Au portrait imaginaire

Gamine/ crayon

Au portrait imaginaire
La mine doit être allusive
Comme déliée de la langue
L’intention est toujours bavarde.

Le trait prend d’abord la mesure de la page
Mouche errante sans volonté particulière
S’escrime à laisser des traces .
Puis l’intuition d’une présence.

Dans la fenêtre de la page s’installe une forme
Un visage ? possible & le corps suit, l’envisage
Laisse lentement apparaitre la figure
Que la gamine habite son nuage

Pourquoi gommer l’errance?
Laisse ton chemin lisible
Tous les traits participent à l’image.
Tendre souvenir d’une rencontre.

**{miRliTon}**

Souvent la fable…

Tu dis quoi ?

Souvent la fable
veut nous convaincre
Du caractère animal du bon sens

Les objets en demeure de faire pareil ou même
S’arment de patience.

Ainsi
Les seaux ont bien des anses
Attendant de pouvoir voyager
& les murs des oreilles
Tout en restant très muets.

À l’inverse, il est vrai
Les sots ont des oreilles
& trainent les rumeurs
Avec certaine aisance.

mirliton

Sortir du bois

Chevalier à l’épée de bois
Écuyer en pattes de grenouille
Du zinc d’une lessiveuse
J’te fais l’éclat d’un écu
&
Teins! v’là la princesse!
Bon sang , j’cours bouter le dragon
Hors d’ici, hors du bois charmant
que j’te délivre, Mirabelle
mais
Dépêche-toi d’sortir du bois
De descendre de l’épicéa
Moi, j’débroussaille…….j’contrôle des fois
qu’y en aurait encore là.

mirliton
Par tous mes penchants d’éternel
Mes yeux et mes boucles de ciel
Je trouve que c’est gentil à toi
De vouloir me sortir du bois
&
Sûr que ta sollicitude
Rencontre toute ma gratitude
On n’a d’amis que ceux qu’on voit
Je t’avais remarqué déjà
mais
Sache que si je viens au bois
C’est pour pallier le désarroi
Celui des poules et des rois
Et des grands dragons avec ça.

Caroline D.

Remuante

Remuante

La nuit était fragile
Quand sous son air de geai
Le souvenir des corps qui exhalent
Une saveur de lave
Un bouquet de sueurs
la laisse sans sommeil
L’œil dans l’ombre écarlate.

mirliton


C’est tout le balancement qui change
de la nuit et du jour,
le sentier du rêve qui se perd
dans l’aube qui approche.


Et tandis qu’elle s’enveloppe
d’un long morceau de temps,
le ciel enlace la montagne,
fidèle à son rose serment.

Caroline D.

Maquis

Maquis

Souvent comme un voile

Sous la lèvre mordille un sourire éteint
Les couleurs maquillent le spleen, le griment
L’air d’oiseau perdu fragile d’une tristesse
légère, un instant arrête une fuite volatile.

mirliton


Tout depuis l’envers du temps


C’est ce rêve à n’en plus finir
de ce qui danse sous le yeux
par l’eau et le ciel.
De ce qui ne demande rien
qu’être et aimer le temps d’y être.

Caroline D.

Superpositions

Amusée ?

le pluriel est avantageux

depuis la position changeante
des heures et de l’espace
l’enchantement
dans la persévérance

et nos corps en émoi
dans l’océan des âmes


caroline D.

La grande ourse

Rencontres browniennes

à demi amusé…… suivre,déambuler
Silencieuse à regarder les murs nous approcher

à la croisée du chemin….interstices.
entre une grande au dos rond
Elle s’accroche au cadre
Le décor a un corps

à y bien regarder, l’art s’humanise
de sa présence.

à même un fond nymphé,
Seule, elle suffit à l’art du panorama,
au point de tenter de perdre la raison.

mïrlïtöñ

Articulations



Des mots zarticulées
aux rotules, aux phalanges
l’épure garde la trace
de présences changeantes
promises à la réclame
sous forme de chanson.

Ainsi la balançoire
mouvement ondulatoire
se prête à l’illusion
n’ayant de forme stable
que dans l’amplitude
de son oscillation.

