De mémoire



🌑
🌬De mémoire d’éléphant
Longtemps lointain
Un souvenir d’enfant
Remonte des oubliettes
L’infini océan des pensées
D’où s’échappent
Rires, poursuites, cachettes
crier, bouder
Retrouver les visages
Laissés dans le marc de café
& S’endormir enfin content & fatigué.

🌑mìRílîtOń🌑

Envisager

Envisager
🌑
Comment envisager
La couleur qui fleurit, qui gomme aussi les traces
Une face géographique qui découpe des méandres
Une passante qui passe lentement dans le cadre
et traverse en gros plan un rose-étincelle.

MirLiTon
🌑
Peintures sur bois 123/83cm/ j’y Beaujean / 2021

🌕
C’était d’imaginer
plus loin
un immense champ de fleurs
un long mouvement de coeur
et la belle qui marche
les yeux sur le bitume
et ô coup de fortune
le saphir et l’émeraude
tournés vers le vermeil
murmurent à son oreille
qu’on traverse les jours
pendants de corps et d’âme
près d’un ciel échevelé


caroline D.

⚪️
ces pensées sombres & roses lui venaient de la nuit
détaillant dans le noir les éclats des lumières
qui pointent au lointain cet air infini de pénombre
la nuit était belle aussi
du murmure des feuilles
d’envols proches et soudain
des corps alanguis du plaisir qu’ils donnent
….

mìîírliton

L’accroche cœur

L’accroche cœur

Fillette alanguie d’espérance
du gris du ciel mélange
sa pensée aux nuages.

Elle accroche
à ces figures changeantes
des visages de coton
& du blanc du mirage
ce double d’un miroir
lui parle de l’envie
de ne plus être seule.

miirliton


Elle longe des parfums
de rivières et d’embruns
de sauge et de lavande
de Paris en Mirande
et tout ce temps elle cueille
Achille aux mille feuilles

caroline D.

Art involontaire 28

Art involontaire
Section : se souvenir du cadre


Si la pellicule n’est plus sensible
Le déclencheur le reste,
L’œil automatique cadre à l’arraché tel motif éclairé
& aime à nous surprendre par d’autres panoramas.

Pourtant
Le souvenir nous manque
quand la terre se révèle en damier
& que l’ombre d’un doute,
d’une présence, est gommée.

🌑Mirliton🌑

Et la torche & le doigt
pour s’y remettre encore.
Et sur l’eau, le bâillement
qui ne tient qu’à un ciel.


Se glisser comme un roi,
un lion de mémoire.


La pierre de l’enceinte
fécondée au matin
par un soleil levant.

⚪️caroline D.⚪️

Se voir en peinture

Se voir en peinture

En corps!

Le corps en peinture doit apparaitre plus vrai que photographique. L’image photographique décrit surtout la forme extérieure, voire sa mise en esthétique. Le dessin doit tenter une autre expérience du corps,notre connaissance du corps . Nous nous connaissons par l’exploration de nos sensations,

(La langue au contact des dents avant la parole.),

nous nous connaissons par le toucher,la chaleur, le contact, la souplesse, l’articulation, l’odeur, le mouvement, l’ampleur, l’intérieur….Cette somme de connaissances internes, bien avant la vue, nous décrit. La vue est au mieux toujours partielle, partiale(!), extérieure.

Connaissons nous notre dos?

L’image dans le miroir est aussi une vision externe, inversée, photographique.Par habitude, certains s’y reconnaissent.

Alors que notre regard brownien est comme un phare qui balaye son champ restreint, déforme. Le sentiment de notre propre forme rassemble ces parcelles d’impressions en un arbre encyclopédique. Dépeindre un corps, c’est tenter de donner une place à ces sensations, d’amalgamer nos sens. Sans doute le peintre projette sa connaissance intime, personnelle sur d’autres corps, le nu va chercher le corps sous l’habit mais la figure de toute façon doit être imaginaire.

Alors le corps peint ressemblera à notre conscience intime.

👓

Les mémoires du Chevalier Bavard

🌒

Et le mien de corps, tout barbouillé qu’il est, j’en fais quoi?
Mes épaules bleuies par l’histoire, mes hanches blanchies de soleil, et mes bras fleuris de vermeil…

Y a-t-il moyen de tourner clair ? De n’y voir que ce qu’il n’est pas – en y voyant tout ce qu’il est?

