Vagues à l’âme

Vagues à l’âme

Cristalline Fée moustique
Tu te guides à la chaleur du corps
Cette fièvre de vie

Piques
& t’accouples à la chair rayonnante.
La chaleur & l’envie

Vague à l’âme


Son visage en souvenir
Même la découpe de l’ombre te le rappelle.
Sans vouloir voir le paysage, lasse ,
tu somnoles au fauteuil du jardin

Caresses
« La chaleur » dit elle

Mirliton

🐞

L’illusion vagabonde

L’illusion vagabonde

(Survol d’un corbeau)
La sirène en vigie a l’envie vagabonde.
La ronde de l’oiseau s’étend-il en mirage?

(Attendre)
La peau encore salée quand s’ouvre la varaigne,
Elle est prête à essuyer à nouveau des lames
& entend chaque marée la délivrer, l’emporter,
La changera d’escale.

(Le sel du ciel est bleu)
Son bassin est tendu, s’ouvre à la vague,
Mais, dévisageant l’amarre,
Encore noyée de larmes,
Elle se voit à jamais prisonnière d’un rivage.

Mirliton

⚪️

(Cependant)
Étrangement la mer au milieu de sa chambre.
Tant que la vague dure, si chimérique soit-elle,
elle fuit dans les parfums de son corps et du monde
.

Caroline D.
⚪️

L’insomnie

L’insomnie

Un couvercle de coton nous cache les étoiles ;
la voie n’est plus lactée, elle est indiscernable.
Dans la nuit qui se grise d’une lumière urbaine,
une lune blonde tourne en guise de hublot .
Le silence est ponctué par le chant des sirènes
& moi, la chouette qui pose, je me colle au carreau.
🌒
Mirliton
🌔
Verdoyance


Mon olive, mon acier
Je t’imagine tendre
Sur des côtes d’ardoise
Et des blancs de soleil

Mon acier, mon olive
Je me penche et me tourne
Vers ta lune et ton vent
Pour y savoir fortune

Que j’y danse sur l’eau
Ou sous un ciel d’été
Le monde reste ma rose
Mon chant et mon miroir

Et si je vais nu-pieds
C’est pour sentir la terre
Et entre mes orteils
Le coeur des océans

Et le rouge du vin ?
c’est pour mieux boire, mon enfant

🌑
caroline D.
💎

Nuisette

Nuisette
🤸🏿
« Ta p’tite chemise, ma petite
& tes mandibules de savon
dispersent à la surface nylon
ton corps légers flocons . »
🤸‍♀️
ou épuisette
🤸🏿‍♂️
« Las de suivre en cachette
ton effeuillage, Marguerite,
ma dérive des compliments
me plonge à contre courant. »
🤸🏿
Mirliton en scaphandrier
🤸‍♀️
« D’oeil et de narine
& de génie des ombres,
le sourcil en dit long
sur l’écume de l’âme.
Le soleil d’une joue
suffit à réchauffer. »
🤸🏿‍♂️
caroline D.
🤸🏿

La femme hirondelle

La femme hirondelle

D’en haut, les voyages ressemblent à de lointains rivages
& L’air où l’on se pose, emporte la voile au large.
La terre prend des allures froissées de cartes
Où se balance, en un rêve immobile, un corps léger de femme
Une hirondelle éprise de soleil qui dérive noire d’orage
& ses lèvres s’entr’ouvrent pour qu’une plume parle,
Parte, se décolle du naufrage & cherche dans sa chute l’extase.
⚪️
Mirliton
⚪️
Ni de s’attendre au ciel, dit-elle.
Ni aux chemins dormants.
On n’y voit bien le temps qu’à hauteur d’âme.
Sans jamais trop savoir. Ni le bleu ni le noir.
Sur les lignes de brumes comme sur les courants.
Dans les vents comme ailleurs.
Au jour du temps qui passe.
⚪️
caroline D.
⚪️

