En elle- même

près d’une dune rose
juste de transparence comme une fièvre tendre
entre le cou et les genoux, le corps détourne les tempêtes
laissant ainsi tomber les vieilles ecchymoses

par bonheur, dit-elle, je connais le chaos
même qu’il me relance depuis le fond des eaux
jusqu’aux virées du vent qui mène

l’automne parle déjà,
j’ai les doigts un peu froids

on se retrouvera en auspice marine
avec tout près des pieds
de grands bouts de carton pour dessiner dessus

Caroline D.

Ombres

Ombre


🌬Quand elle sortit de l’ombre,
À peine te jetant un regard.
Elle traversa les lignes sombres
En se cachant des miroirs.

Voulait elle s’y fondre ?

Suivre sa trace, retrouver ses pas,
Qu’un espoir reste dans son ombre:
Ne pas croire que tu ne la reverras pas.

miRlitoN

art Chamba Dakka
(vallée de la Bénoué Nigéria)

L’incertaine

D’aucune inutilité

Pendant que tes lèvres écarlates

me disent la bonne aventure

la lune lentement passe.

Devient liane

Trace une ligne suave

comme une danse, une chanson.

Que je prenne l’élan de ta voix

pour un charme,

Ai-je raison?

&

je m’amuse à te suivre

Te poursuivre au crayon

Sans jamais qu’une mine triste

Ne me couvre de désillusions.

mįr’lí’Tön

La ligne imaginaire

La ligne imaginaire

Il nous faudra sans cesse,innocent, tout réinventer,
décrire la forme par nos sens, le souvenir inoublié.
Chaque élément de la figure enlace,
souligne d’un trait les caresses,
pour que la figure naissante
soit le fruit de tous vos secrets.
🦚
Générique à l’Ève ou Vénus à l’évaporée.
L’Ève était trop sage,
Vénus prête à s’oublier.

La voici au creux de l’image,
surprise d’être ainsi habitée
de courbes & de montagnes,
répondant aux belles éclairées.

Sans doute la voudriez vous plus belle,
plus exacte, plus précise, plus déshabillée,
mais c’est pour qu’elle soit toutes celles
qui bouleversent un jour nos pensées.

🧚🏻‍♂️mirliton🧚🏻‍♂️

En tout ça,
j’aime à me fondre dans l’oiseau, dit-elle.
Puisqu’il me semble là, le rêve.
Un violon de passage, une mer en partage,
des horizons cousus de rêves décousus.
La main au vent.
Et des courbes, pour faire chanter le temps.

🌒caroline D.🌘

Le passager de l’ombre


La nuit enveloppe le paysage
Tout se dessine d’un brin de lumière
On y devine les herbes
Le rythme du vent
La terre, d’éclats de pierres
&
l’animal, passager de l’ombre.

miRLiton

🌚

&
d’y savoir là-bas
tandis que la nuit tombe
le regard endormi
d’un rongeur tranquille

C’est tout le coeur ouvert
d’un soleil qui attend
le passage des saisons
sans y perdre la lune

🌒caroline D.🌘

Alice se grise,se glisse dans son corps

Alice se grise
se glisse dans son corps
🦚
Comme dans une peau de pêche
Où caresse un grain de soi
Jusqu’à l’émerveille.
🧚🏻‍♂️
N’empêche l’élan triste, parfois.
Oublie t elle ces délices de soie?
Le soir est rouge & lasse, solitaire
Elle broie dans le noir l’écume
du jour qui fuit sans voix, l’impasse.
🧚🏽‍♀️
Mirliton

🦉
C’est qu’elle écoute, Alice,
la vieille chanson douce.
La même chanson d’amour
qui ramène ces notes
qu’elle sent de musique
et de ciel à la fois.
Des notes comme des parfums
de chandelles et d’aurores.
&
qu’au fond, se dit-elle,
c’est toujours le piano.
C’est lui qui me dérobe
comme un vent sous ma robe.
&
ma peau qui le sait
et qui m’en parle encore.
Comme on parle des jours
sur un chemin de mer,
des jours qui soufflent fort,
au printemps,
après un long hiver.

🌬caroline D.💨

Tremble

Tremble
🌕
Rectangle ange étrangle
L’angle déçu du cadre à l’aronde.
La pose lui plu fine & tremble
Déplie ses membres d’horizon,
🌕
Étire d’un seul trait la jambe
& te figure d’une détente
Grisée d’étendue & d’ample
Au contact du sol, d’un frisson.
🌕
Mirliton

🌑
Le chemin devient rond parfois
à l’étroit dans le cadre
y a risque d’y virer l’immonde
envers et contre soi

🌑
Par chance mes hanches lourdes
aiment courber le genre
et tous les longs trottoirs
depuis le pas des anges

🌑
Ainsi la route est bonne
quand j’ai ciel à y faire
et des mots à passer les heures
entre l’arbre et le coeur

🌕 caroline D. 🌕