Partition

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Le soir arrive, sur la Seine,
Les feux de la ville brillent.

A chaque pont, sa partition,
La couleur pose les vibrations.

L’aigu tinte en cristal,
La nuit sombre doucement en un velours grave,
&Le clapotis continue sur le quai.

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Marlou

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L’apache de Belleville,
Descendu pour l’occase,
Garde d’un exploit, à la tire,
La gapette cavalière.

Les grisettes s’amourachent,
& se mettent en vertige,
Au bellâtre,dans la danse,
Elles laissent tous les droits.

La Fontaine

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L’AIGLE ET LA PIE

L’aigle, Reine des airs, avec Margot la Pie,
Différentes d’humeur, de langage et d’esprit,
Et d’habit,
Traversaient un bout de prairie.
Le hasard les assemble en un coin détourné.
L’Agasse eut peur ; mais l’Aigle, ayant fort bien dîné,
La rassure, et lui dit : Allons de compagnie.
Si le Maître des Dieux assez souvent s’ennuie,
Lui qui gouverne l’univers,
J’en puis bien faire autant, moi qu’on sait qui le sers.
Entretenez-moi donc, et sans cérémonie.
Caquet bon-bec alors de jaser au plus dru,
Sur ceci, sur cela, sur tout. L’homme d’Horace ,
Disant le bien, le mal à travers champs ,n’eût su
Ce qu’en fait de babil y savait notre Agasse.
Elle offre d’avertir de tout ce qui se passe,
Sautant, allant de place en place,
Bon espion, Dieu sait. Son offre ayant déplu,
L’Aigle lui dit tout en colère :
Ne quittez point votre séjour,
Caquet bon-bec, mamie : adieu ; je n’ai que faire
D’une babillarde à ma cour ;
C’est un fort méchant caractère.
Margot ne demandait pas mieux.
Ce n’est pas ce qu’on croit, que d’entrer chez les Dieux ;
Cet honneur a souvent de mortelles angoisses.
Rediseurs ,Espions, gens à l’air gracieux,
Au coeur tout différent, s’y rendent odieux,
Quoique ainsi que la Pie il faille dans ces lieux
Porter habit de deux paroisses .

Appuie-nuque

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A travers le continent africain,
Une multitude d’appuie-nuques
De l’Égypte antique aux royaumes de l’Afrique de l’Ouest
Change de forme, de décor, suit la mode,
Les sculpteurs suivent l’actualité.
Ici, mystère, sans doute l’ouest , mais où?

De chaque coté, deux petites jumelles,en robe, prient.

Cheminer

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Si l’automne emmitoufle,
Le chemin sous le crachin, se dénude.

Nous suivons la ligne courbe, gagnée par la végétation.
Les arbres, comme un mur, s’alignent ou nous déroutent,
& Forcent la nature en gagnant du terrain.

Solution du rébus:
Un enfant quine retient pas ses lettres ne montre pas beaucoup de facilité!

Svalutation

Eh l’essence coûte plus cher de jour en jour, alors que la valeur de la lire baisse et s’engouffre :
dévaluation, dévaluation.

En changeant de gouvernement, rien ne change là-haut
Il y a un trou dans l’Etat d’où l’argent tombe :
dévaluation, dévaluation.

Moi, mon amour, je ne comprends pas pourquoi
je cherche pour les vacances un endroit à la mer et il n’y en a pas
dévaluation, dévaluation.

Avec le salaire d’un mois on ne se paie qu’un café
les stades de foot sont bondés, mais les gens où sont-ils :
dévaluation, dévaluation.

Ben ouais,
on est en crise mais,
sans devoir aller bien loin
l’Amérique est ici.

En voiture, on roule à droite depuis trente ans
et maintenant il y en a tellement qui roulent à contre-sens, on le sait bien
quel choc-ation, quel choc-ation.

Avec la nouvelle banque des séquestres qu’on a
dites-moi quelle est la valeur de la vie
dévaluation, dévaluation.

Moi, mon amour, je ne comprends pas pourquoi
tu veux faire le coq puis tu joues l’oeuf pour moi
sur le lit-ation, sur le lit-ation.

Personne ne nous apprend à ne pas tuer
on vit plus des armes que du pain, pourquoi
assasin-ation, assasin-ation.

Mais cette Italie-là, si elle le veut elle sait
qu’elle y arrivera
et le système existe
quand tu penses à toi
pense… aussi un peu pour moi.

Dormir debout

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Dans un bois, comme c’est l’automne,
Un Chaperon qui se promène,
& ramassait, Non, c’est pas des pommes,
Tous les champignons colorés.

Elle en croque, se sent …… pas très bien,
Prend peur,s’enfuit à tire d’aile
Quand elle se voit se dédoubler
& capturée & encerclée.

Prise par une troupe de bêtes ,
Dont le désir est de la gouter.
Odeur de soufre, de lichen,
La nuit qui tombe à ses pieds,
Un loup s’excite à l’agripper,
Le renard lui lèche déjà les pieds.

Comment sortir de l’ histoire,
Sans se perdre dans les démêlés?
On trouve plaisir à s’effrayer,
& au réveil à apercevoir,
Le chat qui ronronne sous son nez.

Songe de l’ombre

La nuit progresse & grignote la scène.
« Nous nous retrouverons à la lueur qui tombe. »

Déjà, la pierre se teinte d’ocres sombres.
L’attendre,
& goûter la chaleur des derniers rayons.

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Elle est venue!

Son ombre, parée d’un charme clandestin,
Se livre à mon invitation.

Le temps se fige, quand traverse l’éclair!
Est ce bien une pointe, un soupçon d’Cupidon?

Mirliton