Au hublot

au hublot
~
Le voyage de vagues
de mousses en lessives
Nous entraine au hublot
L’univers sous-marin
d’un tortillard kaléidoscopique.
~
Y baigne une culotte
Passagère oubliée
Motifs des tropiques
Rayures d’azimut
Élégant de toilette
~
Mais aussi un
Simple mouchoir pleurant
L’au revoir des départs
Le moteur essorant
L’esseulée
& son nez en trompette.
~
°} mirliton {°
~

Les paysages de l’ombre

Les paysages de l’ombre


Le verre assez lucide
pour laisser la chaleur
nous baigner de rayons,
découpe son cadre d’ombres
& projette la lumière
d’un théâtre d’illusions.
~
°Mirliton°
~

& verse et verse
l’invisible visible
que se dessine l’heure
sur la scène du jour
Le jardinier s’avance
vers le fond de sa cour
et le soleil dépose
un grand éclat d’amour.

~

Caroline D.

~

Bleu nuit

Bleu nuit
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
~
La belle
proportionnée,
Derrière un éventail,
Cache
Une peau bleue
sucrée
~
Sa face bien cachée,
Au parfum d’étoile,
Constellée
De rousseurs.
La voilà lactée.
~
°Mirliton°
~
Du flanc germe la gratitude,
c’est la sagesse d’Aquila.
En plein milieu du ciel,
au bleu vibrant d’un somme,
dans sa droiture elle sème
la Nocturnale du printemps.
~
}caroline D.{

Navigation

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De mémoire de coton,

Femme blanche,

oublie déjà les soins

que tu donnes en pâture!

~

L’eau n’est qu’une sensation,

Flamme blanche,

Douce & fraîche évasion.

Tu t’y glisses en bouchon.

~

Soie sombre de l’onde,

Le fil de l’eau qui

Plisse au moindre geste.

Tu t’embarques au rivage.

~

Léger moteur de palmes,

Col de cygne.

À ton embarcation

Tu ajoutes ta figure de proue.

~

Mirliton

Vert bleu

Au bord, une lumière remonte des fonds.

Le sable donne alors à l’eau sa verdeur opaline.

La mousse lèche toujours un peu plus de plage.

Un ciel lourd de nuages glisse en silence

& découvre une voûte immense.

L’air se charge de nos narines.

L’instant d’après les couleurs se mélangent.

Mirliton

La passerelle

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Une passerelle, fine et bleue,

articulée en bois, relie les deux côtes de l’aber.

Elle se soulève et laisse, par moments, passage

aux longs mats des bateaux.

~

En dessous,

Une charpente de piliers s’enfonce dans l’eau

& forme comme un cadre, un châssis,

une chambre obscure

où se baladent, en cages,

images et reflets du paysage.

~

Mirliton

La porte vert vermillon

La porte vert vermillon

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Mouche, tes yeux étonnés vers la rue.

L’énigme d’habitudes, de clés

S’inscrit dans les fentes du bois.

L’ocre rouge orangé colle au Basque.

Les ferrures qui rampent, rouillent & hantent

L’éclat d’une peinture laissée à jamais seule

La dalle qui escalade sur la pointe des pieds

& l’ amygdale, l’araignée des végétations .

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Mirliton

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L’appel

🌬Écho & Silhouette

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le voyageur dessine son chemin dans le sable,

l’orteil s’inscrit dans l’histoire du paysage.

Trop heureux de briser le silence du désert,

il répond à l’ oiseau qui passe.

~

Parfois, elle aussi chemine

& se souvient des mots, les lisse.

L’écho, cet étrange vent de signes,

lui revient comme oiseau qui passe.

~

Mirliton