L’aplomb

L’aplomb
🐞
Sous un ciel de crevettes
Quel aplomb du soleil de nous faire de l’œil
Quand l’eau aux orteils est encore aux glaçons.
Dans les cabines nous échangeons nos maillots
& remontons la cote, frigorifiés.
🐞
mirliton

Mines

Si la mine file,

D’abord pour prendre le large,
en un mouvement libre de patinage,
de style, de plis & de méandres,
C’est qu’elle prend plaisir au virage
À la mesure de la page;

Ensuite elle se pose & dévoile un soupçon de visage.
Du hasard du voyage au dessein d’image.
L’intention est louable car l’œil aime connaitre,
reconnaître, refaire l’image.

Quelques traits suffisent à la figure , à son espace,
laissons juste un coin de mystère à son mirage.
🌑
🌬mirliton
🌑

Tanagra

Tanagra

Tiens! Te voilà revenue
de ta course dans les bois
Le long d’une rive incertaine
Trempée comme une souche
À peine déshabillée,
tu plonges dans les draps
Enroulée dans les rêves
te drapes de sommeil
& ton souffle profond
Expire une longue fatigue
Tu ronronnes , pelote en boule.
…………..
Mirliton
………….

Certainement le jour
fut long à traverser;
il en est de ceux-là
qu’on voudrait contourner.
Mais le temps fait sa ronde
et la rivière est claire;
de rives en écueils,
je m’y retrouverai.
………………
Caroline D.
………………..

Parole d’Aigrette

Parole d’aigrette
☁️
Ma plume cavaleuse s’envole
sur la coiffe d’un robin malin.
☁️
L’aventurier des bois soudain
se retrouve à chercher un coin.
☁️
Moi qui le suis de ma branche,
Je vois bien que c’est un gamin.
☁️
Quand il s’oubliera sur les plantes,
J’irai récupérer mon bien.
⛅️
🦚Mirliton🦚

Sur l’intervalle humaine


La belle déposait des coeurs bleus
dans sa tête de nid.

C’est toujours ainsi, disait-elle,
que les oiseaux naissent.

Aigrettes sur le coup de midi
ou robins en caresse.


Il n’est point de paresse
dans le vent qui se donne.


🦚caroline D.🦚
💎

L’échangeur de regards

À l’extérieur, riant sous cape,
la rue est traversée de certitude en certitude d’allers .
🌑
L´intention était bonne d’avoir un but,
mais, sans doute pris d’une soudaine envie de dévier,
J’allais à l’inconnu par les rues à l’échange des regards.
⚪️
Mirliton
🌑
je les ai
regardées cent fois
tendre la hanche et l’épaule
et le coude et le pied
regardées qui dansaient
pour exister ensemble
loin du désir de certitude
seulement celui des tendres liesses
d’un crayon sur la page
⚪️
Caroline D.
🌔

pensée du Désert

Pensée du Désert
*
Tu t’arrêtes, te penses seule
en silence, tu te barricades.
Le ciel au loin se décompose,
monte en nuage de poussières.
Du sable chaud entre tes doigts
s’écoule un temps infini.
*
Tu cherches l’abri d’un regard.
Ta vue se brouille quand te revient,
Le souvenir d’un visage
dessine un pays connu.
Prise d’une vague à larmes,
tu revis un ami perdu.
*
{mirliton}
*

Un vert tendre comme un printemps.
Et une douceur. Dans le regard.
Je suppose qu’elle n’en sait rien.
Et qu’elle n’y ferait rien de plus.
*
Le vacarme de l’insomnie s’est tu.
Et le jour qui attend la suite.
Pour l’inventer, aussi seule que belle.
Tout le reste est sans importance.
*
} caro line D.{
*

L’éclair urbain

L’éclair urbain
*
La passerelle aux pointillés d’éclairs
Transforme la nuit en guirlande électrique,

*
Quand tu t’balades en suivant ces guides,
Ton ombre tourne, danse;ils t’illuminent.
*
« Mirliton! »
*
🌓
L’échappée claire

Des avenues sans sens
où flamboie l’azur
même à bleu de béton

De verts d’eau
en silence d’envers
pour autant d’ombre à dire

« Caroline D. »
*

Les danseuses du sillon

Les danseuses du sillon

~
Les drôlesses s’égaillaient dans la nature,
pareilles à des oiseaux, à même le sillon,
arrachant d’une soif irrépressible
les mauvaises herbes, les chardons.
Une glaise collante que l’on malaxe
sous les pieds en faisait un plaisir attachant.
~
La confession du soir à la badine
ne permettait pas toujours de tout dire.
Sous la capuche, elles durent rire,
mais à la réflexion, prises de remords
comme soumises à un désir solitaire,
elles se forçaient à se tordre les mains.
~
}L’ancien Mirliton{
~
Le goudron avec ça.
Les confessions qu’on tait,
trop gluantes qu’elles seraient
pour les oreilles tendres.
Or si l’on doit tant s’y taire,
aussi bien s’égayer, disent-elles.
Bien enfoncer les pieds,
et le corps s’il y tient,
dans le matin venant.
~
°caroline D.°

