Divaguer

(Peinture sur bois-2020)
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Divaguer
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Arrondir les anges
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Tourterelles sans aile
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Les pictes s’expliquent
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le tournis Coriolis
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En volant d’hélice
Hélas entre en lice
La malice élastique
d’un saut en précipice
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Mirliton
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Vas-y, j’te vois,
Nage jusqu’au coucher de lune
Le ciel dans son allant
Sera partant de nous
Et le jour, joli fou
N’y verra que du temps
Alors vas-y, vers ça
Vases communicants
Le jour versera
Mille champs en pignons
Près de nids bien rondelles
En bordure de l’étang
Où la grande diva
Embrasée sur le bois
Qu’elle soit gation ou pas
Y est encore si belle…
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Caroline D.
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Sirénade

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La pêche n’est pas miraculeuse
Les filets se démêlent,demênent, même
À sortir toutes les sirénaïades
Poissons-chats, loups de mer,
Grondins de Napoléon, chaloupes
& bernique! V’là t’y pas une sirène d’alarme
Une femme-chat miaulant
toutes les grandes eaux d’son corps
Pleurs à peur
Sérénade : « j’veux plonger en ville d’Ys!»
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Mirliton
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Devant son doux gémissement
depuis son aurore rompue
dans un trou de l’eau et du temps,
des ruisseaux qui passaient par là
se sont glissés ‘travers la grille
pour y retendre l’aube tendre
et chanter clair au beau matin.
Et son long corps s’est retourné.
Et tout son ventre avec.
Cependant que céda l’effroi
et que s’ouvrirent mille fleurs
comme autant de bras et de coeurs.
Et le ciel y resta penché
sur l’orange des jours.
~
Caroline D.
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Les p’tits phénomènes

Les p’tits phénomènes
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Quelquechose se pointe à la mine du crayon
Démarche en trame
Descente d’escalier
La chouette effraie.
…..

La lumière projette l’aventure sur les murs
Un conte à dormir debout
S’arrache au cœur de la nuit
Quand nos destins se croisent.
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Mirliton
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Passé leurs palis réciproques,
deux corps s’invitent en souriant.
Sous un coeur tatoué en l’air,
ils engagent le vent.
De son côté, beau comme l’heure,
le chat-pianiste joue.
Mais pointe là ou pointe ailleurs,
l’horizon trace tout.
~
Caroline D.
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Virevolte

Virevolte


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Une révolution de ballet!
Rayonnante d’énergie,
Elle s’enivre & se grise.
Sous l’emprise des spirales,
Son vertige d’étoile la délasse.
~
En espadrilles, tu glisses,
Enroules
Un volant dérobant;
Dévoiles
le diamant des regards.
~
« Au hasard heureux de l’escarpolette ».
Dixit Fragonard
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Mirliton
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Ô mais l’aube…
Qu’on l’emmène elle aussi…
Les rêves coulent à flot
dessous les souliers plats.
Et regarde le temps
qui s’en donne à coeur vent…
Alors en balançoire, tout l’monde!
Et n’oublions pas l’aube
pour y semer le jour!
On n’a jamais assez de jour…
Ni de nuit, d’ailleurs…
~
Caroline D.
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L’amazone

À

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Chercher aux antipodes

l’équation à une inconnue

Gratter la terre plate

L’horizontale en large

Cultive le paysage.

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Peinture sur bois •100×80 • j’ybeaujean • 2020

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Assise dans les nuages

Rester là,accrochée à une place

L’âme au ciel

À forger les images

À tendre des mirages.

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Mirliton.

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On s’en voudrait de n’avoir pas le temps
Devant les cercles poudreux de chaleur
Les ciels bleus de bonheur
Et le monde devant soi
On s’en voudrait, n’est-ce pas.

Caroline D.

