Divaguer

(Peinture sur bois-2020)
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Divaguer
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Arrondir les anges
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Tourterelles sans aile
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Les pictes s’expliquent
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le tournis Coriolis
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En volant d’hélice
Hélas entre en lice
La malice élastique
d’un saut en précipice
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Mirliton
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Vas-y, j’te vois,
Nage jusqu’au coucher de lune
Le ciel dans son allant
Sera partant de nous
Et le jour, joli fou
N’y verra que du temps
Alors vas-y, vers ça
Vases communicants
Le jour versera
Mille champs en pignons
Près de nids bien rondelles
En bordure de l’étang
Où la grande diva
Embrasée sur le bois
Qu’elle soit gation ou pas
Y est encore si belle…
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Caroline D.
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La fabrique des images

Portrait imaginaire
Peinture/bois •100/80•2020•j’yb
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La fabrique des images
Reste ouverte
Quand le nez au vent des tempêtes,
Cloitrés dans nos cabines,
un fou de Bassan survole
La cabane qui grince des dents.

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Gardez l’œil a l’écran
Que nos esprits voyagent
S’échappent,se retrouvant
ensemble toujours maintenant.
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Nous n’y verrons pas d’histoire
Pas de défilés arrogants
Mais le silence des images
Où les souvenirs se puisent,
Où se dessinent les semblants.
~
Amical Mirliton
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Qu’on m’y voie ou qu’on m’y voie pas,
je plonge dans ce bleu des yeux
Le monde appartient au soleil
et au clair d’un regard
Aux oiseaux sur les rochers blancs
qui font fi de nos fièvres
À ceux qui s’abandonnent au vent
Et au rose d’un ciel.
~
Caroline D.
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L’amazone

À

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Chercher aux antipodes

l’équation à une inconnue

Gratter la terre plate

L’horizontale en large

Cultive le paysage.

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Peinture sur bois •100×80 • j’ybeaujean • 2020

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Assise dans les nuages

Rester là,accrochée à une place

L’âme au ciel

À forger les images

À tendre des mirages.

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Mirliton.

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On s’en voudrait de n’avoir pas le temps
Devant les cercles poudreux de chaleur
Les ciels bleus de bonheur
Et le monde devant soi
On s’en voudrait, n’est-ce pas.

Caroline D.

L’élégante

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Peinture sur bois 80×100~ jean yves beaujean 2020~

« Taupe & puce »

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Chatouilleuse?

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La douceur du pinceau

À la couleur tendre

Donne la chair rose poule

Au grain de la toile

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Mirliton

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À y chercher le temps

elle retrouva l’aurore

et le vent

qui trainait avec elle

Elle entendit l’oiseau

et le trait prononcé

d’un vert cerceau de plaine..

Anne, ma soeur Anne,

saura-t-on voir le ciel ?

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Caroline D.

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Découpes & couleurs

L’ombre s’achemine

Les découpes en sont jetées

D’une matière grise

Le noir tire les éléments.

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« En grande conversation « ~ coloriage~ j’yb~2020

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Et j’y saurai le monde

Comme elles l’auront su

Dans la vérité pure

Et le mensonge vif

Le vert, le bleu, le rouge

Olive royale et prune

Tout sera vrai et faux

Mais je serai vivante.

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Caroline D.

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Carnet : Destins

Être alerte.À l’arme.La larme vacille.Trop docile.Certes,elle,habile,se déshabille.c’est l’abîme. Le pli est pris.la piscine couverte.

& y plongeons.et ta bouée? T’es pas gonflée. Tu vas couler.

Être amer.À rames. La barque coquille.Trop oscille.Soudain,elle s’abîme, s’échoue. C’est l’abysse. Le repli,la dérive. La panique assurée .

& y cherchons la bouée.la brasse agitée et pas couler.

Dessins & couleurs j’yb 2020

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Et son abîme qui s’excite

à la vue du charbon

Le pli est clair

la coulée franche

Elle y lit l’endroit de papier

docile, certes, mais habile

la volée entrouverte

comme autant d’âmes au bord de l’eau

rêvant devant l’oiseau.

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Caroline D.

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Bleu Vénus

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L’atmosphère féerique de l’oxyde de cobalt.

Lèvres pourpres, pulpes sanguines.

Nus bleus propre au trouble d’une planète.

Quant au sol,il résonne en lapis-lazuli.

Nous irons & rirons en éclats de zircon.

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Mirliton

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« Le jour du bleu Vénus,

le vent fut binaire.

Et les corps, fidèles,

thermiques et métalliques,

se donnèrent à la lettre.

Mais librement toujours.

Sans ad litteram. »

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Caroline D.

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Crachins

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secret

de bouche à oreille

Maquiller la vérité.

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« Le bleu, le gris,

et plus ou moins le ventre.

La courbe du Centaure

sous la chevelure folle.

Et sûr, d’entre les jours,

la neige, dormante.

Pour qu’une joue donnée

dans un rêve d’oiseau

se baigne enfin de lune. »

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Caroline D.

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Parfum

la couleur de l’essence

L’indifférence

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nez au vent

Mouvement en vagues

des nuages font encore leur ciné

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Mirliton

Chaperon

Le chaperon

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Le vois-tu ce Filou Velu

Foula-t-il le talus à mains nues?

Gambadant à bride abattue

Sous les bois il s’est dissout

Malin plaisir caché sous la cendre

Reprends ton souffle, expire,

L’empire du conte respire.

