Plongeons dans nos pensées


Une roulotte de plage entre en scène dans la mer.
Elle en sort en tenue & descend se tremper dans le bain,
l’eau est fraîche
Nous plongeons nos pensées dans les siennes.

C’est un simple médaillon comme un regard posé sur une histoire éteinte
Impossible d’être en elle, nous en restons à la ligne de flottaison
Seuls peut être les poissons en gardent un souvenir immergé.
Nous perdons pieds à chercher où l’hippocampe.

Mirliton


….Et d’y voir l’amour
multiplié par cent,
la vie qui s’époumone
et le coeur qui s’étonne

Et d’y voir le jour
y enlacer une âme
pour la poser tranquille
sur un instant qui passe


caroline D.

L’oiseau de nuit

L’oiseau de nuit
🌑
À la lampe, le livre ,
une « histoire de la nuit »
(Laurent Mauvignier)
m’entraine dans le silence.

Mais un souffle soupire
( vent fort, risque de bourrasque)
frappe au carreau*.
Dehors m’appelle &
la nuit noire scintille.

Moi, je sors & je fais l’engoulevent
J’avale la moindre brise.
🌑
Mirliton
🌑
*(Oh!Caro, t’inquiète, c’est l’épaisseur de l’air!)


⚪️
En équilibre sur le matin laiteux
la neige forme de grands bancs
immobiles et liquides

Sur le trottoir d’en face
des corps humains se glissent

Un seul moineau pour braver la blancheur
et avaler le froid brûlant
Mais il en viendra d’autres

En attendant, la nuit se repose
et l’engoulevent sans doute

⚪️caroline D. ⚪️

Pierrot

Pierrot

Une nuit de lune solitaire,
En chemin, où tu te désespères,
Dans un noir de loup épais,
Le silence résonne de gravier
& quand tu passes la frontière
Entre la marche et le sommeil,
les ombres t’éclairent de secrets.
……..
mirliton
……..
Mon beau Pierrot, sois pas trop triste
le monde est fou depuis toujours
chacun y fait son tour de piste
et chacun y cherche l’amour
tricoutaillé au goût du jour

…….
Tu sais Pierrot, on aura vu
autour de chaque temps venu
à travers les coeurs et la neige
autant de traces autant de pièges
de bris de vent et de manèges

……
Viens mon Pierrot, allons dehors
le ciel est si bleu ce matin
et les ombres si claires

……………. caroline D…………….
🌑

Faire des remarques! (2)

Par exemple

« Le dessin est un jeu de patinage sur la page.

Le pinceau doit conserver une certaine grâce !

La figure donne un but au spectateur

Elle doit être générique , allusive , pas forcément jolie.

Sans doute la profusion des traits concentre le regard

& oblige à démêler l’image.

Chacun forme son image,

(une lecture possible)

aime s’y retrouver,

& peut aimer aussi le jeu de la complexité.

Quelques traits suffisent à installer le corps dans le paysage.

( revoir Krazy Kat!)

L’attitude rejoint une réalité connue, simple

mais surtout pas une pose artistique.

Les visages sont plus facilement critiqués

Sans doute cette habitude du regard à dévisager,

à porter une attention à l’expression, aux mimiques

. Instaurer un climat de proximité, de présence…

Utiliser la couleur pour accentuer la perspective

& permettre une simplification de la compréhension,

mais ne pas hésiter à surcharger quelques zones colorées de nuances pour briser l’aplat , pour ne pas paraître trop systématique.

Que faire du verso?

( voir carte à jouer!)

Que dire de plus? »

Mirliton

🕶🕶🕶🕶

°} aplat ou double marque
sur l’image naissante
le rapprochement
comme un sens donné
le trait
qui aime
… {°
caroline D.

Loup y es tu?

« loup y es tu? »
⚪️
À l’orée de la forêt
Y’a tout l’temps un loup,
Dès le moindre arbre caché
Y’a une entourloupe!
Qui trick, qui crac la chaumière
V’là la petite aux abois.
Pas l’temps dire ouf!
L’innocente interloque.
⚪️

Pourtant, les chaperons,
C’est gourmand,c’est charmant
Quand ils mordent à l’hameçon,
Çà s’dit:
« Voyons voir où qu’y
Vivent & piquent les colégram,
l’univers où se trame
le plus drôle de la fable.»
⚪️
Sans compter que ça m’a
un arrière goût de drame,
Dans le noir de la nuit,
la chair est faible, hélas!
⚪️
Mirliton
🐺
Lou, Lou, que fais-tu?
🌔

Qui se cache derrière Lou
quand Lou ne cherche rien
ni soir ni ciel ni gare au loup
ni trace de vaurien…
⚪️
Apportez-moi de quoi
faire briller mes diamants
je vous donnerai de quoi
y arroser le temps

⚪️
Au fond, l’effroi vous traque
jusqu’à la sépulture
les vieux matins patraques
la tête dans vos murs
⚪️
N’y voyez pas le pire
le plaisir est sans roi
cueillez-y mon sourire
multiplié par trois

⚪️
… et petit chat retrousse
bain d’orée, bain de mousse.
⚪️
🐺caroline D.🐺

Conte à dormir debout 3

La légende
*
Conte à dormir debout

Nue, comme une coccinelle
qui hésite à voler
Alors que tout autour des crocs
traînent à crier
Avant que l’aventure en vienne
À t’éparpiller
Ou te tire du sommeil à rêver.
Va, t’enfuit, disparait
Cherche où se cache discret
Sous la belle image bariolée
Le coin d’la tête au rocher.
*
🦚fable mirliton🦚
Peinture / bois 100/80 j’yb 2020
*