Quoi qu’il en soit, cher chevalier, où que vous soyez dans le temps, je vous salue. Depuis le reflet d’un miroir aussi transparent que lointain. Et bien amicalement, c’est sûr.

🧚🏿caroline D.🧚🏿

Chinelle

Chinelle,

Un carton marron d’emballage
Sous l’attrait du crayon
dispose
d’un corps vêtu de volutes
au passage s’impose la mine
Se pose une simple apparition
sans provocation
faut bien l’ouvrir au monde
lui donner l’horizon d’un nom.


Mirliton
Peinture sur toile /j’y Beaujean/1990

L’aplomb

L’aplomb
🐞
Sous un ciel de crevettes
Quel aplomb du soleil de nous faire de l’œil
Quand l’eau aux orteils est encore aux glaçons.
Dans les cabines nous échangeons nos maillots
& remontons la cote, frigorifiés.
🐞
mirliton

Plongez dans mes pensées!

Plongée dans mes pensées
🌑
« Je suis la Dame des eaux, encore ruisselante
Juste sortie des flots, encore frissonnante.
Chair de poule à l’appeau, sombre à l’appel.
J’ai la larme facile & la mine frêle . »
🌑
Mirliton
🌬
peinture / bois .
J’y beaujean.
83x123cm.
Mars 2021
⚪️
« Si je vous apparais, au final d’une esquisse,
le visage imbibé de ces encres d’abysses,
c’est d’y voir vos îles et vos amours enfouis.
Votre réveil est lent et la terre en pâtit. »
⚪️
caroline D.
⚪️

Pierrot

Pierrot

Une nuit de lune solitaire,
En chemin, où tu te désespères,
Dans un noir de loup épais,
Le silence résonne de gravier
& quand tu passes la frontière
Entre la marche et le sommeil,
les ombres t’éclairent de secrets.
……..
mirliton
……..
Mon beau Pierrot, sois pas trop triste
le monde est fou depuis toujours
chacun y fait son tour de piste
et chacun y cherche l’amour
tricoutaillé au goût du jour

…….
Tu sais Pierrot, on aura vu
autour de chaque temps venu
à travers les coeurs et la neige
autant de traces autant de pièges
de bris de vent et de manèges

……
Viens mon Pierrot, allons dehors
le ciel est si bleu ce matin
et les ombres si claires

……………. caroline D…………….
🌑

L’émouvante

L’émouvante
⚪️
Qu’a-t-elle dans son allure qui me rapproche d’elle ?
l’élégance ou l’habitude du geste,
l’hésitation de l’équilibre,
le balancement
Longtemps chaque mouvement s’applique avec économie
à construire une démarche.
L’insensible démarche des courbes.
🌑
Mirliton
⚪️
Et ce lien qui unit
puisqu’il en va du monde
dans la constance de l’inconstance
et le mouvement dans la durée.
Peut-être n’en tient-il
qu’à ces courbes tracées,
ces attentions portées,
cette beauté qu’on touche
pour mieux recommencer.
💎
⚪️caro.line D.🌑

Profil ( la perspective des sombres )

La perspective des sombres

Peut être une possible modulation de teintes sombres

considérée comme une mise en perspective.
Non pas l’illusion d’un clair obscur

mettant en volume un corps ou un visage
mais une profondeur de champ,

une graduation ressentie comme espace.
🧶
Peinture sur bois. 80/120 . J’y b.

⚪️
À ses yeux
⚪️
Le mouvement déjà y sait.
Le sombre parle comme il entre
et la beauté s’y cale encore,
soudée au précis du visage.
⚪️
C’est le moment exact
où la profondeur se fait chair.
🧶
caroline D.

mines de Gamines

mince de Gamines
*
La brebis belle dans son habit neuf
Étendue de serviette
S’adore emmaillotée.
*
*
Cheminent par deux
Les voisines complicité
…Ben oui, j’vais rentrer!
*
*
*
Vénus déguisée
Pommade de lézard
La fête peut commencer.
*
Mirliton🌬💨🌊
*
**

