Vagues à l’âme

Vagues à l’âme

Cristalline Fée moustique
Tu te guides à la chaleur du corps
Cette fièvre de vie

Piques
& t’accouples à la chair rayonnante.
La chaleur & l’envie

Vague à l’âme


Son visage en souvenir
Même la découpe de l’ombre te le rappelle.
Sans vouloir voir le paysage, lasse ,
tu somnoles au fauteuil du jardin

Caresses
« La chaleur » dit elle

Mirliton

🐞

L’illusion vagabonde

L’illusion vagabonde

(Survol d’un corbeau)
La sirène en vigie a l’envie vagabonde.
La ronde de l’oiseau s’étend-il en mirage?

(Attendre)
La peau encore salée quand s’ouvre la varaigne,
Elle est prête à essuyer à nouveau des lames
& entend chaque marée la délivrer, l’emporter,
La changera d’escale.

(Le sel du ciel est bleu)
Son bassin est tendu, s’ouvre à la vague,
Mais, dévisageant l’amarre,
Encore noyée de larmes,
Elle se voit à jamais prisonnière d’un rivage.

Mirliton

⚪️

(Cependant)
Étrangement la mer au milieu de sa chambre.
Tant que la vague dure, si chimérique soit-elle,
elle fuit dans les parfums de son corps et du monde
.

Caroline D.
⚪️

À la dérive

Peinture sur bois 2021 j’ybeaujean
⚪️
À la dérive

En oubli des caciques en décalcomanies
Elle s’échappe & découpe son unique traversée
Qu’elle plisse , oh! m’épuise, puise & pisse,
écope , trou d’étoupe; elle, toute pâle & lisse
barque raz bord & elle, charmante, hélas chavire
Douce comme la réglisse sur un lit de plumeau,
elle s’écoule en feuille, en fille au fil de l’eau
Après, dégouline, elle sort nue du naufrage
Noyée légère, sans vie, sous un ciel de corbeaux.
Heureuse dame, te ressens l’âme houleuse.

Mirliton

⚪️
Dessous un ciel de nuit et un grillage d’aube,
une rose devient bleue au pied d’un coeur de lune.
Tout le corps y trouva ce que l’âme inventa –
un grand rire sur la tête, un soleil d’imagine.
Les mouvements de lumière sont des caresses vives.
De quoi s’assoir parfois, de rives en dérives.

caroline D.
⚪️

Ombres

Ombres

Sombre héros au manteau
La découpe d’un chemin en creux
Tout le portrait d’un oiseau.
⚪️
Feuille
Clairière… un temps de silence
Le soir l’entoure de clandestins
Qui se retrouvent, s’élancent.
⚪️
Flamme
Belle, te nourrit de trémolos
La voir vibrer de tout son corps
& plus si aficionados.

Mirliton

⚪️
Dessin brownien//j’y beaujean/ 2021

Naïve chanson

Peinture sur bois 70/89 j’y beaujean
⚪️
Naïve chanson

Les bourgeons au bout des arbres
Se tendent & du bout des lèvres,
Des oiseaux inquiets se chantent,
D’arbre en branche, la fin de l’hiver.



Les fenêtres chauffent aux rayons.
Derrière, baigne une douce paresse.
Ton bleu ciel de papillons,
Viens reprendre les caresses.

Le sol s’ouvre sous l’impression.
Dehors, pointent les premières graines.
Les lombrics sortent & se taisent
Quand fredonnent les mirlitons.

Mirliton

⚪️
Postlude

lapin joli
lapin midi
qui saute au ciel
et à l’envie

ciel de maïs
et terre de lait
serait-ce pour l’amour
d’une rose ?

une chanson
comme de raison
trois petits tours
et mirliton


🌬caroLine D.
⚪️

L’insomnie

L’insomnie

Un couvercle de coton nous cache les étoiles ;
la voie n’est plus lactée, elle est indiscernable.
Dans la nuit qui se grise d’une lumière urbaine,
une lune blonde tourne en guise de hublot .
Le silence est ponctué par le chant des sirènes
& moi, la chouette qui pose, je me colle au carreau.
🌒
Mirliton
🌔
Verdoyance


Mon olive, mon acier
Je t’imagine tendre
Sur des côtes d’ardoise
Et des blancs de soleil

Mon acier, mon olive
Je me penche et me tourne
Vers ta lune et ton vent
Pour y savoir fortune

Que j’y danse sur l’eau
Ou sous un ciel d’été
Le monde reste ma rose
Mon chant et mon miroir

Et si je vais nu-pieds
C’est pour sentir la terre
Et entre mes orteils
Le coeur des océans

Et le rouge du vin ?
c’est pour mieux boire, mon enfant

🌑
caroline D.
💎

La rengaine du coin d’table

La rengaine du coin d’table

V’là la migraine qui m’r’prend de chanter à tue tête
À faire le chant bêlant, à dévider les verres
Je lance des postillons autour de rimes intimes
& suis à ta frimousse sourire d’infimes fossettes
Mais quand vient le moment d’pousser la chansonnette
V’là l’ivresse qui m’prend de te croire ma rengaine.

