L’x

L’x

Une parfaite inconnue
se trimbale en équilibre
sur la poutre
d’escampette.

Badour le trémolo
s’inquiète de la donzelle
l’insaisissable
oiseau du paysage.


Mìîírlīton

L’ex posa une moustache
en guise de sapin…
ou était-ce un lapin
en guise d’Appalaches?
La dam’zelle peu importe
répond du tic au toc
– ou était-ce du toc au tac…


Bref, la dindoune répondit :
« Tu te crois bien malin
espèce de champ de foin!
On voit plus que ta rouille
et plus rien de ta bouille !

CaRoLiNe D.

Le mystère du persil

Le mystère du persil

L’élan autoritaire bravache
La moustache de travers
Fusilla du regard
Faucha la persillade
& fit lever un lièvre
Amène & innocent
Un goût de sang
Amère & indécent
Au bord des lèvres.
…………….
Mirliton
……………
&
Là dans la brillance
d’un vent de découpage,
il déposa la gerbe
d’une pousse en partance.
Après dans la cadence
d’un soir tué d’avance,
il y trouva le pieu
qui y tiendrait le beau.
*
…………… caroline D. …………….

IF, le temps suspendu

Le temps suspendu

Voilà un joli jour de pluie, murmura-t-elle,
en regardant d’en haut, le dos tourné,
l’eau qui rigolait jusqu’en bas.
C’est sûrement le chemin des choses, chuchota-t-il
⚪️
… ou voulais-je dire celui des roses?
Bah, je ne sais plus, mais chose certaine,
les gouttes s’y prennent à merveille
quand elles se pendent au fil du temps.
⚪️
La fille s’était tournée vers lui.
L’histoire pourrait commencer là, dit-elle.
Deux murs blancs à la chaux anglaise
et un tout beau de l’imparfait.
⚪️
Et lui de susurrer :
Qu’il ne vous en déplaise, l’amie
mais je mettrais dans cette histoire
un vieillard à lunettes
avec son cornet plein de glaise!
⚪️
Si, si, si.
Ça me va, lui dit-elle.
Et moi de mon côté j’y verrais bien un arbre,
un beau conifère à fruits rouges.
De la famille des Taxaceae…
⚪️
caroline D.
🌒

Ivre ouvert

eket

Dame de coupe

Distinguer, ivre les nuances

Comme dans son iris sans fin, voir

Le malin plaisir s’y glisser, un sourire me tente

& alanguit au creux de ta fourrure, j’y

Respire et goûte le piquant parfum musqué.

Comment ne pas se tenir plus près , à toucher,

Oubliant la distance, la salle est noire de monde

Quand l’écran scintille, s’éclairent les pupilles,

L’histoire est aux reflets. Je te regarde rêver.

Livrée au regret, à l’oubli fané

Comme la fleur séchée d’un souvenir cassé,

Écrasée, l’auréole marque à ta robe froissée

Un brillant de larmes échappées, délaissée.

Inquiet, tu la vois s’écarter, rouler de coté,

Elle n’aime pas, plus, évite même d’y penser,

Se cache de peur d’espérer d’autres baisers,

Elle en oublie sa peau hier encore à fleur de caresses.

Mirliton 2016

ombre & miel

Aux Associés du Regard

Associer du regard

L’une était d’un monde sous marin débardant de glaçures.

Quand tout sera bien sec’

le saulnier raclera la fine fleur de sel.

& attendant le temps d’une autre marée,

il brise quelques grains;

Du poivre pour l’autre coté.

L’autre, plus sourde, se peuplait des brisures de vagues,

De brins d’algues et petits cailloux.

~

Mirliton

photos 1 & 3 j’y beaujean

Éclats

L’éclat inactinique des vénus immobiles

Le coup d’œil appuyé s’est figé en cliché

Comme un regret à dérober en silence.

~

En échange, restait dans l’air environnant

Un parfum irrésistible de demoiselle.

~

Les visages s’estompaient fuyant les lampadaires

Le soir déjà rendait synonyme ombre et solitaire.

~

Souvent, enfant, j’aimais croire en un simple miroir

& le voir s’animer d’une histoire; histoire d’y croire.

~

Mirliton