Le jeu de l’image

Le jeu de l’image
~~~
Quelquefois l’ébauche d’un visage tient à sa fragilité,
à la rencontre des traits dans une ressemblance entrevue,
au feu instantané d’un visage imaginaire .
{}
Chaque élément est inventé sans approcher le détail.
Rechercher l’arrivée d’une présence, le jeu de l’image.
Qui est tu pour retenir ainsi mon attention?
}{
Un double? Un regard croisé?
Qui?
<>
Mirliton pictor
Rebonds d’âmes
🌑
Dès qu’une présence se forme, le jeu de l’attention commence.
Ainsi la suite, qui existait déjà, se déploie et marque l’histoire.
Des rebonds de crayons comme des rebonds d’âmes.

⚪️
caroline D.

Sombre

« Les bulles du bathyscaphe tachent le soupirail,
Une idylle sous cape se mouille au paysage
& leurs pleurs de soupentes serpentent sur le village. »
🕸
Mirliton
🕸
photo j’yb
🕸

« Et d’y voir l’amitié en ces toits d’épousailles,
Les escargots d’épaule blottis à l’infini
& le ciel-coton voué aux barbouilles de saison. »

🕸caroline D.🕸

Au bord de l’eau

Au bord de l’eau
⚪️
L’ arrondi du lac en plat mirage,
l’obscur miroir ondule & trouble le paysage.
Les arbres y bougent en reflets & plongent d’en haut.
Au bord, un rocher, de nature si calme, se repose.
La pluie parfois dessine des ronds dans l’eau.
⚪️
Mirliton
🌑

La langue du sommeil

La langue du sommeil

Quelques visages nous reviennent,
Des bruits. C’est ça ! Un mélange
de rires, d’éclats de pleurs, de frôlements.

Avant les paroles, toujours ce sentiment qu’une histoire s’installe.

Les voix , pas les mots,
ajoutent une profondeur au paysage.
Quelquefois le corps à corps
échange les langues,
Mot à mot sur les lèvres.

Soudain en bris de glace.
L’image en reflet s’éteint
au cri du réveil matin.
🌒
Mirliton
🌔
Oh! là, mais pas trop vite,
donnez-moi un instant!


Pendant que la nuit passe,
on peut quand même se demander :
Elle s’en va où la chanter’elle
d’entre les altitudes?


En grande eau de rivière
portée par mille morceaux de ciel?
Et là, tout près…
Le discus bariolé rêve-t-il d’un baiser de lune?
Et le singe cueilleur connaît-il le daim égaré?


Bien l’merci pour le temps.
Mais je vous l’dis ou vous l’dis pas,
c’est la folie des roses qui capture les songes.

🌒
🌬caroline D.
☁️

L’oubli

L’oubli
🌑
La nuit qui rampe
sous son air de rien faire
Les grimpantes escaladent,
lèchent les friches.
Les murs aussi lézardent
Attendant la reprise du mystère.
🌑
Le jour, les feuilles digèrent.
🌑
Mirliton

⚪️
Et tout ce qui se dit
dans l’infléchissement.
Des mots entre les feuilles
sur de longs bâillements.
Pour tout ce temps toujours,
une histoire à se lire.
⚪️
….
De quoi se souvenir.
⚪️
caroline D.

L’alliage

Lorsque quelques heures sont passées sur le tableau, où depuis déjà longtemps le dessin est là, posé, fixé, interrogatif ;
reste à choisir des couleurs.

Un velours dans les sombres, brun rouge de tenture ou vert d’ombres
& l’indécis des clairs, un gris pointe polaire dans un vert à la limite du bleu ou un jaune délavé jusqu’à l’acidité.

Plus le nombre de teintes augmente, plus l’alliage est délicat. La couleur baisse le contraste du dessin mais crée l’ambiance, le climat de l’histoire, la perspective .

L’image commence à s’imposer , l’œil a retenu la figure et peut continuer , même la nuit ,à réfléchir aux teintes, à la pose. Revenir sur la tableau, reprendre la partie et savoir quoi faire.
Les journées se succèdent à polir l’accord, à chercher à le rendre d’un désir incomparable, à donner la larme à dessein.
« L’au revoir. »
Peintures sur bois
j’ybeaujean 2021
⚪️
⚪️
🌑mirliton🌑
☁️
🌬jusqu’à ce qu’il apparaisse
dans le sens
de la nuit
là où se succèdent souvent
les teintes indécises
ou du jour
en plus sombre peut-être
mais plein du désir qui monte
c’est ça
on voit déjà la pointe claire
et le dessein des larmes
même sur le velours
⚪️
⚪️ caroline D. ⚪️
⚪️

L’hésitante

Femme nue hésitante aux gargouilles tapies.
Des pierres fines la coupent,
figent sa figure d’un geste de repli,
Grimaçante, elle trouble un peu le fil de l’eau.

Elle, en robe de lumière & les rayons la dardent
& perdue pour perdue, en tremblant elle s’agace.
Rassemblant son courage, s’écorchant au passage,
Se griffe à fleur de peau, entame la surface.
Dans l’ivoire de la glace, elle cherche la façon
D’écarter les piques & d’avaler ses larmes.
Protégeant son sillon & démêlant sa toile,
La vénus poursuivie par un soupçon d’ âme,
S’ inquiète, le nez en l’air du vent des voiles.

Mirliton

🌑
C’est vrai qu’elle est belle, nue.
Plus belle encore qu’elle ne le sait.
Par tout le sel des écorchures
et du repli des larmes, et
seulement toujours dans l’instant,
elle n’a d’âme, ou presque,
que pour la soie des eaux.
Sa lumière tombante enveloppe
le bord du monde et son coeur
se suspend au ciel de l’abandon.
L’hésitation est dans le poids
de son pied qui se pose.
⚪️
caroline D.
🌑

La nature du miroir

La nature du miroir
…………………………………………………………..
Qu’une eau se glisse comme une peau
Frissonne lisse à l’arrondi du paysage
Miroite en surface étendue d’éclair
Flotte à l’unisson du plat vif argent
& l’opaque mare se fige dans le miroir.
……………………….
Mirliton
…….

photo j’ybj 2020.
………….

La surface

Chaque embarcation s’attache,
à l’abri au port , les cordages trempent,
la surface en miroir………………………………..
……………..Où le temps devient une image,
des amours de chêne dans l’eau,
des jeux de branches et de nuages
et le bercement d’un bateau.
⚪️
mirliton ………………………………….
……………………………& caroline D
⚪️

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