D’un crayon leste & fin
suivant le métronome
cherchons l’intérêt pendulaire
de cette distraction
& attachons nous à rendre
cette balancelle plus aérienne.

mīrlīton


Et l’arbre qui s’épanche
en branches tout autour
& le ciel qui se penche
pour nous parler d’amour.


C’est d’aimer à se perdre
dans un trou tout là-haut
pour un morceau de bleu
à s’en laver les yeux.


Au vent du pendulaire
de l’extraordinaire –
dans les bras d’un géant,
redevenir le temps.


Caroline D.

« Au vent du pendulaire »,
bats, lent soir…

Diptyque ô taquet

Frayeurs

Frayeurs
🧞‍♂️
Dépêche
déjà la nuit se voile d’un fond de ciel noirâtre
Les ombres des frayeurs te coupent même le chemin.
🧞‍♂️
N’empêche
Chaque bruissement de suspendre l’arrivée des étoiles
& t’écoutes en secret le cœur de ta peur battre.
🧞‍♂️
mįrLītOn


Viens-t’en, dit Chaperose à l’enfant déroutée
la peur trouve son plaisir à être déjouée

🧚🏻‍♂️
Mais avant qu’on s’en aille…

Vas-y voir le raton affalé sur sa branche
et chante-lui qu’il sache :
🧚🏻‍♂️
… Ton matin emballé sur un bleu d’océan
entre mine d’esquisse et vent de papier blanc
un bonheur déroulé tout d’azur et de sang…

Il bat dans son bruissement
le coeur du coeur du monde
et berce le mirage dessus vagues & flots
qu’encore on se laisse prendre aux mots


🧚🏿L’ange bleu a trouvé sa route 🧚🏿


carOline D.

Grondeurs

Grondeurs

Lape, Lip, Loupe
Ajuste ton regard noir
Binoculaire!

Rapide sur les pattes
Croq, Cric, Crac
Une fuite éperdue
Pouce! Patte en l’air!

Si on jouait : loup y es tu?
Où ça qu’on s’carapate ?
Même qu’on se cachecache

Toujours, c’est p’u’pti qui gagne.

miRliTon

S’accroche


De dos
🌕
Fine filasse
………..Sort de l’eau,
(L’onde aux canards),
Se marre, s’ébroue,
………sèche sur place,
S’accroche au rocher
………..Ébouriffe sa coiffe
se fâche contre elle même

Elle m’oublie…………
Hélas!
~
Mirliton


& tout ce temps,
la belle y voit le lien –
celui de la mygale
qui glisse à travers l’onde
sur les pourtours du vent


& si sur le rocher,
sa peau s’abime un brin –
ce n’est que l’empreinte du jour
sculptée de doux et d’inutile
de tendre et de futile

Elle y pallie le bout de blanc
sur sa bouche vermeille

caroline D.

Outre mer

Outre mer

Pas besoin d’petits bois
Quand les lèvres se contentent
Racontant le grain……..sous les doigts
D’hélice………..d’un corps de paysage.

Pas besoin d’histoires ……..bavardages
Quand rêves éveillés
Tu en sors envie……excité(e)……d’y croire
La fièvre coule à l’or………en un fil d’espoir.

Pas besoin de chercher……..là-haut à y voir
Quand dans l’arbre s’espacent
Les trilles appuyées en métal………….& sonne
La mélodie d’adieu……..d’un oiseau de passage.

Pas besoin de crier …………d’ancre & de naufrage
Quand le plus bas des vagues…….te découvre ballotée
La peau salée tendue…………dans ta coquille des flots
& toi entre deux eaux ………………à poursuivre un mirage…..

Arrimage du Mirliton

(chansonnette)

peinture sur bois
.60/80cm .j’y Beaujean 2021

Plongeons dans nos pensées


Une roulotte de plage entre en scène dans la mer.
Elle en sort en tenue & descend se tremper dans le bain,
l’eau est fraîche
Nous plongeons nos pensées dans les siennes.