🌬Mirliton
Mines de plomb ⚪️j’y beaujean mars 2021
🌑
Marlimanitou


V’là-t’y pas qu’on vous r’prend au crayon
Aux mines et au mirliton
V’là-t’y donc que votre chant résonne
Dans le nacré de l’abalone

V’là-t’y pas qu’on y entend la mer
Les coeurs battants et les prières
V’là-t’y donc qu’on y chante avec vous
Mani mini marlimanitou


caroLine D.

Plongez dans mes pensées!

Plongée dans mes pensées
🌑
« Je suis la Dame des eaux, encore ruisselante
Juste sortie des flots, encore frissonnante.
Chair de poule à l’appeau, sombre à l’appel.
J’ai la larme facile & la mine frêle . »
🌑
Mirliton
🌬
peinture / bois .
J’y beaujean.
83x123cm.
Mars 2021
⚪️
« Si je vous apparais, au final d’une esquisse,
le visage imbibé de ces encres d’abysses,
c’est d’y voir vos îles et vos amours enfouis.
Votre réveil est lent et la terre en pâtit. »
⚪️
caroline D.
⚪️

Nuisette

Nuisette
🤸🏿
« Ta p’tite chemise, ma petite
& tes mandibules de savon
dispersent à la surface nylon
ton corps légers flocons . »
🤸‍♀️
ou épuisette
🤸🏿‍♂️
« Las de suivre en cachette
ton effeuillage, Marguerite,
ma dérive des compliments
me plonge à contre courant. »
🤸🏿
Mirliton en scaphandrier
🤸‍♀️
« D’oeil et de narine
& de génie des ombres,
le sourcil en dit long
sur l’écume de l’âme.
Le soleil d’une joue
suffit à réchauffer. »
🤸🏿‍♂️
caroline D.
🤸🏿

Première nouvelle!

Première nouvelle!

Bouche à bouche à oreille, les langues se délient
« Quoi ? C’est vrai ? »
Savoureux pilori des oreilles qui trainent
« Une si jolie fille! »
S’empressent à la dépêche
« & alors le garçon? »

🌑
À la radio un woodspeaker répète
« ……& c’est sûr, 67% c’est lui !»
🌑
Moralité

La matière grise aime le sang, le pour cent
« Quand même, y’en a qui exagère! »
Aime à faire l’innocent.
👓🕶👓🕶👓🕶👓🕶
Mirliton
🕶

La femme hirondelle

La femme hirondelle

D’en haut, les voyages ressemblent à de lointains rivages
& L’air où l’on se pose, emporte la voile au large.
La terre prend des allures froissées de cartes
Où se balance, en un rêve immobile, un corps léger de femme
Une hirondelle éprise de soleil qui dérive noire d’orage
& ses lèvres s’entr’ouvrent pour qu’une plume parle,
Parte, se décolle du naufrage & cherche dans sa chute l’extase.
⚪️
Mirliton
⚪️
Ni de s’attendre au ciel, dit-elle.
Ni aux chemins dormants.
On n’y voit bien le temps qu’à hauteur d’âme.
Sans jamais trop savoir. Ni le bleu ni le noir.
Sur les lignes de brumes comme sur les courants.
Dans les vents comme ailleurs.
Au jour du temps qui passe.
⚪️
caroline D.
⚪️

Le jeu de l’image

Le jeu de l’image
~~~
Quelquefois l’ébauche d’un visage tient à sa fragilité,
à la rencontre des traits dans une ressemblance entrevue,
au feu instantané d’un visage imaginaire .
{}
Chaque élément est inventé sans approcher le détail.
Rechercher l’arrivée d’une présence, le jeu de l’image.
Qui est tu pour retenir ainsi mon attention?
}{
Un double? Un regard croisé?
Qui?
<>
Mirliton pictor
Rebonds d’âmes
🌑
Dès qu’une présence se forme, le jeu de l’attention commence.
Ainsi la suite, qui existait déjà, se déploie et marque l’histoire.
Des rebonds de crayons comme des rebonds d’âmes.

⚪️
caroline D.

Idylle de Bohême

idylle de bohème

« À son cristal de roche, je glisse mon accroche cœur;
elle rougit de bonheur & garde son air rieur.
Elle se moque de moi, m’écarte, nous jouons batailleurs. »
☁️
🌬& les rimeurs s’escriment à l’ombre des railleurs.
🤸‍♀️
Mirliton

🌑
« On dirait que la belle a appris à marcher
entre des éclats de corail & des cafés lattés,
dans des parfums de terre & de fleurs d’oranger. »
☁️
🌬& les racailles échouent qui tirent tout à la courte paille.

🤸🏿
caroLine D.
🌒
« Elle, elle tire les arcanes de soupçons d’avenir
& fait sur la comète le plan des jours d’ailleurs.
Son regard est mouvant & son ciel plein d’espoir. »
☁️
🌬& les pêcheurs d’escales désirent prendre son âme.
🤸🏿‍♂️
Mirliton

Sombre

« Les bulles du bathyscaphe tachent le soupirail,
Une idylle sous cape se mouille au paysage
& leurs pleurs de soupentes serpentent sur le village. »
🕸
Mirliton
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photo j’yb
🕸

« Et d’y voir l’amitié en ces toits d’épousailles,
Les escargots d’épaule blottis à l’infini
& le ciel-coton voué aux barbouilles de saison. »

🕸caroline D.🕸