Articulations



Des mots zarticulées
aux rotules, aux phalanges
l’épure garde la trace
de présences changeantes
promises à la réclame
sous forme de chanson.

Ainsi la balançoire
mouvement ondulatoire
se prête à l’illusion
n’ayant de forme stable
que dans l’amplitude
de son oscillation.

D’un crayon leste & fin
suivant le métronome
cherchons l’intérêt pendulaire
de cette distraction
& attachons nous à rendre
cette balancelle plus aérienne.

mīrlīton


Et l’arbre qui s’épanche
en branches tout autour
& le ciel qui se penche
pour nous parler d’amour.


C’est d’aimer à se perdre
dans un trou tout là-haut
pour un morceau de bleu
à s’en laver les yeux.


Au vent du pendulaire
de l’extraordinaire –
dans les bras d’un géant,
redevenir le temps.


Caroline D.

« Au vent du pendulaire »,
bats, lent soir…

Diptyque ô taquet

S’accroche


De dos
🌕
Fine filasse
………..Sort de l’eau,
(L’onde aux canards),
Se marre, s’ébroue,
………sèche sur place,
S’accroche au rocher
………..Ébouriffe sa coiffe
se fâche contre elle même

Elle m’oublie…………
Hélas!
~
Mirliton


& tout ce temps,
la belle y voit le lien –
celui de la mygale
qui glisse à travers l’onde
sur les pourtours du vent


& si sur le rocher,
sa peau s’abime un brin –
ce n’est que l’empreinte du jour
sculptée de doux et d’inutile
de tendre et de futile

Elle y pallie le bout de blanc
sur sa bouche vermeille

caroline D.

Outre mer

Outre mer

Pas besoin d’petits bois
Quand les lèvres se contentent
Racontant le grain……..sous les doigts
D’hélice………..d’un corps de paysage.

Pas besoin d’histoires ……..bavardages
Quand rêves éveillés
Tu en sors envie……excité(e)……d’y croire
La fièvre coule à l’or………en un fil d’espoir.

Pas besoin de chercher……..là-haut à y voir
Quand dans l’arbre s’espacent
Les trilles appuyées en métal………….& sonne
La mélodie d’adieu……..d’un oiseau de passage.

Pas besoin de crier …………d’ancre & de naufrage
Quand le plus bas des vagues…….te découvre ballotée
La peau salée tendue…………dans ta coquille des flots
& toi entre deux eaux ………………à poursuivre un mirage…..

Arrimage du Mirliton

(chansonnette)

peinture sur bois
.60/80cm .j’y Beaujean 2021

Onomatopée de concert



L’onomatopée anonyme
🧚🏿
En perspective cavalière
Déliées du sol au ciel
L’écho transcrit en deux
D’un bruit, d’une moue
D’un fou rire de hibou, oh!
De ces filles qui s’effeuillent ,
Se montrent en nature, elles
Se décrivent au soleil

🧚🏿
En mode démo stylo


🌕mìīíRliton🌕

M’en vais m’étendre un peu
Rire sur un tapis de sable
Le corps affublé d’une histoire
Tout de blanc et de noir

Sur la plage de ces dames
Autant de maldonnes versées
Mais l’eau y est assez salée
Pour y cacher les larmes

⚪️caroline D.⚪️

Mes dames

Faites un geste
Macadam, mesdames du goudron
Loulou a pommé son ami
Le p’tit ragondin gris
la peluche à mâchouilles
L’avis de recherche du chiffon est lancé
L’hautaine, elle lit la presse
« Au clairon du crayon »
L’infâme ragot de la méduse
Là, elle trempe l’encre de sa pensée
Aiguisant ses réclames de drames
Madame se fait la belle
Dans le débord du lit
Rêvant de chavirer
Elle s’y voit, elle s’y plait.
Les esquisses / j’y Beaujean 2021

Potin

Potin ( à la tête d’indien)
🌑
Des fleurs banales encombraient le chemin des indices
Quelques pierres éclatées rendaient la piste bancale
L’âme Indienne, je cherchais l’empreinte du temps
Dans des feuilles éparses, un soupçon de chêne
L’ancêtre des talus faisant souvent cachette
Aux perchés étonnés qui me r’gardaient de haut.

