corail

Pourquoi une ménagerie d’images?

D‘abord pour partager des images, celles que j’aime, celles que je réalise, et celles qui m’étonnent. Les catégories renvoient, soit à mes centres d’intérêt, soit aux  techniques employées.Vos commentaires sont bienvenus.

L’organisation d’une suite d’ images constitue un parcours qui commence avec « le clown » et sera progressivement alimenté. Vous pouvez me faire parvenir des images, des commentaires, des textes. Elles seront associées dans la catégorie « copieurs & infidèles » en un défilé liant les images & les textes .

A bientôt

Ménagerie

Maintenant  un petit commentaire, dans lequel je tente de décrire l’orientation que je donne à ma recherche d’images pour la ménagerie.

Oui , une ménagerie constitue un inventaire, toujours incomplet, d’animaux rares, où bizarres ;  on peut penser que ces animaux étranges sont surtout là pour nous donner l’idée d’ un lointain, un ailleurs qui change notre regard, nos catégories.

& à la peinture des effets, j’ajoute:

                               SOMMES-NOUS VRAIMENT SURS QUE VOIR C’EST RESSENTIR ?

 

>         Sans doute, n’avons-nous pas l’occasion de croire à l’intérêt que nous portons à notre propre démarche ; nous appuyons nos pas sur trop d’hésitations et regardons les traces laissées sur le sol sans penser qu’elles puissent nous appartenir.

Pouvons-nous imaginer faire partager la ferveur qui nous habite lors d’une construction, élaboration maniaque du tableau , d’un dessin qui, souvent, pour se donner le droit d’être, s’entoure de mille rituels ?

>         Pouvons-nous croire que voir c’est ressentir, alors que la toile, objet qui se recouvre par phases successives, n’est visible, vivante, que lors du jeu de l’élaboration ? Les jeux de dames ou d’échecs ne sont, la partie finie, que des pions, quelquefois finement ouvragés, mais sans exaltation.

>       Pourtant, lorsque l’on choisit de figurer l’emportement, l’exaltation, l’image restituée en fait trop ; le sentiment en fait trop.

>         C‘est pourquoi je veux reprendre le jeu et le jouer simplement car le but doit être le même pour moi et pour vous. La croissance progressive de la forme (sans but, par ailleurs) ne doit relever d’aucune ferveur esthétique mais rappeler l’étonnement que l’on a à découvrir les nouvelles directions que prennent les branches qui poussent, les fleurs qui fanent, etc., sans qu’à un seul moment l’idée que cela soit beau ou laid ne puisse nous effleurer.

>         Ce qui doit sembler évident, c’est que la forme maintient sa propre rigueur, est habitée d’une logique interne : sa propre règle du jeu. Elle semble elle-même prévoir ses courbes et ses arêtes. Elle a son propre idéal, de la même manière que le paysage, à d’autres époques, fut construit en panorama, en belvédère – ce n’était qu’un jeu, nous y jouons encore ; et, pervers, nous le trouvons naturellement beau alors qu’il est surtout construit.

Je souhaite construire la forme en panorama.

>         Le principe de l’échange entre une œuvre et son spectateur est bien le regard ; mais, de la même manière qu’un brin d’herbe ou qu’une feuille peut devenir un objet d’attention, la fenêtre de la toile doit susciter un intérêt qui ne laisse pas le spectateur face à son seul goût. L’auteur n’aura réussi que s’il a contraint le spectateur à rencontrer son regard : son souci est de ne pas le laisser vagabonder, lui imposer la règle d’un jeu auquel il n’a jamais joué et, s’il le peut, de conserver son intérêt.

>         Voulez-vous jouer une partie ?

>        Pourquoi mettre la construction avant le beau et l’intention ? 

Parce que la beauté est morale ; l’esthétique de l’œuvre est réduite à la retenue et n’est plus qu’une somme de contraintes. Et parce que l’intention ne fait qu’illustrer une idée.

Se souvenir, enfin, qu’une grande part de l’art est prestidigitation ; prestement, la matière est un truc, la manière encore plus, la mémoire des précédentes « œuvres », un boulet à l’esprit.

>         Le décor, aujourd’hui, est encore redouté.

Pourquoi ne pas y gouter ?

J’y bEauJeAN en sera le Mirliton

9 réflexions sur “Discours

    1. J’aime l’idée de mélanger les points de vue!
      Déjà je reçois des images, des photos de mes amis- correspondants .
      Je les incorpore dans la Ménagerie d’images, y ajoute souvent un texte ou à l’inverse ajoute une image à un texte, une poésie.
      Comment voulez vous intervenir dans le Désert?
      -Par vos peintures
      -par une sélection d’images rapportant la vision d’une dérive dans Londres.
      Une sorte de Détective reporter d’ arts visuels.
      -Par une passerelle entre les deux blogs.
      Que j’intervienne dans votre blog?
      -de faire une traduction translatée dans un  » Western Desert »
      ( voir  » Donner sa langue »)
      Ici la traduction est automatique et énigmatique !)
      Tout cela est possible.
      Amicalement

  1. Clin d’oeil non rétinien de Marcel : « Depuis Courbet, on croit que la peinture s’adresse à la rétine ; ça a été l’erreur de tout le monde. Le frisson rétinien ! Avant, la peinture avait d’autres fonctions ; elle pouvait être religieuse, philosophique, morale. Si j’ai eu la chance de pouvoir prendre une attitude antirétinienne, malheureusement ça n’a pas changé grand chose ; tout le siècle est complètement rétinien, sauf les surréalistes qui ont un peu essayé d’en sortir. Et encore ils ne s’en sont pas tellement sortis ! Breton a beau dire, il croit juger d’un point de vue surréaliste, mais au fond c’est toujours la peinture au sens rétinien qui l’intéresse. C’est absolument ridicule. Il faudrait que ça change, que ça ne soit pas toujours comme ça. « Entretiens avec Pierre Cabanne », Marcel Duchamp

    1. Pour mémoire

      Étant donnés …la lumière
      qui excite les pupilles, les rétines
      & l’envie de chacun de forcer son œil projectile
      à retrouver ses propres images.

      Dans les blanches galeries stériles
      des toiles en écrans, ( des écrins, je le crains)
      s’exposent des restes en mémoire de….
      & que cherches tu à y retrouver ?

      Amical Mirliton

      1. Le désir mis à nu par les réceptionnaires même!
        Pourquoi ne pas éternuer si l’envie nous en prend?
        Que l’écrin-en- valise abrite diamant ou pacotille
        Ne nous privons pas du produit de la Fontaine
        Un choix. N’est-ce pas?

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