la,la,la(nocturne)

la,la,la(nocturne)
⚪️
La lune doit rebondir sur la dune
pour que le sable frise en vagues.
⚪️
La chaleur transpire encore du sol.
⚪️
La voie lactée traîne en banderole
un ciel épinglé dans la toile.
⚪️
🌗mirliton🌓
|\|

💎

Et mon coeur suit la vague.
Propice bris de mer.
Et mon âme de la terre
se déploie et s’emmène.
Jamais que ça à faire
suivant la chose humaine.
Quand cette chose éclaire
d’en être belle et tendre.
🦚
CaRoLiNe D.
🦚

Personne?(2)


La peinture en silence
Se figure attendre vos regards
Voire entendre murmurer
« regarde, je suis là.»

°}mirliton{°

Peinture 100/80cm -j’y beaujean -mai 2020
!
On sait quand il y a des yeux.
Posés.
Comme on sait quand le bleu,
la tendresse et le monde.
Des lignes en laine, un coeur
pérenne comme un ruisseau.
Et des yeux sans le poids
qui tasse les eaux de l’âme.
Comme elle est belle.
Comme elle est belle.
Cette fille et sa toile.
*
🦚caroline D.🦚
!

Personne? (1)

Rébus?


Perdus,loin du conte,
Sans nouvelle des compagnes,
Ils cherchent hors cadre
D’hypothétiques complices.

Peinture 100/80cm j’ybeaujean 2020
*
Bien sûr,
l’attente.
Et le bois et la lettre
pour le refrain des bleus.
L’épaule reste basse
et le cou détendu.
Aussi longtemps
que se penche l’oiseau
sur le renard qui rêve,
son bonheur sur le dos.
*
°} caroline D. {°
!

Extrait lunatique

Extrait lunatique
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
*
La belle ensommeillée
En coiffe éventail
Sa peau bleuet
sucrée salée
L’illumine.
*
Les yeux fermés,
Un parfum d’étoile,
La vraie voie lactée
Constellée
De rousseurs.
~
🌓Mirliton🌗
~
!
Veneris
!
À vent de voile, les yeux
Bleus ici, bleus là-bas
Cent fois bleus d’océan
*
La tête penchée
Et l’échelle en offrande
*
À sang donné d’immensité
Tant de couleurs
En valse belle
~
🌗caroline D.🌓

*

L’oubli

L’oubli
&
Quelquefois on aimerait que les mots nous manquent,
qu’ils ne soient plus que des sons,
des zonzons zoubliés de chansons,
des Don Quichotte de carton prenant le sens du vent
& Éole à volonté.
De même
l’image en paysage microscopique
n’est jamais un lointain spectacle qu’on retrouve au fin fond de l’écran
mais une suite inconnue de plis, de fourrages;la terre fait l’ouvrage & craque.
Les tiges improvisent les sillages,
découpent et griffent le visage.
Ici les feuilles sont mortes en tâches brunes belles ou rousses,
mises aux chiffons.
& moi, l’idiot du village,
je m’enfouis la tête en bête sauvage dans une coulée
pour mieux y voir des traces, humer l’humus, le terreau.
« Braconne, Sherlock »
la baronne est sous le pavillon
& un nuage de jupons cache sa soudaine ondée.
Ailleurs les rives serpentent, les bas fonds sont sondés
& moi je m’improvise en poisson;
je m’enfuis.
*
🥨mirliton🥨
[°{•^•}°]
*
Songeuse
*
Cependant qu’on voudrait
qu’ils dérivent d’eux-mêmes.
Les mots.
D’entre les coups du vent
à en perdre la tête.
En attendant…
elle dort, tu crois?
Étendue sous sa veste
tissée d’ombre et de lin,
le soleil en mots tendres?
Peut-être.
Car n’irait-on pas sur l’eau pâle
jusqu’à la fin du jour
attendre même les idiots
pour y trouver la lune
dans les plis de leur âme?
*
🦚caroline D.🦚
•{°~°}•
¥

Portrait imaginaire 3

Peintures sur bois -100/80 – j’y beaujean – 2020
*
Combien tombera-t-il
de jade et de corbeaux
où le corps in situ
y prend l’âme d’assaut?
Pour autant qu’il se rive
à la vie toute entière
et coule de feuilles tendres
et de brûlures vives,
c’est la peine parente
sur l’envol du matin,
l’abandon tout de bleu
dans l’espoir à s’y faire.
Il y eut la main chercheuse
qui allongeait les doigts.
Depuis la peau qui ose
l’ambrosiaque overdose.

°} caroline D {°

Ballotin de l’Aricover (Aventure)

*
à l’ombre d’une douce amère,
Plongée sur son passé,
L’amande pistachère.
*
*
Le chat noir s’acharne,
S’agace à perdre la boule
Où? Là, dessous la moustache.
*
*
Y’s’balance en bleu de chauffe.
L’isolé brûle d’aller
seul, au foyer du naufrage.
*
°} Mirliton {
*
Chauffe, chauffe, je veux bien
mais viens, L’isolé, qu’elle lui dit
avec moi et le chat
On s’ fera une histoire
une belle histoire à trois
où y aura des cosses et des graines
bien longues et bien pleines
des graines et des cosses
loin loin de Carabosse
Chauffe, chauffe, je veux bien
mais viens, L’isolé, viens là-bas
autour d’un feu de bois
y aura que toi et moi
toi et moi et le chat