L’amazone

À

~

Chercher aux antipodes

l’équation à une inconnue

Gratter la terre plate

L’horizontale en large

Cultive le paysage.

~

*

Peinture sur bois •100×80 • j’ybeaujean • 2020

~

Assise dans les nuages

Rester là,accrochée à une place

L’âme au ciel

À forger les images

À tendre des mirages.

~

Mirliton.

~

*

~

On s’en voudrait de n’avoir pas le temps
Devant les cercles poudreux de chaleur
Les ciels bleus de bonheur
Et le monde devant soi
On s’en voudrait, n’est-ce pas.

Caroline D.

Figures

L’élégante

~

Géante emmitouflée

La crête vire écarlate

L’ombre sur le nez

L’hiver fourrée, gantée

L’envers de soie léger.

Casaque rayée.

~

Figures

~

Lassée des entrelacs,

Petit chat entre pas,

La rate tutu est là

Déjà joue les grands bras.

~

Blessée des roses d’acier

l’entrechat à petits pas

L’écart…saut de coté,

Retombe, souliers pointés.

~

Encore … Recommencez!

~

~

Robinson a crû Zoé

~

Vient-en,j’m’en va t’aimer!

Te laisser m’enlacer,

Mimer des zébats doux zosés

& m’bécoter à la rose l’adorée.

~

Mirliton

~

~

Et l’hiver fut géant.

De quoi mimer l’écart, le pas léger,

sur un grand lac d’acier.

Jusqu’à même la crête écarlate

au petit vent de rose.

Et c’est tant mieux, bien sûr.

Puisqu’avec ses souliers

d’amours ou d’entrechats,

elle embrassa son ombre

et enlaça le monde.

~

Caroline D.

~

Tomber des nues

Tomber des nues

~

Sans caricature,

Le mouvement déployé,

Chacune d’ailes s’étire

Le corps articulé

En un langage de gestes

Déforme l’espace d’un instant

Un lit de sable ou d’herbes

Où s’étire l’allusive.

~

Mirliton

~

En mer rouge ou bleue,

à bras ouverts.

Sous un ciel blanc ou gris,

d’emblée dansante sans y perdre

dans l’ocre des jours et des nuits.

Son corps éperdu de renaître,

à chaque instant,

pour toujours à vents d’éphémères.

~

Caroline D.

~

Traits

L’intraitable

Intrépide Escalade

La nuit, la grande ourse

s’illumine de neige.

Statique, elle plonge

son regard à l’horizontale.

~

j’Y’b en Mirliton

~

Depuis les balcons de l’âme,

elle guette l’animal.

Puis elle poursuit sa danse.

Sur des états de neige,

des mouvements de novembre.

~

Caroline D.

La langue vivante

~

Deux amies discutent.

Leur accord tacite

est la musique des mots.

Les paroles s’envolent

en postillons de sons,

de l’une à l’autre à l’une,

rebondissent en éclats de sourires

& doucement roulent sur leurs lèvres

des moments de silence.

~

Mirliton

~

Et le temps,
qui dessine le geste.
Jusqu’à tout y danser.
~
Cambrures belles et corps vivants.

~

Caroline D.

Les choucas

Le soir tombant,

Les choucas rejoignent

des interstices de toits,

des cheminées, des soupentes

où se trouvent

leurs nids de petits bois.

~

Mirliton

~

Peinture acryl/ toile 2019 j’ybeaujean

~

Et il arrive parfois,
de nuit ou de jour, qui sait?
qu’un gazou s’attèle
à belle capture.
Y tendre une toile tendre.
Question de les aimer.
Sans les déranger.

~

Caroline D.

Songeuse,

Songeuse,

~

Elle nourrissait quelques pensées obscures

Qu’elle aimait reprendre;

Ajuster ses mots.

~

& quand le soir venu , allumé par la lune,

Elle voulait les redire

À son reflet dans l’eau.

Mirliton

~

Obscure
Elle voulait quelques lunes
Pour nourrir le reflet
Celui des mots et de l’eau
Dans le soir venu

Caroline D.