🌑
mirliton
🌕
Potin

De mémoire



🌑
🌬De mémoire d’éléphant
Longtemps lointain
Un souvenir d’enfant
Remonte des oubliettes
L’infini océan des pensées
D’où s’échappent
Rires, poursuites, cachettes
crier, bouder
Retrouver les visages
Laissés dans le marc de café
& S’endormir enfin content & fatigué.

🌑mìRílîtOń🌑

Vol au vent

Rien ne presse, presque ……………………….Suivre sa piste
l’allure des petits pas, …………trace la ligne des pointillés
un peu hautaine. ………………………en trouver l’équilibre
Au croisement du regard ……………..une balance d’aigus
ne te retourne pas. ……………………..courbes aux volants.

mįrlįTōń

Figures de flammes

Figures de flammes

La nuit tendue de noir
où seule s’agite dans la lumière d’un feu
comme un début de cendres.

L’étendue de la plage en silence crépite
& ton esprit s’en va, vague incandescente
quand tu le laisses aux flammes.

~Mir li ton~
Figures ~j’y beaujean~ 2021

L’appareil du conte

L’appareil du conte

(Mode d’emploi & boniment)
💥
Par exemple le conte de l’araignée tapie dans un coin,
l’air de s’ennuyer, récolte un brin de désordre
que le vent soulève, l’accroche en trophée à sa toile.
L’éphémère se vante de pouvoir rester
longtemps à califourchon sur le fil du temps
droit et ténu,accordé comme un rayon.
💥
Ce constellateur ( breveté SGDG) est un conteur d’étoiles
remplissant les secteurs d’un ciel d’allusions.
L’appareil retord l’espace d’un instant les distances
les unies en figures imitant la divination
& constructeur de graphes, compilateur d’histoires d’éléments,
il constitue la toile, la diffusion d’étoiles qui percent la nuit,
s’amuse à définir les contours des illusions
accélère les spectres des contes
& restitue en splendides fausses couleurs
le champ, le chant de l’indéfini silence de l’horizon.
💥
Mirliton
💥
(en vente dans nos rayons)


🌬

Sans oublier, cher Mirliton,
le vent levant.
Qui une fois devenu complice,
sans retenue ni faux-semblants,
se jette en vent d’avant quand il le faut
et de devant quand ça lui chante.
Toute histoire y sert son vent.

🌬
Sans son insistante caresse,
ses moments de douceur et de tourbillonnant,
bref, sans ses carillons entoilés,
la fable ne serait
que page entre les doigts.
Et qu’on ne s’y méprenne pas :
le vent saura y faire encore, le nez au ciel,
et hop! la bouteille.
Tout conte se raconte ainsi,
sans détour ni charivari.
Ou avec, c’est selon.

🌬
caroline D.
🌬

Facettes

Facettes
🌕
Premier couplet

Quand tu te grises & danses, virevoltes,
t’installes, madone du dancing
tu lèves la poussière, te penses sirène des toupies
fleur, jupe ombrelle & propres souliers lacés
adorent quand tu uses, rayes le fil du plancher.
Bravache, l’étourneau, un sot sombre héros
ourdit un complot : toujours t’étourdir de mots.
🌕

Refrain

Tourne un peu la tête, ma Mire ma belle
girouette, ton axe de bilboquet
Penche sur toi même, dépêche tes mirettes
Facettes, tu vois ta vie filer

🌕mirliton🌕

La délicate

Il était
Plus que temps de se faire une pelisse.
La petite au triangle ouvrait même de grands yeux
& délice d’essences ou d’un geste rapide
elle découvrait son corps à la chaleur des envieux.
L’onde l’entourait de cercles chromatiques
la fraicheur du bain lui donnait des frissons.
En elle, elle sentait poindre en une couleur exquise
la douceur d’anguille d’une langue rose ou bleue
🦚
mìîíRliTon
🦚
Mais quand même, se dit-elle,
à quoi bon traverser une esquisse
sous un ciel avaleur de charbon?
Me donnera-t-on là-bas une jambe de femme
en échange de ma jambe de biche?
Tellement que je boite, le chemin sera long.
Il faudrait que le jeu en vaille le vallon.


