

Le temps suspendu

Voilà un joli jour de pluie, murmura-t-elle,
en regardant d’en haut, le dos tourné,
l’eau qui rigolait jusqu’en bas.
C’est sûrement le chemin des choses, chuchota-t-il
⚪️
… ou voulais-je dire celui des roses?
Bah, je ne sais plus, mais chose certaine,
les gouttes s’y prennent à merveille
quand elles se pendent au fil du temps.
⚪️
La fille s’était tournée vers lui.
L’histoire pourrait commencer là, dit-elle.
Deux murs blancs à la chaux anglaise
et un tout beau de l’imparfait.
⚪️
Et lui de susurrer :
Qu’il ne vous en déplaise, l’amie
mais je mettrais dans cette histoire
un vieillard à lunettes
avec son cornet plein de glaise!
⚪️
Si, si, si.
Ça me va, lui dit-elle.
Et moi de mon côté j’y verrais bien un arbre,
un beau conifère à fruits rouges.
De la famille des Taxaceae…
⚪️
caroline D.
🌒

La disparue

La disparue
🌔
Des traces de rouge à lèvres
elle était donc réelle!
Rouge betterave, écrasé de tomate, sang, mystère
& la pantoufle de vair oubliée par mégarde.

Des gardes? Y en avait pas hier, de mémoire volatile d’écureuil.

La vue depuis les airs étant la plus perçante,
Sans doute du creux des branches
là où se trouve sa cache,
l’animal sans vair dit avoir tout vu.

& la fuite éperdue de l’éternelle absente,
la disparue perdue & la fourrure tentante

je ne peux que relire en doux ses mots
& tracer son visage dans la buée des carreaux.

Petit gris en profite pour reprendre son manteau.
Il retrouve son velours & moi,le trémolo.
🌖
Mirliton
🦚
L’étang

Sans l’absente, chantait-il,
le ciel n’a qu’à cligner de l’oeil
et ma tête penche en musaraigne
comme un blanc de cerfeuil.


Mais elle danse à la même enseigne,
chuchota l’écureuil.
Allez, viens, suis-moi.
Et oublie la pantoufle.


Au bout de quelques vers
sur le velours des heures,
dans le remous des jours
et l’ancrage des âmes,
ils la trouvèrent assise
sur le bord d’un étang.
Baignée qu’elle
était de lenteur.
🦚
caroline.D.
🦚

L’interligne

L’interligne

Une bande pointillée,
du sable et des cailloux,
sépare la terre de l’eau.
*
*
Sur cet interligne s’installe
une société de corps joueurs
dévoilant les limites du dénudé,
des enfants limicoles pataugeurs,
un sable qui dégorge & s’enfonce.
*
*
l’écume lèche les pieds des marmots
& l’escalade des rochers amène
jusqu’au moindre trou d’eau
où s’agitent berniques & bigorneaux.
*
🚣🏽‍♀️Mirliton🚣🏼
*
Il ne se passe d’instant
sans que la vie dessine
un instant sur le jeu
dans l’éclat des grands sables

*
Il ne se passe de vie
sans que les corps chahutent
d’entre les grains de mer
et l’or des profondeurs

*
De quoi se mélanger
aux grandeurs illisibles
et sourire devant
les horizons béants.
**
caroline D.
**

💎

pattes de mouche

Simple
Cape & décidé
Triste?
🌑 carnet de crayonnage 🌑

Personnages en quête d’auteurs

j’y bEaujEan
2020
💎
Le rêveur
le décidé
et l’indécis.
Mercredi mélancolie.
Joueur de flûte endormi.
Sans rien qui n’y fasse mieux
qu’un grand sourire aux lèvres.
Ne reste plus après
qu’à mélanger les âmes.
Pour qu’un chemin se trace.
De coeur et de peau d’âne.

⚪️caroline D.⚪️

Goûter l’eau

À la fourrière du concile de l’étroit.

Allo!
À l’eau
Paris bout.
Par ici çà baigne.Les corps s’autorisent des vagues & les dénudés du sable mouillé passent la révision des âges.La jeunesse n’ayant plus l’habit qui fait les moines s’exhibe, les uns ses tatouages en bermuda flottant,les unes les rondeurs sous le string minimum,en fin délice triangle tissé qui masque à peine un pli ou un brin de fourrure.
¥
Chacun retourne à une innocence animale où le sable plat des plages sert de no man’s land.Les jeux retournent à l’enfance des corps courbés bondissant, dévoilés, me servent de croquis.
En plus, entrant lentement dans l’eau froide qui enrobe, nous sentons chaque centimètre gagné comme une naissance au baptême changeant d’élément et devenant baleine. Alors on s’exile à la flotte.
¥
Là bas,au loin, la ville hésite à l’exhibition, l’enferme en salle . le dénudé militaire des piscines encadre les bassins sous l’œil & l’alarme trainante du sifflet de maitres non nageurs,désoccupés,en rituelle vadrouille.Le maillot est alors uniforme et le corps à souffrir comme un sport, n’est plus de saison ,n’est jamais plus maritime pataugeur mais fait des lignes.
¥
<MiLoup reporter>
!
Paris bout?
Pareil ici.
Et sur les rives, l’eau qui se donne. Bien des pieds qui s’y plongent se savent en terre mouillée, turquoisement parlant, avec tout le bien qu’on en tire. Dès lors que trône le silence, les corps se lancent à leur manière. Il ne faudrait pas croire que le temps est si court. En attendant, le flottement donne au ciel de grands morceaux de beau. Et quand on y pense, il n’y a qu’à nager. Pour y cueillir l’encens et le parfum des âmes.

!
>MiLouve baigneuse invétérée<

Terre!

La terre est dégagée,

Retenue de rempart.

Des vagues viennent lécher

les pieds des pierres

À les faire flotter

En mal de mer.

*

💨mirliton

*

Ah! l’ocre et le turquoise

devant l’horizon bleu,

même un coeur d’ardoise

se laisserait prendre au jeu.

Y aurait qu’à l’y assoir

sur ce mur de noir,

il oublierait le temps

pareil aux voiliers blancs.

*

🌊Caroline D.

*