Liane

Liane
(légende)

Armée de branchies en brassées.Tout frémi.


L’ogre transforme la femme en génie.


Cassée de brindilles. Liane en secret se tord.


L’arbre tremble qu’elle tombe en bois mort.

🌊Mirliton

C’est encore d’y suivre le pain. Comme le ciel.

Ainsi le génie trouvera sa pâture.


Liane de rêves. Qui connaît la tension qui transforme l’instant.


Cependant que la branche n’est jamais que la branche.


💨CaRoline D.

Les p’tits perdus

Les petits perdus

Le monde vaste souvent nous oublie en chemin.
Incertain embranchement,
silence d’une clairière
& le ciel qui, soudain sombre,
nous laisse inquiets dans le soir qui monte.

Le bois n’a plus de chemin
et un frisson ensemble nous parcoure
quand au fond, comme une ombre, se découpe au loin
& ces branches qui prennent un plaisir malin à griffer
& nous apeurés à pleurer.

Mirliton

🌒
« Nos vies servent à l’aurore
& nos yeux à la vie
On vague sans détour
nos corps sans abri

Il est tout petit
& si grand le monde
mille tours & encore
tant d’histoires à pleurer

En attendant, mon frère
ne va pas sans me dire
combien de fois le temps
veille à nous faire renaître
combien de fois l’oiseau
à nous faire s’envoler »

🌘
càRôLįnĘ D.

L’emmitouflée

L’emmitouflée

De la terre au gazon
L’air épais en couture
Sous l’oriflamme des miss
Tu chemines à ta guise.

Sinon…

Tu te grimes en parade
Te déguises volubile
Reste à trouver le chant
D’une ritournelle facile.

L’air est frais & tranquille

🌬Mirliton

Sûrement que tu l’as vue
Enfouie belle sous la neige
Ses hanches buissonnières
Faites d’amours vagabonds

Sinon…

Suffisait de coller
Une oreille par terre
Pour qu’un champ baldaquin
Aussi rouge que framboise
Ou un flocon collé
Au front d’une mésange
Fasse entendre les notes
Des matins de blancheur

Ainsi va le névé

🌬caRoline D.

L’intuition de la forme

La peur du loup
🪞
L’intuition de la forme
🪞
Éloge de la corde & du funambule
🪞
Nourri d’images, une idée de corps, d’expression, de visage prend corps.
Quelques traits nous racontent l’intuition d’une forme à partager.
Placer les traits suivants qui cherchent à préciser la forme,
souvent, nous fait perdre l’allusion,(drame)
perdre le plaisir de la découverte par une déclaration naïve de traits.


La saveur générale de l’allure de l’apparition est gâchée pour l’habitude du trait symbole (c’est un œil, une bouche, une oreille)
L’illusion n’est plus qu’une application.


Bien sûr vous serez alors détournés de l’intérêt du dessin en lui-même & par un jugement rapide (la reconnaissance du style, de l’auteur) séduit par votre perspicacité à le démasquer.


Pourtant le dessinateur alors se copie et n’invente plus la forme.
Perdre le dessin c’est perdre l’ironie créée par la complicité avec l’inventeur des traits. Voir, c’est refaire le chemin des traits, partager l’intuition.
La forme ne sera belle que lorsque l’on partage cette complicité!
🪞
Les déclamations du Mirliton

De dos

De dos

Veste à franges à même la peau
Un zeste de western trémolo
Le bitume crève déjà de chaud.

Quand,

Toi, qui balances des hanches
d’un vrai saxo l’emprise d’une danse,
Tu métronomes l’envie illico presto.

miR
🪞Lithon

Je m’y mettrai, dit-elle
autant que neigera le monde
jouant de la fleur en solo
pour louer le vent sur ma peau

Je m’y donnerai, dit-elle
d’autant que les rouges sont rouges
& que mille rivières brument
en bordure d’arbres & de lune

⚪️

car
🪞line D.

Diable d’enfant

Diable d’enfant

Toujours déguisé en bonbon
À quémander des suçons
Salive tout comme le limaçon
Poisson d’argent & chatouillons!
Brillantes lueurs de mirettes
? Sérieux soupçon d’interrogation ?
🍥
Mi Rliton


🍥
Mais d’y savoir le rose
Et sans s’en effarer
D’y savoir le morose et l’antre des démons
Sans y perdre l’oiseau
Ni la rivière gelée

🍥
caRoli ne D.
🍥

Modeste illusion

l’illusion modeste

Modeste, enjôleuse des sables.
Regarde ! Tes lèvres écarlates
me disent la bonne aventure.
Une lune de miel lentement passe
Semblant chercher l’horizon.

« – Change moi en diaphane
ligne pâle, suave & insonore
libre d’espace un instant encore.
Que je prenne pour un charme
l’élan du crayon ! »

Ai-je raison
de m’amuser à te faire apparaître
De te poursuivre d’expressions
Sans qu’aucune mine ne soit triste
& Ne te berce d’illusions?

mįr’lí’Tön

🌘🌒
Ah! le verbe supplice
des mots & des mines
qui va en glissant

Mon coude me sert à bien
tant de m’unir à moi
que de m’en séparer

& elle sur son cheval
..ou sont-ce des patins?..
qui s’apprête à tourner
sur une mare de glace

& moi de roses pétales
qui n’ai froid de personne
dis-moi
à quelle encre m’écrierai-je?

Caroline D.
🌒🌘

L’indocile crayon

L’indocile crayon
danseuse de mine
Courtisane du blanc-seing
Ondule de figures,
envisage
S’emporte,
s’empare de la piste, papier chiffon
& qu’enfin se laisse couler au cœur
d’une pluie de courbes
La mélodie des corps
qui viennent & se déposent.


mirliton
Papiers j’y beaujean 2022

De belles & d’aubépine
pour tout le magnétique
& le pain s’il en faut


les corps s’en mêlent
& pourquoi pas


En attendant, le soleil soigne
& la neige saigne tout son blanc


Un oeil ouvert, l’autre fermé
c’est le temps qui les guette
& le désir vivant.
⚪️
caroline D.

L’obscure

Souvent

Au fil du vent, on sème souvent
Des alphabets de mots inconnus
Cristallisant nos sens en sonorités
Les traits démêlés en destins croisés.
🌑
La distance n’empêche emporte
Ce sentiment souvent si proche
D’une vague qui chavire à l’envie
D’une marée haute qui enlace
La coule au désespoir en nage
La laisse étendue sur une plage
Endormie découverte à nu
Le noir sommeil en souvenir.
🌕
mirliton
& sur elle & par elle
La lumière sans faille
Où le désir tenaille
Le coeur & ses dessous

Si jamais que les os
Donnent au corps sa portance
Des yeux ne se déroule
Qu’un fil de la pensée

Enfin que vienne l’aube, dit-elle
À qui daigne approcher
Je n’ai plus dans ma nuit
Que quelques effiloches

L’hiver a pris la place
D’un automne fondant
Entre neiges & glaces
Champ d’âmes en fardoches

🌑
caroline D.