🦚caroline D.🦚

Envisager

Envisager
🌑
Comment envisager
La couleur qui fleurit, qui gomme aussi les traces
Une face géographique qui découpe des méandres
Une passante qui passe lentement dans le cadre
et traverse en gros plan un rose-étincelle.

MirLiTon
🌑
Peintures sur bois 123/83cm/ j’y Beaujean / 2021

🌕
C’était d’imaginer
plus loin
un immense champ de fleurs
un long mouvement de coeur
et la belle qui marche
les yeux sur le bitume
et ô coup de fortune
le saphir et l’émeraude
tournés vers le vermeil
murmurent à son oreille
qu’on traverse les jours
pendants de corps et d’âme
près d’un ciel échevelé


caroline D.

⚪️
ces pensées sombres & roses lui venaient de la nuit
détaillant dans le noir les éclats des lumières
qui pointent au lointain cet air infini de pénombre
la nuit était belle aussi
du murmure des feuilles
d’envols proches et soudain
des corps alanguis du plaisir qu’ils donnent
….

mìîírliton

Belle

Belle

Belle adore fredonner le refrain
aimable comme un chien fou
Elle accueille en vadrouille
une souris qui piétine malhabile
dégringole attirée par le vide.

Attifée dans un gros grain de tulle
le bassin en bas flotte , ondule
de décors en fleurs de spleen.

Quand la voilà qui rentre
La nuit déjà grise mine
Elle s’inquiète d’une ombre
alors qu’une fine lune se voile
d’une larme de romance,
Une lame de cratères s’illumine.

mìíRlïtøn

La couleur en cadence

La couleur en cadence

Le chemin creux est doux
presque inexistant
L’habitude sans doute.

Plongée dans mes pensées
les souvenirs fleurissent
Une marche sans but

Juste délier l’instant
Suivre à travers les ombres
la couleur en cadence


mirliton


& d’y voir le temps
se coucher en refuge
là où l’oeil et la lèvre
se posent tête basse
comme rivière en cheveux
et vent de girond doux


caroline D.

L’accroche cœur

L’accroche cœur

Fillette alanguie d’espérance
du gris du ciel mélange
sa pensée aux nuages.

Elle accroche
à ces figures changeantes
des visages de coton
& du blanc du mirage
ce double d’un miroir
lui parle de l’envie
de ne plus être seule.

miirliton


Elle longe des parfums
de rivières et d’embruns
de sauge et de lavande
de Paris en Mirande
et tout ce temps elle cueille
Achille aux mille feuilles

caroline D.

À l’abandon

Toujours,

Griphon fait des gammes
Patine du crayon
Il cherche dans l’ébauche
L’ombre des dames comme une apparition.
Elle,
est posée,
s’installe dans un coin, sur la roche
Un sentier suit la côte
&
Son âme noyée aux algues
Elle laisse aller sa larme.
Oubliant l’horizon & le reflux en vagues
Le nez dans ses chaussons
Elle renifle son histoire d’abandon.
🌑
[mirLitOn]

J’éternue

J’éternue

J’étais renue ? encore remuée
murée dans l’admiration
du miroir de l’armoire
dans l’éther d’argent, mise à nue
à l’aise dans la profondeur de la surface
je reste un moment à l’arrêt………

…..faut quand même qu’j’me dépêche
que j’mette les voiles, la carapace
me carapate avant qu’l’émir arrive.

L’émir est, dit-on, un peu lyrique,
lubrique aussi quoi qu’il fabrique
du regard insistant y t’déshabille
Il veux toujours renouer avec la une
des mirages des mille et une nuits.

L’émir Lit-on?

🦚
Pendant ce temps l’oiseau
n’y pourra que l’oiseau
comme le vent
n’y saura que le vent


Si les nuits d’écritoire
fabriquent des images
et les voeux oratoires
tricotent des mirages
il reste que le ciel
suit son propre chemin
prêtant son soleil clair
aux matins grands ouverts

caroline D.
🦚