C’est un simple médaillon comme un regard posé sur une histoire éteinte
Impossible d’être en elle, nous en restons à la ligne de flottaison
Seuls peut être les poissons en gardent un souvenir immergé.
Nous perdons pieds à chercher où l’hippocampe.

Mirliton


….Et d’y voir l’amour
multiplié par cent,
la vie qui s’époumone
et le coeur qui s’étonne

Et d’y voir le jour
y enlacer une âme
pour la poser tranquille
sur un instant qui passe


caroline D.

Onomatopée de concert



L’onomatopée anonyme
🧚🏿
En perspective cavalière
Déliées du sol au ciel
L’écho transcrit en deux
D’un bruit, d’une moue
D’un fou rire de hibou, oh!
De ces filles qui s’effeuillent ,
Se montrent en nature, elles
Se décrivent au soleil

🧚🏿
En mode démo stylo


🌕mìīíRliton🌕

M’en vais m’étendre un peu
Rire sur un tapis de sable
Le corps affublé d’une histoire
Tout de blanc et de noir

Sur la plage de ces dames
Autant de maldonnes versées
Mais l’eau y est assez salée
Pour y cacher les larmes

⚪️caroline D.⚪️

Mes dames

Faites un geste
Macadam, mesdames du goudron
Loulou a pommé son ami
Le p’tit ragondin gris
la peluche à mâchouilles
L’avis de recherche du chiffon est lancé
L’hautaine, elle lit la presse
« Au clairon du crayon »
L’infâme ragot de la méduse
Là, elle trempe l’encre de sa pensée
Aiguisant ses réclames de drames
Madame se fait la belle
Dans le débord du lit
Rêvant de chavirer
Elle s’y voit, elle s’y plait.
Les esquisses / j’y Beaujean 2021

Femme grenouille

Femme grenouille
🧚🏿
À prendre ton élan en ressort
Ton idée, tendre l’arc au départ
& l’essor du mouvement : parabole
🧚🏿
Mais comment prévoir gagner l’envol
quand prise du désir indéfini d’espace
tu voudrais suspendre à l’instant
l’inéluctable gravité de la chute?
🧚🏿
« Tu cherches tes ailes, grenouille
aux regrets des ricochets,
à la merci de l’arrivée,
Tu rejoins,triste, ta flaque. »
🧚🏿
mìíRlįTon
Blanche d’Espagne

Des rails

Des rails

🎢Vive démesure dans la nature des choses
Des mobiles policés s’expriment.

L’épicé mise cul & chemise,
sur la voie rapide du discours où l’on
déplore, déploie les lèvres encore humides,
les mots sous l’emprise du rail.

À coiffer la lune d’un voile noir
ajouré de vertiges & mensonges,
la langue où tu glisses ta voix
se pourlèche toujours d’un écho.

Reste ainsi enivré l’esprit vague,
voyageur immobile du roulis.

🌪
miRliTon


🌬Mais le voile, dis-moi,
qui l’y avait mis?
Était-ce un coup du temps peut-être,
d’une plage sans personne?


Il se rendait pourtant sans mal
jusqu’au bout du matin.
Surtout là où le jour ne tenait qu’à un lac,
parfois une rivière.


Il débarquerait donc sans hâte
le moment venu.
À l’instant de l’exactitude.


D’ici là, il y avait la fenêtre.
🧚🏿
caroline D.

Potin

Potin ( à la tête d’indien)
🌑
Des fleurs banales encombraient le chemin des indices
Quelques pierres éclatées rendaient la piste bancale
L’âme Indienne, je cherchais l’empreinte du temps
Dans des feuilles éparses, un soupçon de chêne
L’ancêtre des talus faisant souvent cachette
Aux perchés étonnés qui me r’gardaient de haut.

🌑
mirliton
🌕
Potin

De mémoire



🌑
🌬De mémoire d’éléphant
Longtemps lointain
Un souvenir d’enfant
Remonte des oubliettes
L’infini océan des pensées
D’où s’échappent
Rires, poursuites, cachettes
crier, bouder
Retrouver les visages
Laissés dans le marc de café
& S’endormir enfin content & fatigué.

🌑mìRílîtOń🌑