*

….et d’où venait la muse
dis-moi j’ai oublié
l’image bariolée
m’aspire le coeur avec

et debout dans l’aurore
où le matin se rose
si verte qu’elle était
éveillée de grandeur

elle s’entoura de temps

de tant

merci l’ami d’un vent
de ce beau
en dépose



°[caroline D.]°

Certaines résolutions

Certaines Résolutions
~
Brûler de désir
la langue du poète
Juste pour enflammer ses lèvres.
~
Fausset
~
L’après midi sans voix,
dire les mots qui déclenchent
une vague d’avalanche.
~
Y’aller piano
~
Caresser l’idée
de pianoter en dos
les aigus des vertèbres.
~
Saxo
~
Sourire aux lèvres,
suivre in extenso
la courbe d’une hanche.
~
Batterie
~
Baisser les yeux,
à la croisée des jambes
sans cesse trépigner.
~
Au cœur du rebond
°} Mirliton {°
!
Peintures sur bois 100×80
j’Y bEaujEan -avril 2020
!
Échos lointains
*
À s’inventer de dos
contre un beau bois de lune.
*
Long contralto de veille
*
Une ligne de désir
insinuée sur le sable.
*
Une note de mer
*
Un printemps exigu
sur une portée claire.
*
Aucun bémol à l’horizon
#
[caroline D.]
!

L’écho

Écho

Matin Seule,
La réponse de l’écho
flottant, lointain,
Tournée vers la vallée
Vertige,l’ illusion parfaite
D’une impossible présence
Même un coyote scorpion
hésite à s’abreuver
L’instant reste en suspens
Déjà le son s’efface.
*•*
}mirliton{
*
rien qui ne soit ridicule
sauf le ridicule
le poème s’efface en écho
c’est quand même tactile
le printemps qui revient
le vertige dehors
elle rentre et ressort…
~
<caroline D.>
!

Au balcon

~

&

leste elle s’offrait

à toutes les surfaces

aux rêches comme aux tendres

et au bois comme à l’air

Tandis qu’elle faisait courbe

dans ses couleurs de jour

tandis qu’elle faisait danse

dans ses couleurs d’amour.

~

Caroline D.

~

~

Haut perchoir

Le vertige, accrochée à la rampe

Tenir

l’habit, l’enveloppe

décrivant l’extérieur d’une courbe

Figée dans l’impatience.

~

Approchez!

Dehors, elle prend un air ambiant.

La retient de pleurer

Renifle

Tourmente le silence

d’un regard qui plonge.

~

°} mirliton {°

Bleu nuit

Bleu nuit
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
~
La belle
proportionnée,
Derrière un éventail,
Cache
Une peau bleue
sucrée
~
Sa face bien cachée,
Au parfum d’étoile,
Constellée
De rousseurs.
La voilà lactée.
~
°Mirliton°
~
Du flanc germe la gratitude,
c’est la sagesse d’Aquila.
En plein milieu du ciel,
au bleu vibrant d’un somme,
dans sa droiture elle sème
la Nocturnale du printemps.
~
}caroline D.{

Sirénade

~
La pêche n’est pas miraculeuse
Les filets se démêlent,demênent, même
À sortir toutes les sirénaïades
Poissons-chats, loups de mer,
Grondins de Napoléon, chaloupes
& bernique! V’là t’y pas une sirène d’alarme
Une femme-chat miaulant
toutes les grandes eaux d’son corps
Pleurs à peur
Sérénade : « j’veux plonger en ville d’Ys!»
~
Mirliton
~
Devant son doux gémissement
depuis son aurore rompue
dans un trou de l’eau et du temps,
des ruisseaux qui passaient par là
se sont glissés ‘travers la grille
pour y retendre l’aube tendre
et chanter clair au beau matin.
Et son long corps s’est retourné.
Et tout son ventre avec.
Cependant que céda l’effroi
et que s’ouvrirent mille fleurs
comme autant de bras et de coeurs.
Et le ciel y resta penché
sur l’orange des jours.
~
Caroline D.
~
*

Icare

Icare s´y prépare, se colle,

S’habille en noir de plumes

Semblant l’oiseau qui vole

& prendre l’air déjà

d’un rêve d’aventure.

~

Mirliton

~

Et même si à genoux

au seuil de son regard

un autre lui redit tout ce qu’il sait déjà,

la vie reste la vraie joueuse

et elle enflamme son rouge pion.

~

Caroline D.

~

Décors

L’ultime sapin s’accroche

Le vert verdure clignote

Les décors bringuebalent

Sous la chaleur de l’âtre.

~

Des êtres imaginaires,

Lapins noir chocolat

Ours doux en peluche

Sont là,en mémoire de la faune.

~

Mirliton

Et l’enfant trimballait

son coeur en guirlande.

Ce faisant, il chantait

pour la caresse des notes.

« Petit chien sous ce chat

que fais-tu, que fais-tu là?

Est-ce que tu rêves d’un cygne

et d’un lapin tralala? »

~

Caroline D.

~

Faire un signe

Faire un signe,

une sorte de cygne,

Signer la nature.

~

En la hiéroglyphant,

tu te trompes!

~

Un zeste d’enfant.

L’éléphant leste

singe la rature.

~

Mirliton

~

Où pointer l’index a suffi
pour inventer le ciel.
Réinventer
l’éléphant et le reste.
D’autant que chaque fois
le jeu se prête au cygne.
Pareil au ruisseau d’âme
et au geste d’enfant.

Caroline D..