Caroline D.
🧶

Un chemin tracé d’ocre

Un chemin tracé d’ocre.
~
Autour, la florescence,
en courbes, en oriflammes
qui naviguent au vent
avec un bruit très lent.
~
De grandes feuilles déployées
s’échappent à mes côtés;
je les frôle, elles me guident
& balancent un moment.
~
°} mirliton {°
~
(Peinture sur bois 100×80)
j’Y.b
~
& mon coeur qui se mêle
à la danse des jours,
pieds nus dessus l’argile
à y toucher l’amour.
*
& mon corps qui se prend
aux nervures de tout
issues de matière d’âme,
de poussières de nous.
~
🌬caroline D
^

Certaines résolutions

Certaines Résolutions
~
Brûler de désir
la langue du poète
Juste pour enflammer ses lèvres.
~
Fausset
~
L’après midi sans voix,
dire les mots qui déclenchent
une vague d’avalanche.
~
Y’aller piano
~
Caresser l’idée
de pianoter en dos
les aigus des vertèbres.
~
Saxo
~
Sourire aux lèvres,
suivre in extenso
la courbe d’une hanche.
~
Batterie
~
Baisser les yeux,
à la croisée des jambes
sans cesse trépigner.
~
Au cœur du rebond
°} Mirliton {°
!
Peintures sur bois 100×80
j’Y bEaujEan -avril 2020
!
Échos lointains
*
À s’inventer de dos
contre un beau bois de lune.
*
Long contralto de veille
*
Une ligne de désir
insinuée sur le sable.
*
Une note de mer
*
Un printemps exigu
sur une portée claire.
*
Aucun bémol à l’horizon
#
[caroline D.]
!

Songeur

Songeur
Peinture sur bois 1/80 j’yb 2020
~
Plongé dans ses pensées
Il oublie l’instant.

L’ombre grise
s’est mise
à suspendre le temps.

Les souvenirs reviennent,
défilent au ralenti
Trop plein de sentiments.
~
°} mirliton {°
~
Tout autrement assis
mais comme d’habitude,
des pensées qui se suivent
comme un courant tracé
sans jamais y penser.
Tout aussi bien le ciel,
tout aussi bien le temps.
Aussi bien le tranquille
sur la pierre donnée.
~
[caroline D.]
*

Au balcon

~

&

leste elle s’offrait

à toutes les surfaces

aux rêches comme aux tendres

et au bois comme à l’air

Tandis qu’elle faisait courbe

dans ses couleurs de jour

tandis qu’elle faisait danse

dans ses couleurs d’amour.

~

Caroline D.

~

~

Haut perchoir

Le vertige, accrochée à la rampe

Tenir

l’habit, l’enveloppe

décrivant l’extérieur d’une courbe

Figée dans l’impatience.

~

Approchez!

Dehors, elle prend un air ambiant.

La retient de pleurer

Renifle

Tourmente le silence

d’un regard qui plonge.

~

°} mirliton {°

Bleu nuit

Bleu nuit
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
~
La belle
proportionnée,
Derrière un éventail,
Cache
Une peau bleue
sucrée
~
Sa face bien cachée,
Au parfum d’étoile,
Constellée
De rousseurs.
La voilà lactée.
~
°Mirliton°
~
Du flanc germe la gratitude,
c’est la sagesse d’Aquila.
En plein milieu du ciel,
au bleu vibrant d’un somme,
dans sa droiture elle sème
la Nocturnale du printemps.
~
}caroline D.{

Divaguer

(Peinture sur bois-2020)
*
Divaguer
~
Arrondir les anges
~
Tourterelles sans aile
~
Les pictes s’expliquent
~
le tournis Coriolis
~
En volant d’hélice
Hélas entre en lice
La malice élastique
d’un saut en précipice
~
Mirliton
~
*
~
Vas-y, j’te vois,
Nage jusqu’au coucher de lune
Le ciel dans son allant
Sera partant de nous
Et le jour, joli fou
N’y verra que du temps
Alors vas-y, vers ça
Vases communicants
Le jour versera
Mille champs en pignons
Près de nids bien rondelles
En bordure de l’étang
Où la grande diva
Embrasée sur le bois
Qu’elle soit gation ou pas
Y est encore si belle…
~
Caroline D.
~
*

La fabrique des images

Portrait imaginaire
Peinture/bois •100/80•2020•j’yb
~
La fabrique des images
Reste ouverte
Quand le nez au vent des tempêtes,
Cloitrés dans nos cabines,
un fou de Bassan survole
La cabane qui grince des dents.

~
Gardez l’œil a l’écran
Que nos esprits voyagent
S’échappent,se retrouvant
ensemble toujours maintenant.
~
Nous n’y verrons pas d’histoire
Pas de défilés arrogants
Mais le silence des images
Où les souvenirs se puisent,
Où se dessinent les semblants.
~
Amical Mirliton
~
*
~
Qu’on m’y voie ou qu’on m’y voie pas,
je plonge dans ce bleu des yeux
Le monde appartient au soleil
et au clair d’un regard
Aux oiseaux sur les rochers blancs
qui font fi de nos fièvres
À ceux qui s’abandonnent au vent
Et au rose d’un ciel.
~
Caroline D.
~
*

L’amazone

À

~

Chercher aux antipodes

l’équation à une inconnue

Gratter la terre plate

L’horizontale en large

Cultive le paysage.

~

*

Peinture sur bois •100×80 • j’ybeaujean • 2020

~

Assise dans les nuages

Rester là,accrochée à une place

L’âme au ciel

À forger les images

À tendre des mirages.

~

Mirliton.

~

*

~

On s’en voudrait de n’avoir pas le temps
Devant les cercles poudreux de chaleur
Les ciels bleus de bonheur
Et le monde devant soi
On s’en voudrait, n’est-ce pas.

Caroline D.