Toi, tu t’époumones à tue-tête

T’épouvantes, te lamentes déçue

Réduite à l’amande perdue.

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Mirliton

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Mambila

~

~

Et la cendre, et le souffle, et l’amande.

Tu chantes à bois perdu

et dans la minute qui suit,

te voilà gambadant où le plaisir entend.

Surtout restes-y nue,

tous les filous s’y trompent.

~

Caroline D.

~

Le répit

Le répit

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Peinture sur toile 2019/ j’ybeaujean

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Entre eux,

La caresse prend l’accent d’un répit.

Ils ronronnent sous la langue,

Se lèchent des blessures

& le temps d’un repli,

Ils se redonnent la force

D’affronter dans la course

Les morsures des ronces,

La griffe des épines.

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Mirliton

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Quand leurs couleurs se mêlent

d’entre la chair et l’âme,

le ciel s’ouvre à nouveau.

Tout redevient possible.

Les baisers trouvent l’oeil

comme des gouttes d’eau,

des ondées salvatrices.

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Caroline D.

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Peau >•< Aime

Fleur de peau >•< Aime la lyre

La poésie n’épouse les contours de rien

Elle épouse entièrement la pente ombrée du ravin

Le goulet de la nuit qui s’incurve sur ses reins

Et si elle crie c’est du froid que laisse l’absence de tes mains

Parties rejoindre le premier envol d’oiseaux illimités

Au langage incertain et peuplé d’exils

La poésie est une émeute à huis clos L’ivraie indocile

Et écarlate d’un formidable chagrin

Qui meurt dans un lit de sel érigé en cimetière de mots

Où la chair éclate de la fleur rendue à la fleur

 

Barbara Auzou.

https://lireditelle.wordpress.com

Figures

L’élégante

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Géante emmitouflée

La crête vire écarlate

L’ombre sur le nez

L’hiver fourrée, gantée

L’envers de soie léger.

Casaque rayée.

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Figures

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Lassée des entrelacs,

Petit chat entre pas,

La rate tutu est là

Déjà joue les grands bras.

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Blessée des roses d’acier

l’entrechat à petits pas

L’écart…saut de coté,

Retombe, souliers pointés.

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Encore … Recommencez!

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Robinson a crû Zoé

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Vient-en,j’m’en va t’aimer!

Te laisser m’enlacer,

Mimer des zébats doux zosés

& m’bécoter à la rose l’adorée.

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Mirliton

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Et l’hiver fut géant.

De quoi mimer l’écart, le pas léger,

sur un grand lac d’acier.

Jusqu’à même la crête écarlate

au petit vent de rose.

Et c’est tant mieux, bien sûr.

Puisqu’avec ses souliers

d’amours ou d’entrechats,

elle embrassa son ombre

et enlaça le monde.

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Caroline D.

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Tomber des nues

Tomber des nues

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Sans caricature,

Le mouvement déployé,

Chacune d’ailes s’étire

Le corps articulé

En un langage de gestes

Déforme l’espace d’un instant

Un lit de sable ou d’herbes

Où s’étire l’allusive.

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Mirliton

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En mer rouge ou bleue,

à bras ouverts.

Sous un ciel blanc ou gris,

d’emblée dansante sans y perdre

dans l’ocre des jours et des nuits.

Son corps éperdu de renaître,

à chaque instant,

pour toujours à vents d’éphémères.

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Caroline D.

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Les Éphémères

Les Éphémères

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Les accents de couleurs

se glissent dans la silhouette.

Image fugitive,

Instable comme

Un instant croisé,

Un sourire qui s’efface.

~

Mirliton

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Elle avait gardé la maison

et l’enfant le savait.

Un jour, elle-même y vivrait.

Pour l’instant, le temps était ailleurs.

Et l’espace donnait à se vivre

ce que l’errance dépose.

Comme dans les vents de l’aube.

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Caroline D.

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Fée débutante

Qui n’a pas voulu être fée débutante?

~~~

À sa gauche, au collet rose, la fée mère regardait ailleurs

lorsque dans son petit esquif, la débutante prit le large.

Les songes seraient ce qu’ils sont, elle le savait déjà.

Ne lui restait qu’à voyager, conscience et boules de gomme,

à coups d’ailes et d’amour

& de grands éclats de rire.

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Caroline D.

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Silence

Pécheur de perles

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~

Silence

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L’eau brume est passagère,

Chargée de minuscules morceaux.

Flottant dans la lumière,

Une neige lente se balance entre deux eaux.

Les rayons s’y perdent jusqu’au fond

Où un sable gris poussière décante.

Par endroit un vert de mousses et d’algues.

Au fond les coquilles rampent

La gueule ouverte au secret du coffre.

~

Mirliton

Son corps tiède

près des rocheux osseux,

là où l’achigan glisse, discret,

sur le coulant du sable,

l’homme étire son rêve

vers la rumeur du fond.

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Caroline D.

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peinture sur toile/j’ybeaujean/fond marin

adagp2019

Vert bleu

Au bord, une lumière remonte des fonds.

Le sable donne alors à l’eau sa verdeur opaline.

La mousse lèche toujours un peu plus de plage.

Un ciel lourd de nuages glisse en silence

& découvre une voûte immense.

L’air se charge de nos narines.

L’instant d’après les couleurs se mélangent.

Mirliton