L’inspiration

Les mines de plomb

La gauchère

Crayon j’yb 2022

Il fut d’abord question
d’y amuser la muse
Puis on la reconnut


Nul ne passe par l’onde claire
sans effleurer la feuille
d’un amour qui tremble

L’allié de plomb
sur son lit de papier.

Caroline D.
Les mines de plomb

La danseuse

crayon j’yb 2022

La rieuse

On ne peut pas

Interdire aux fourmis
De partir en vacance
Longer les brins d’épices
S’abreuver aux calices
Rejoindre un camp d’hélices
Où de compagnes en pagne
Les rieuses s’enlisent.

mirliton


Mais on peut

Suivre le chemin des roses
Jusqu’au long bord de la rivière
& si des matins elle s’oppose
Trop folle d’être pleine de pluie
Elle se laissera aimer
Aussi fort que la nuit

caro line D.

L’étonnée

Les mots

du poète en dentelles,
soulignent du bout des lèvres
la méli mélodie.

Les mots
salivent de sens;
au bout des pieds
épient les tons.

& puis le poète oublie
dans sa rage insouciante
arrimé à l’encre
alarmé par la rime.

Miirliiton


le ciel y déroulait
son grand bleu de noirceur
& l’homme au tronc de paille
laissa le soir venir.

On dira ce qu’on veut
du pas de l’armailli,
il reste solidaire
des âmes-galoches.

Les pieds tiennent du coeur
le chemin pour se rendre.

Caro line D.

Le chemin du retour

Le chemin du retour

À l’ombre des feuillages
L’origami d’éclats griffe le visage
& l’œil s’y nourrit d’étincelles.

Chaque pas à son ombre
Somnolant, la chaleur imprègne
La lumière y perce
une pluie de réveils.

Cachés dans le paysage
Abrités du passage
Des chants d’oiseaux
Complètent la perspective.

miirliiton


Ne pars pas, lui dit l’homme,
on y est sans ambages
& les bras restent grands de nos ensevelies
férues de vieilles amours.
Le nuage n’est encore qu’un coup de paysage
sur la toile dénuée de carmin.

Le grand allégorique
y trouvera bien son vent
& tes yeux s’y feront comme les miens.

Ne reste qu’à marcher à travers les prés-verts
dans les traces laissées par le bel oiseau blanc
qui a su le bonheur
au bruit qu’il y faisait.


Caroline D.

Le voyage du chat

Le voyage du chat

Costume d’apparat
Un frôlement de soie
Un velours de patte
Toujours dans les bras?

mirliton

Du temps qu’on existait à l’enseigne de la lune,
le chat se lovait là, du soir jusqu’à l’aube.
Avec mon pied fragile, mon coeur en boule de neige,
et un ciel de lilas sur ma robe de laine,
le chat le chat y trouvait mieux que moi
les matins clairs de bohème.

Caroline D.

Bleu nuit

Bleu nuit

« La nuit en courbe
dernière lumière de soleil
laissant entrevoir une lèvre rougeoyante
le paysage sombre & découpe le ciel
La forêt écoute
craque au moindre petit bois
Les sons semblent se répandre
À perte d’oreille,
Un bleu d’effroi
La nuit disparait sous un concert d’ombres
& me laisse le nez pointé vers les étoiles . »

Mirliton


« Quand tout à coup j’ai vu
les pieds de l’hirondelle
sur le ponton d’étoiles
que dessinait le soir,
un grand vent est monté
de mon sang d’amarante
& le ciel déversoir
a peint du fabuleux. »

caroline D.

La prisonnière

La prisonnière

Sur le sentier des jeux , tu la trouves prisonnière
Des garnements entonnent la victoire légendaire
Ils se couvrent d’une gloire sous couvert de poussières
& Les oiseaux interloqués se taisent au fond de la clairière.
Elle, elle ronge son frein:
« Vous allez voir un peu quand je me détache! »
Eux rigolent & préparent déjà la cavale.

Miiirliiiton


Ola!

va pas trop vite
c’est que l’histoire n’a plus d’endroit,
l’un n’y va plus & l’autre pas.
Un véritable imbroglio!
Regardes-y bien, la belle s’échappe
sur son cheval au petit bois.
Il tombe souvent d’un peu trop bas,
l’envers tournicoté du monde.

Caro line D.
Découpe