Oh! La fête, la fête!
On ira, dis?
On y danserait à moins, tu sais.
Alors la main au tourniquet,
qu’on m’emmène y aimer.
Et je serai au ciel, miel autant que miel.
Et en danse d’été, démasquée et nu-pieds,
j’en ferai ma moutarde.
Alors, ne tardons pas.
Le taupe et le vert sont complices.
On le savait déjà.
Complices.
Au moins autant que l’écrevisse
et sa tendre mélisse.
*
🤸‍♂️caroLine D.🤸🏿
*
*

la,la,la(nocturne)

la,la,la(nocturne)
⚪️
La lune doit rebondir sur la dune
pour que le sable frise en vagues.
⚪️
La chaleur transpire encore du sol.
⚪️
La voie lactée traîne en banderole
un ciel épinglé dans la toile.
⚪️
🌗mirliton🌓
|\|

💎

Et mon coeur suit la vague.
Propice bris de mer.
Et mon âme de la terre
se déploie et s’emmène.
Jamais que ça à faire
suivant la chose humaine.
Quand cette chose éclaire
d’en être belle et tendre.
🦚
CaRoLiNe D.
🦚

Personne?(2)


La peinture en silence
Se figure attendre vos regards
Voire entendre murmurer
« regarde, je suis là.»

°}mirliton{°

Peinture 100/80cm -j’y beaujean -mai 2020
!
On sait quand il y a des yeux.
Posés.
Comme on sait quand le bleu,
la tendresse et le monde.
Des lignes en laine, un coeur
pérenne comme un ruisseau.
Et des yeux sans le poids
qui tasse les eaux de l’âme.
Comme elle est belle.
Comme elle est belle.
Cette fille et sa toile.
*
🦚caroline D.🦚
!

Personne? (1)

Rébus?


Perdus,loin du conte,
Sans nouvelle des compagnes,
Ils cherchent hors cadre
D’hypothétiques complices.

Peinture 100/80cm j’ybeaujean 2020
*
Bien sûr,
l’attente.
Et le bois et la lettre
pour le refrain des bleus.
L’épaule reste basse
et le cou détendu.
Aussi longtemps
que se penche l’oiseau
sur le renard qui rêve,
son bonheur sur le dos.
*
°} caroline D. {°
!

Extrait lunatique

Extrait lunatique
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
*
La belle ensommeillée
En coiffe éventail
Sa peau bleuet
sucrée salée
L’illumine.
*
Les yeux fermés,
Un parfum d’étoile,
La vraie voie lactée
Constellée
De rousseurs.
~
🌓Mirliton🌗
~
!
Veneris
!
À vent de voile, les yeux
Bleus ici, bleus là-bas
Cent fois bleus d’océan
*
La tête penchée
Et l’échelle en offrande
*
À sang donné d’immensité
Tant de couleurs
En valse belle
~
🌗caroline D.🌓

*

Portrait imaginaire 3

Peintures sur bois -100/80 – j’y beaujean – 2020
*
Combien tombera-t-il
de jade et de corbeaux
où le corps in situ
y prend l’âme d’assaut?
Pour autant qu’il se rive
à la vie toute entière
et coule de feuilles tendres
et de brûlures vives,
c’est la peine parente
sur l’envol du matin,
l’abandon tout de bleu
dans l’espoir à s’y faire.
Il y eut la main chercheuse
qui allongeait les doigts.
Depuis la peau qui ose
l’ambrosiaque overdose.

°} caroline D {°

L’éclat

~
Le vent soulève la jupe
sous la voute d’étoiles
La toison brille d’étincelles.
Demi-ciel de saison!
Je te vois Lactée,
Emportée,isolée
Constellée
La nuit à l’abandon.
Prisonnier de sa toile
De l’écrin de charbon
brille la pointe de l’étoile,
Comme un enfant nu, rosé,
Qui se plaint sur la dalle,
Larmes oubliées de l’espace.
~
Mirliton
~

Et toison, ô tendresse
Toi qui encore l’obsèdes
N’y viens pas sans le vent surtout

Le jour a besoin d’air
Et d’or d’horizon

Le regard est géant
Jusqu’au sureau céleste
Pour autant de fruits
À y prendre

Caroline D.