Mines

Si la mine file,

D’abord pour prendre le large,
en un mouvement libre de patinage,
de style, de plis & de méandres,
C’est qu’elle prend plaisir au virage
À la mesure de la page;

Ensuite elle se pose & dévoile un soupçon de visage.
Du hasard du voyage au dessein d’image.
L’intention est louable car l’œil aime connaitre,
reconnaître, refaire l’image.

Quelques traits suffisent à la figure , à son espace,
laissons juste un coin de mystère à son mirage.
🌑
🌬mirliton
🌑

Le mystère du persil

Le mystère du persil

L’élan autoritaire bravache
La moustache de travers
Fusilla du regard
Faucha la persillade
& fit lever un lièvre
Amène & innocent
Un goût de sang
Amère & indécent
Au bord des lèvres.
…………….
Mirliton
……………
&
Là dans la brillance
d’un vent de découpage,
il déposa la gerbe
d’une pousse en partance.
Après dans la cadence
d’un soir tué d’avance,
il y trouva le pieu
qui y tiendrait le beau.
*
…………… caroline D. …………….

L’esthétique du drame

Répartition / photo j’yb

Pythagore s’ acharne : noires ou blanches?
c’est égal! Géométrise la gamme.
Explore l’écart du clavier, divague.
Pythagore picore quand Steve Reich,
de long en large, défie la gamme.
Alors chavire, exalte l’audition.
Découvre l’amabilité du drame.
Drape de sentiments la trame;
Du joli, du poli à refaire la larme.
L’harmonie l’arme toujours d’un brin de rouerie.
&
au final, recherche
déjà dans le noir des yeux
l’étincelle humide d’un regard conquis.
Celle là? oui!
L’excitation au corps retenu,
la belle inconnue a une âme,
un vibrato en adéquation.
💎
Mirliton
⚡️⚡️⚡️
et la mer et le bord
sans voile de partance
pour y vaguer de l’âme
et y noyer le corps
ainsi, dit-on
l’oiseau te portera
par-delà le navire
dans les coraux du fond
de chromosomes en trajectoires
dans le noir d’orange poussière
où rien ne disparaît
ni ne change
d’y être tout
💎
caroline D.
⚡️⚡️⚡️⚡️⚡️

Conte à dormir debout 4

Conte à dormir debout 4
🤸‍♀️
Les croisés des chemins
possible de rencontrer
trop peur d’être mis à jour
Les endimanchés du col
Marche pressée
à l’air équilibriste
🤸🏿‍♂️
À deux doigts de tomber
Pourtant surpris du choc
mais zenfin se déroutent
Quatre fers en l’air
jupe froissée de trousse
Pas trop grave
rien vu lunettes cassées
🤸🏿
#mirliton

🍥
Près du jaune en glissade
un coup de maladresse;
juste après sa tirade
le bleu s’en va tristesse.
§
Tout ça sent la bêtise
et personne ne dit rien
ni l’homme ni le chien
pas même l’oiseau de grand chemin.
Fussent-ils moins avares
et un peu plus bavards
on verrait p’t’être le fond
de cette cannette de lard.

🤸🏼cArOliNe D.🤸🏿‍♂️

Z’où la zazou?

La Zazou dépliée
Comme une bille
Miroitait.
🦚
Resplendis dis donc !
Quitte ton siège
Va danser.
🦚
Fais nous ta mine
Tortille
Fleur de parquet.
🦚
mirliton
*
je l’avais vue hier
entre mine et fusain
la femme qui de dos
reprenait le chemin
*
quand j’ai voulu la suivre
mon corps s’en est allé
et mon coeur est resté
pris dans un entonnoir
*
ou était-il plutôt
pris dans un étau noir?
*
bref, ce matin la feuille
et la tendre vision
tirent mes yeux vers le lieu
où l’horizon s’étire
*
à chaque jour
les jours changent…
*
°[caroline D.]°

Conte à dormir debout 3

La légende
*
Conte à dormir debout

Nue, comme une coccinelle
qui hésite à voler
Alors que tout autour des crocs
traînent à crier
Avant que l’aventure en vienne
À t’éparpiller
Ou te tire du sommeil à rêver.
Va, t’enfuit, disparait
Cherche où se cache discret
Sous la belle image bariolée
Le coin d’la tête au rocher.
*
🦚fable mirliton🦚
Peinture / bois 100/80 j’yb 2020
*


*

….et d’où venait la muse
dis-moi j’ai oublié
l’image bariolée
m’aspire le coeur avec

et debout dans l’aurore
où le matin se rose
si verte qu’elle était
éveillée de grandeur

elle s’entoura de temps

de tant

merci l’ami d’un vent
de ce beau
en dépose



°[caroline D.]°

pensée du Désert

Pensée du Désert
*
Tu t’arrêtes, te penses seule
en silence, tu te barricades.
Le ciel au loin se décompose,
monte en nuage de poussières.
Du sable chaud entre tes doigts
s’écoule un temps infini.
*
Tu cherches l’abri d’un regard.
Ta vue se brouille quand te revient,
Le souvenir d’un visage
dessine un pays connu.
Prise d’une vague à larmes,
tu revis un ami perdu.
*
{mirliton}
*

