Dehors

  

Accoudée au relax déployé,

Installée au creux. Autour, 

Le silence aux aguets.

Les feuilles, seules, semblent agitées

Et tu sombres au bord du laisser aller,

Quand un sursaut de plumes, d’envolées.

Les chants qui reprennent dans les branches

T’éveillent.

Tu refermes les yeux et l’espace t’apparaît

Courbe, construit de trilles en mélodies,

La perspective s’éloigne de tous cotés.

Mirliton

Délivrance

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Nuit du 4 au15 octobre 1582
Thérèse d’Avila délire,

Exposition:
1
 » Berçons-nous du chant des sirènes.
Nos chimères mèneront notre esprit vagabond
à suivre bientôt l’impulsion de nos sens.
Non, nous n’irons jamais hors du réel,
mais hors de la réalité voyante, surabondante,
Qu’un statu quo d’habitudes remplit de redondances.
Nous aussi voudrions connaitre les phrases magiques,
celles des prêtres d’Anubis qui ressuscitent les statues,
ouvrent les yeux & comble la soif sans fin qui agite nos pensées.
2
Cette pensée qui sans cesse rebondit,
associe sans frein & le mot & l’image,
ajoute l’image à l’impensé…
Les liens filent, s’effilochent, lâchent.
L’image s’ajuste au son et nous parlons enfin.
Phonétique, la ligne brève, fragile est mélodique.
Les idées s’enchainent à se tordre
& la magie nous ouvre enfin la bouche,
et toi, beau brin de statue, voilà, tu articules!
Alors Thérèse expire.

Mirliton pour aRa 94
Les Associés du Regard

L’oued

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À travers
Un verre fragile, en transparence,
Là où se dépose le cliché.

Dessus,
Le lit d’une rivière souterraine
Que des pluies lointaines,
Venues du nord,
Un jour, fera apparaitre.

Souvent
Dans l’oubli de ces crues soudaines,
L’oued devient un lien,
Un sillon creusé dans le paysage,
Serpentant en silence entre les villages.