Le petit cheval

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Brownien

Un sentiment de figuration

~

L’ abstraction naïve

D’un fouillis aux allures de jungle.

Au détour du chemin tu t’emmêles.

Tu t’en mêles ?

Vague retour à l’âme, là bas pas d’horizon,

Le flou d’une ligne invisible d’arbres palpite en fond

& d’étranges volatiles en immobiles plantons.

~

La pose suggère un certain abandon,

Une sensation que l’on reconnait au crayon

& le sombre déjà vu d’une figure d’illusion.

~

Mirliton

Ivre ouvert

eket

Dame de coupe

Distinguer, ivre les nuances

Comme dans son iris sans fin, voir

Le malin plaisir s’y glisser, un sourire me tente

& alanguit au creux de ta fourrure, j’y

Respire et goûte le piquant parfum musqué.

Comment ne pas se tenir plus près , à toucher,

Oubliant la distance, la salle est noire de monde

Quand l’écran scintille, s’éclairent les pupilles,

L’histoire est aux reflets. Je te regarde rêver.

Livrée au regret, à l’oubli fané

Comme la fleur séchée d’un souvenir cassé,

Écrasée, l’auréole marque à ta robe froissée

Un brillant de larmes échappées, délaissée.

Inquiet, tu la vois s’écarter, rouler de coté,

Elle n’aime pas, plus, évite même d’y penser,

Se cache de peur d’espérer d’autres baisers,

Elle en oublie sa peau hier encore à fleur de caresses.

Mirliton 2016

ombre & miel

Aux Associés du Regard

Air de Java

La nuit inassouvie garde à la lampe

Le lecteur en haleine, en attente.

& sous le couvert des mots, trémolos,

Y’se prend derechef pour l’héros.

~

(Qu’est ce qui lui prend à l’hélico?

Java à nous tourner la tête.

L’air à l’entête du pas chaloupe,

Illico, il lui hache ses mots.)


& pis, l’innocent gamberge,

chavire l’écarlate du lit,

dérange savamment les plis

& pis, doucement, délie

Les rubans d’sa chemise de nuit.

~
& chaloupe un air de piano, à courte paille,

Grelot, gros dos à gogo … tout l’tremblement.

La nuit affutant les couteaux,

Chevauchant la piste d’la gazelle,

Il lui mit un peu trop prés, aimant,

D’un doigt, offusquer la Rosette.

~
& pis sans arrêt, sans un mot, à quatre pattes

Alléchant, souvent goûter sa bouche coquette.


Mirliton

Lutina Doña

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Conte du lutin qu’anima la Doña

L’eût-il nommée l’ailée Doña
Elle, elle ne s’en souvient pas
Ni du goût de fruit écrasé,
Du fer du sang léché.

Lui, il rumine cherchant la voie.
Quand elle le retrouve aux parois,
Fuyant le noir, l’ombre dressée,
Tremblant tel un fier à bras.

20160922-023616 PM.jpg L’éliminer allait de soi, pourtant

Elle semble l’accoster, l’observe

Mais cache en dessous son venin
Comme un bruit sourd et familier.

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Un ultime baiser à sa proie, elle,
Se prête aux poses et s’allonge
Griffe à la dérobée la soie,
Tisse du bout des doigts.

Lutinée & amidonnée
Elle s’adonne, adore et s’exhibe,
Un parfum monte de ses draps.
Elle reste d’onyx, lui se débat.

Mirliton