Un vert tendre comme un printemps.
Et une douceur. Dans le regard.
Je suppose qu’elle n’en sait rien.
Et qu’elle n’y ferait rien de plus.
*
Le vacarme de l’insomnie s’est tu.
Et le jour qui attend la suite.
Pour l’inventer, aussi seule que belle.
Tout le reste est sans importance.
*
} caro line D.{
*

L’éclair urbain

L’éclair urbain
*
La passerelle aux pointillés d’éclairs
Transforme la nuit en guirlande électrique,

*
Quand tu t’balades en suivant ces guides,
Ton ombre tourne, danse;ils t’illuminent.
*
« Mirliton! »
*
🌓
L’échappée claire

Des avenues sans sens
où flamboie l’azur
même à bleu de béton

De verts d’eau
en silence d’envers
pour autant d’ombre à dire

« Caroline D. »
*

Conte à dormir debout

L’enlèvement
*
Une bergère tournicote
sans souci,saute mouton.
Pas d’MiLoup dans l’buisson?
Danse cigale agile,
l’air éclaire ton jupon.
*
*
Un ours arrive à jeun (?)
L’énergumène l’enlève.
Pas d’Zorro en faction ?
La fille s’égosille,
La Peluche s’carapate.
*
*
Un prince vraiment charmant
Imbu de sa personne
Pas trop clair de l’oreille
La prend pour un écho
& tout de go répond:
*
« oH Hé, oH Hé …Hé oH ! »
*
🌬💨mirliton
*
On a surpris le ciel,
épris de la Bergère,
à ne faire que du bleu
d’un crépuscule à l’autre.
Il voulait de la belle
qu’elle y pose ses yeux,
son long regard de lune
en baiser de fortune.
*
Pendant ce temps précieux,
tout à l’ouest des jours…
Ni le mouton ni l’ours
ne pleurent à perdre vent,
leurs amours écarlates
habitués aux détours.
*
Hé oh… et le prince?
Un instant s’il vous plaît, ça s’en vient…
*
Quant au prince nigaud,
caché derrière la butte,
il rêve d’un crapaud
ou de la Castafiore,
c’est selon.
Et à travers tout ça,
la Bergère qui danse.
Touralala.
C’était comme ça.
*
🦚Caroline D.🦚
🤸🏿

L’écho

Écho

Matin Seule,
La réponse de l’écho
flottant, lointain,
Tournée vers la vallée
Vertige,l’ illusion parfaite
D’une impossible présence
Même un coyote scorpion
hésite à s’abreuver
L’instant reste en suspens
Déjà le son s’efface.
*•*
}mirliton{
*
rien qui ne soit ridicule
sauf le ridicule
le poème s’efface en écho
c’est quand même tactile
le printemps qui revient
le vertige dehors
elle rentre et ressort…
~
<caroline D.>
!

Repliée

~
Mine chiffon,
son visage doux grisé,
Elle s’imagine poupée.
Ses bras tombent sans façon
& Ensemble, ses deux yeux
clignent à l’unisson.
~
~
Elle s’interroge timide
N’osant, pas trop tranquille,
Regarder son reflet.
Une image enlumine,
Tracé fragile & trouble
La moue & le chignon.
~
~
« Est-ce là mon destin,
traits pour traits
arrêtée pour toujours
idéale prisonnière
d’une image de papier?»
~
°Mirliton°
~
à peine éveillée plissent les yeux
de la première dans l’ombre du matin bleu encore ensommeillée
la seconde écarquillée peine à reconnaître
à qui sont ces mêches blondes est-ce son reflet ?
elle plisse le regard et déplie son kimono froissé la troisième demoiselle attentive à sa toilette du matin est-ce une bulle de savon ou le premier rayon du soleil levant
~
*jF.RoMain*
~
L’endroit resta l’endroit.
Et le monde resta le monde.
Du bleu et des lignes.
Des yeux et des âmes.
À en faire le tour.
Le tour de soi et des jours.
Du coeur et des autres.
~
}caroline D.{
~

Bleu nuit

Bleu nuit
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
~
La belle
proportionnée,
Derrière un éventail,
Cache
Une peau bleue
sucrée
~
Sa face bien cachée,
Au parfum d’étoile,
Constellée
De rousseurs.
La voilà lactée.
~
°Mirliton°
~
Du flanc germe la gratitude,
c’est la sagesse d’Aquila.
En plein milieu du ciel,
au bleu vibrant d’un somme,
dans sa droiture elle sème
la Nocturnale du printemps.
~
}caroline D.{

Dernières pâleurs des jours

Peurs
Pleurs
Pâleurs
~
La prison est dehors
Nous avalons la clef &
Venons à souhaiter en exil
L’infini coffre fort
~
~
Les pilleurs de naufrages
Aux dernières lueurs
Scrutent un souffle, un nuage
une brume de sueur.
~
Pâleurs
Pleurs
Peurs
~
°Mirliton°
~
*
On y met l’absolu.
Et l’absolu s’enfarge.
On y met l’illusion
Et l’illusion s’enfarge.
On y met le moment.
Et le moment se donne.
~
}Caroline D.{

