se souvenir

Dans le rétroviseur,

tremblante,

ton image qui s’éloigne.

~

Mirliton

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« Va pas trop loin! »

~

Le motif tendu en seconde peau

Sur un bout de serviette

Un coin de plage des dames.

Elle appelle son enfant.

~

« Va pas trop loin! »

Pour causer en maillot.

~

Peut être iront elles,

un peu plus tard dans l’eau

Ou simplement attendre.

Enfin …. passe un rayon,

Qui perce les nuages.

~

« Y’ fait même pas très chaud. »

~

Mirliton

À l’amble

~

Un balancement de bras

Jambes & bras à l’amble.

Un sable tendre de plage

Qui s’enfonce en sourdine.

~

La lumière qui s’échauffe

Devient bientôt cuisante.

Le torse s’enroule de chaud,

Le dos se plait à l’ombre.

~

La mer s’échappe, revient,

fraîche & frissonnante

À lécher le badaud

À rafraichir les plantes.

~

Mirliton

~

La grande barbouilleuse

La grande barbouilleuse qu’est l’imagination superpose ainsi au monde primaire de la vision, un monde secondaire de prestigieuses icônes qui ouvre à l’ostentation une carrière pour ainsi dire infinie » Jankélévitch

Nez au vent

près des vagues

Un bruit de coquillages

L’air emporte les nuages,

Chasse un ciel d’images.

Après un bain, attendre

Je devine qu’elle frissonne

Encore humide, elle sèche,

& ouvre les doigts en peigne,

& lisse & aplatit

Enroule en boucles tendres

Sa fourrure en roulis.

Mirliton

De dos

~

1

D’un trait

Tu plies tes plumes,

Écrases les mines

Ah! Rage de déraper.

~

2

& bain, couler

Dans les couloirs

À déborder de couleurs

un peu trop foncées.

~

3

Enfin seule su’ l’papier,

À grimer les sommets,

Les sonnets à grimaces

À affoler la déesse à fanes.

~

Mirliton

~

~

Sous terrain

~

Le sol accumule

En couches, de fines poussières.

Une suie qui s’infiltre,

colorée grise,

Qui descend,

Cherche l’interstice.

~

Dés qu’une porte s’ouvre

La lumière suit le même chemin

S’engouffre

Rebondit aux murs

S’étouffe dans l’ombre.

nous guide vers le haut.

~

Mirliton

Pays d’oubli ( Lamento )

J’allais te dire

Partir, la roue tournait,

serrée, dans ta cage dorée,

J’adorais au creux te garder

Garder ton secret sommeil.

~

J’aurais dû t’y suivre,

Pars! Courir ton sentier

Envolée, gorge serrée

Je ne retrouve plus en creux

La chaleur du lit parfumé.

~

Plus voulu de caresses,

Moi qui buvais ta bouche

Partie, ma belle lassée

Tu oublies, enfin t’essaies,

La prison d’être aimée.

~

Mirliton

~