Flot de l’Écluse

Y’a Flot, les pieds dans l’eau,
& le héron des fables
Qui se mirent .
Y’a Briel, qui parcourt la ville,
Conquérante d’espace.
& les lumières, le soir,
les reflets des péniches font escale.

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La Seine

La scène doit être interprétée comme la représentation d’un noyé dont le corps est à la morgue. Ce corps noyé est celui du photographe lui-même, Hippolyte Bayard.

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Paris -1840

 » Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir, ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.
L’Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ses dessins que lui trouvait imparfaits, les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui a fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement, qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh ! Instabilité des choses humaines ! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui pendant longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue, personne ne l’a encore reconnu, ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la tête du Monsieur et ses mains commencent à pourrir, comme vous pouvez le remarquer. »

Le plumassier

Viens donc, ma poule,
Que j’t’attife & te plume
Ou que j’plante
L’étendard de duvet
Qui souligne et orne
En calice tes formes,
Jusqu’au sommet lointain
D’un mont très popotin .

Toi,tu te retournes
Pour mieux savourer
Le froufrou léger
Le tutu malin.

Ah! Que ton œil brille,
Jolie & parée
Pour tous les vertiges,
& tu sens monter
Suivant la cadence,
Ton désir d’oser.

L’émir Liton

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A Bernard

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L’horizon du Désert
Devint triste & lointain,
Quand tu quittes le chemin
Pour suivre cette satanée salope
D’inconnue d’un paradis chagrin,
Où l’idéal d’une âme au mieux de sa forme,
Veut nous faire oublier l’écorché
Dans son lit de poussière.
Nous, nous gardons l’histoire
& nous mâchons la terre.

L’animation 1889

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1889, les pas ferrés des chevaux répondent aux aboiements du chien
L’opéra, jamais loin, attend son heure.
Degas ou ses complices arriveront plus tard en calèches,
Ou même à pied, déambulant le long des boulevards, depuis la Trinité.
L’animation a la fièvre joyeuse,
L’air moderne est chargé de charbon & crottin.
Les cyclistes vont se risquer entre les bêtes.