~

Sirénade

~
La pêche n’est pas miraculeuse
Les filets se démêlent,demênent, même
À sortir toutes les sirénaïades
Poissons-chats, loups de mer,
Grondins de Napoléon, chaloupes
& bernique! V’là t’y pas une sirène d’alarme
Une femme-chat miaulant
toutes les grandes eaux d’son corps
Pleurs à peur
Sérénade : « j’veux plonger en ville d’Ys!»
~
Mirliton
~
Devant son doux gémissement
depuis son aurore rompue
dans un trou de l’eau et du temps,
des ruisseaux qui passaient par là
se sont glissés ‘travers la grille
pour y retendre l’aube tendre
et chanter clair au beau matin.
Et son long corps s’est retourné.
Et tout son ventre avec.
Cependant que céda l’effroi
et que s’ouvrirent mille fleurs
comme autant de bras et de coeurs.
Et le ciel y resta penché
sur l’orange des jours.
~
Caroline D.
~
*

Virevolte

Virevolte


~
Une révolution de ballet!
Rayonnante d’énergie,
Elle s’enivre & se grise.
Sous l’emprise des spirales,
Son vertige d’étoile la délasse.
~
En espadrilles, tu glisses,
Enroules
Un volant dérobant;
Dévoiles
le diamant des regards.
~
« Au hasard heureux de l’escarpolette ».
Dixit Fragonard
~
Mirliton
~
*
~
Ô mais l’aube…
Qu’on l’emmène elle aussi…
Les rêves coulent à flot
dessous les souliers plats.
Et regarde le temps
qui s’en donne à coeur vent…
Alors en balançoire, tout l’monde!
Et n’oublions pas l’aube
pour y semer le jour!
On n’a jamais assez de jour…
Ni de nuit, d’ailleurs…
~
Caroline D.
~
*

Mines de plomb

Gris ,gris…La mine courbe l’allusion.
~
La peau de pèche?…Un velours de crayon.
~
Figures de bain,…Perspective de corps.
~
Mirliton
~
À force de les taire
ou à force d’éther, les
mots qui se déterrent,
les mines qui s’animent.
Les traits gris qui se grivifient,
c’est la lumière qui s’en échappe.
C’est vivifiant, chuchote l’une,
tellement grisant, lui répond l’autre,
y a vraiment qu’à se laisser faire,
leur chante la troisième.
Ainsi leurs courbes s’offrent
entières
à l’errance de la main
agrippeuse de bois
de bois
enveloppeur de plomb
pendant que tout un chacun
et chacune
se rêve
éperdu comme libre

Caroline D.
~
~

L’éclat

~
Le vent soulève la jupe
sous la voute d’étoiles
La toison brille d’étincelles.
Demi-ciel de saison!
Je te vois Lactée,
Emportée,isolée
Constellée
La nuit à l’abandon.
Prisonnier de sa toile
De l’écrin de charbon
brille la pointe de l’étoile,
Comme un enfant nu, rosé,
Qui se plaint sur la dalle,
Larmes oubliées de l’espace.
~
Mirliton
~

Et toison, ô tendresse
Toi qui encore l’obsèdes
N’y viens pas sans le vent surtout

Le jour a besoin d’air
Et d’or d’horizon

Le regard est géant
Jusqu’au sureau céleste
Pour autant de fruits
À y prendre

Caroline D.

Autoportrait

Le mirliton

~

Le poète s’enflamme

Y’fait feu de tout bois

Boit, dérive, s’extase

Juste encore un doigt!

~

La poésie hésite

S’arrime à un son chaud

Sa voix clame & pensa

« l’enclume, chant du marteau!»

~

Le papier a la griffe

L’encre est enfin jetée

Le stylo bave, écume

des meilleurs bouts rimés.

~

L’oiseau qui passe hélas

dit en alexandrin:

« Sous couvert de bons mots,

Mirliton n’est qu’une plume! »

~

Morale

~

Moi , je pense que l’gominé

Genre canard laqué

N’est pas le mieux placé

Pour être un plumassier.

~

Non mais!

Mirliton

~

Il danse des oiseaux

sur ses ciels de papier

mais son dos se fait rond

et sa mine chagrin

~

« Encore la même chanson »

dit l’homme diligent

« le jour pousse chez moi

son camaïeu de rose.»

~

Et sur autant de pieds,

la muse qui entonne :

« Vous m’êtes enlevant,

de pinceau comme de vers. »

~

Morale

Chacun son ciel

Huit pieds ou pas

Le temps y fait

bien mieux que soi.

~

Merci Mirliton!

~

Caroline D.

Galipette

~

Les enfants préfèrent les galipettes aux galimatias,

Ou bien

les chansonnettes aux gros zopéras,

Ou bien

Le fou rire au milieu du repas

Ou bien

Une guerre d’oreillers,

Tu m’attraperas pas!

~

Mirliton

~

Pendant ce temps

la neige tombe et fond,

d’une préférence à l’autre.

Et les jours galipettent

sur un matin de Bach.

Jouez, enfants, jouez,

que nos coeurs entonnent!

~

Caroline D.