Lutina Doña

20160922-023234 PM.jpg

Conte du lutin qu’anima la Doña

L’eût-il nommée l’ailée Doña
Elle, elle ne s’en souvient pas
Ni du goût de fruit écrasé,
Du fer du sang léché.

Lui, il rumine cherchant la voie.
Quand elle le retrouve aux parois,
Fuyant le noir, l’ombre dressée,
Tremblant tel un fier à bras.

20160922-023616 PM.jpg L’éliminer allait de soi, pourtant

Elle semble l’accoster, l’observe

Mais cache en dessous son venin
Comme un bruit sourd et familier.

20160922-023732 PM.jpg

Un ultime baiser à sa proie, elle,
Se prête aux poses et s’allonge
Griffe à la dérobée la soie,
Tisse du bout des doigts.

Lutinée & amidonnée
Elle s’adonne, adore et s’exhibe,
Un parfum monte de ses draps.
Elle reste d’onyx, lui se débat.

Mirliton

Publicités

Putchu Guinadji

20160916-041308 PM.jpg

Les artisans du Désert modèlent encore dans la cire
Du nord du Nigeria, au Niger, au Cameroun, au Tchad,
ces bronzes des sables, ces figures Putchu guinadji qui
gardent la mémoire des cavaliers des empires
Sao, Kotoko du Tchad ou Sokoto du Nigeria
& rappellent aussi la peur de leurs razzias.

«Putchu guinadji», littéralement «cavalier contre la folie».
Les cavaliers portaient en talismans
des chevaux en bronze accrochés en ceinture.
Ils les protégeaient d’un acte de sorcellerie pouvant entraîner
la possession par des djinns ou des anomalies du comportement.

Bibliographie: Pr P. Peroni, «Putchu guinadji»,
2011, tribale primary art, p.216-238, p.280-284 4517/83

20160916-041443 PM.jpg