Chaussons nos pommes!

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LOM dormait encore.
Ce matin là, le soleil traînait sur l’oreiller.
Le pommier s’étira noueusement derrière la fenêtre qui baillait un peu.
LOM ne bougeait pas.
Un frisson le réveilla :
Non pas le frisson frippon qui vous surprend et vous écaille le modem
mais le doux, le tendre, le merveilleux*
enfin le violon frisson qui irise vos papilles et vous chemine jusqu’au bout des yeux !
UN FRISSON AUX POMMES !
LOM se leva, mit ses chaussons et ferma la fenêtre.

* l’auteur: la Rouge des prés dit » on dirait du Brel »

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Mélancolie

20120219-104606.jpg L’idée noire laisse une ile à l’esprit désert,

l’envie de ne plus finir, ni commencer.

 

Mais la nuit,j’allume une lumière

Dans le silence, je m’écoute penser.

 

Comme une mouche se brûle à la lampe,

Je goûte la sueur qui m’a réveillée.

Dehors, l’horizon est une ligne qui jamais s’agite,

Sous une ciel sombre de page blanche.

Rouge des prés

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Il faisait froid.
La griffe du vent lui tranchait la hampe.
Le Boeuf avait l’onglet.
Un filet de lumière filtrait d’un gîte à la noix du côté des Basses -Côtes.
 » Quelle veine grasse se dit-il !
Je taillerais bien la bavette avec Aiguillette,
cette macreuse de Baronne ! « 
Mais il n’avait paleron….
Sa poitrine se souleva,
il allait flanchet
et tourner le dos quand la porte s’ouvrit :
C’était son jumeau ! …. (A suivre)
Quelle vacherie la vie !

PaTriCia (morceaux choisis)

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L’étincelle électrostatique

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1740,L’origine électrique de l’étincelle,
Étonne & interroge le savant,
& Diderot, à la suite de Nollet,
Nous démontre, comment l’ambre & le verre
peuvent produire la lumière?
Si Trois siècles de distance
Nous séparent de l’expérience,
Aujourd’hui, nous cherchons d’autres rayons,
&Nous sommes entourés d’électrons, nous pensons le savoir,
Alors que seulement, nous les utilisons.

Louche

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Pourtant, l’onde est là, invisible & limpide,
& déforme, tranquille lentille objective, la suite du mouvement.
Moi, je m’imagine délier mon corps de ses attaches,
Quand je flotte un instant trop loin du large.

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Je me vois devenue,
Nue, sans mon soutien,
& j’expose ma gorge,
Je laisse mes oripeaux dans l’eau.

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Après, la peau frissonne,
En femme invisible & polissonne,
Sous les rayons & l’huile,
Je savoure un moment, les caresses du vent,
L’autre monde invisible.