Les antipodes

Les antipodes

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À l’écart, posés,

Après la cavale à travers la ville,

La fête est terminée.

Un instant, à ronfler cachés sous les tentures

avant de regagner, le soir à la nuit tombée

le chemin des faubourgs,

Bien plus loin, sur la route du temple.

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Mirliton

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Nuit blanche dans la bergerie

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Une fine pluie de neige se dépose.

Dans le parc déserté, les feuilles immobiles

se couvrent d’un mouton de laine.

~

La ville traverse la nuit en fantôme.

Les toits réverbèrent un gris blanc

& le silence s’installe sous la ouate.

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Mirliton

Salampasu

Furtivement du bois sombre surgit,
Sous le masque du tissage, un visage.
En guerre, en nage, il danse,
Il piétine, gesticule, dégouline.
Une litanie de notes montent des xylophones,
Ivres, en onde bouclée & d’humeur cristalline.
Sous un feu d’étincelles qui lèchent les brindilles,
La sueur brille dans la nuit d’une lumière furtive.

Mirliton

Toujours l’avarie…

Le métal de la quille râle,

Racle & perce la coquille.

À ses pieds s’emmêlent les cordages

Les amarres lâchent, les tasses cassent.
Ça tangue à bord du naufrage,

l’eau lui sort des écoutilles.

Bringuebalé, dans sa coque à la noix,

L’amiral, aussi à la barre, tempête, râle.

Mirliton