Contrejour

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Les herbes brillent en gerbe d’étincelles,
S’arrachent du fouillis, du tapis étrenné.

Les pièges agités de soleil,
Gravent le contour de la silhouette
Aux gestes kaléidoscopés.

Encore un moment illicite,
Avant que l’apparition ne se lasse,
Disparaisse

& que baigne dans le pré,
L’odeur du fraichement coupé.

Mirliton

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Croiser un sphinx

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L’avantage de la nuit ,
Anthracite !
Dehors,je reste à attendre l’imprévu.
Le délit d’un corps dévoilé dans son ombre,
Les pas sonnent le pavé,
Les rires occupent l’espace, rebondissent,
&ce sphinx s’interroge,
Sous la lumière d’une lampe,
Attendre,
Se croire une destinée, la guetter.

Ne m’appelez plus mon petit lapin!

Le Moqueur:

Car aujourd’hui, je suis super rabbit,

Ma nature atomique fait de moi un géant,

Mon regard est d’acier, de feu est mon habit,

vous noterez zaussi qu’il me va comme un gant!

& ara :

Ce guerrier carotène, arrogant & bravache,

Quand il nous interpelle, il fait le fier à bras.

Il pense d’un regard, nous remettre à la place

& renverser l’image d’autres fameux rongeurs.

Le ressort

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L’invention du déhanché donna une vitalité à la figure, une malice qui rompt la symétrie.
L’œil alors prend du plaisir à suivre la courbe & assure le travail de l’illusion.
En recomposant soi même le corps, on le met en mouvement; la forme bouge le temps de l’exploration du dessin. Même à l’arrêt, la tension du corps dispose de son énergie potentielle,
Le ressort!

pPMoqueur: Ah! Le fameux déhanché baroque……….

Cavaleuse & Mirliton

La voilà qui courbe l’échine, pour mieux se dévergonder & suivre, d’une foulée maligne, le premier venu au galop.

L’air est frais, se dit-elle la belle & des branches, du taillis pipiaille, la proximité des ailes qui font les petits oiseaux.

Au début, trop occupée d’elle, elle n’y prenait garde mais progressifs, les chants l’appellent, s’insinuent en elle , elle y perd son attention.

Elle passe &en fugitive, sur notre chemin se croisent des histoires,des histoires du style: des mots en conversation.

Sa marche triomphale, comme un paysage, poursuit en un long travelling  les visages & leurs expressions.

Je m’oublie à la promenade, mes mollets connaissent la chanson.

Je ne fais que de la poursuivre lorsqu’à l’instant elle fonce &moi je ne peux la suivre, étant déjà sur les talons.