L’entrevue

La lumière des voiles

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Mise à nue, lente , elle s’éternise,
Cache sa pâleur, sous un drame interlope.
*Luisante de sueurs, l’abandon l’interloque*
Elle s’enroule, pâlit,femme vive,
un suaire doucement l’enveloppe.
~
« La nuit, veux tu voir une teinte?
-L’ardent charbon me tente.»
*Dans ses yeux, luit un miroir sans tain*
Un soupçon d’ombre semble l’avoir éteinte,
Alors,elle reste en dedans,
en eau, en fuite, en cendres*
~
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Mirliton
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La patine des jours
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Elle regarde les fantômes
s’éterniser sur l’étamage.
Se confondre et se perdre,
et s’étaler sur son image.
Jusqu’à voir autrement le monde.
Elle rêve comme rêve l’arbre.
Vêtue d’écorce, tendre et dure.
La neige peut être moins froide.
Et les feux moins brûlants.
Mais ardente ou voilée, la matière subsiste.
Belle d’eau vive ou de poussière.
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Caroline D.
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Notes nocturnes

Découpes de fugitives
facilement lointaines.
grimée d’ombres
Passe une souris.
nuages épais
La lune cachée sombre
dévorée de caresses
Comme tu l’aimes.
Tapi sous les fougères
L’œil en bille de lumière
Enveloppé de peurs
Couve la nuit.

Mirliton
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Qu’elle s’y love et s’y noie,
penchée sur le faiseur de nuits
et l’orbe caché des couleurs.
Bien sûr, et pourquoi pas.
C’est toujours si bon et vivant.
Le corbeau et le daim. Le lapin et le chat.
Et là que la taupe s’en mêle.
Autant de beaux minois.
Non mais vraiment, pourquoi pas.
Ainsi. Voilà.
Vois là, qui s’y love et s’y noie.
~
Caroline D.
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L’éclat

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Le vent soulève la jupe
sous la voute d’étoiles
La toison brille d’étincelles.
Demi-ciel de saison!
Je te vois Lactée,
Emportée,isolée
Constellée
La nuit à l’abandon.
Prisonnier de sa toile
De l’écrin de charbon
brille la pointe de l’étoile,
Comme un enfant nu, rosé,
Qui se plaint sur la dalle,
Larmes oubliées de l’espace.
~
Mirliton
~

Et toison, ô tendresse
Toi qui encore l’obsèdes
N’y viens pas sans le vent surtout

Le jour a besoin d’air
Et d’or d’horizon

Le regard est géant
Jusqu’au sureau céleste
Pour autant de fruits
À y prendre

Caroline D.

Icare

Icare s´y prépare, se colle,

S’habille en noir de plumes

Semblant l’oiseau qui vole

& prendre l’air déjà

d’un rêve d’aventure.

~

Mirliton

~

Et même si à genoux

au seuil de son regard

un autre lui redit tout ce qu’il sait déjà,

la vie reste la vraie joueuse

et elle enflamme son rouge pion.

~

Caroline D.

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Découpes & couleurs

L’ombre s’achemine

Les découpes en sont jetées

D’une matière grise

Le noir tire les éléments.

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« En grande conversation « ~ coloriage~ j’yb~2020

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Et j’y saurai le monde

Comme elles l’auront su

Dans la vérité pure

Et le mensonge vif

Le vert, le bleu, le rouge

Olive royale et prune

Tout sera vrai et faux

Mais je serai vivante.

~

Caroline D.

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Carnet : Destins

Être alerte.À l’arme.La larme vacille.Trop docile.Certes,elle,habile,se déshabille.c’est l’abîme. Le pli est pris.la piscine couverte.

& y plongeons.et ta bouée? T’es pas gonflée. Tu vas couler.

Être amer.À rames. La barque coquille.Trop oscille.Soudain,elle s’abîme, s’échoue. C’est l’abysse. Le repli,la dérive. La panique assurée .

& y cherchons la bouée.la brasse agitée et pas couler.

Dessins & couleurs j’yb 2020

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Et son abîme qui s’excite

à la vue du charbon

Le pli est clair

la coulée franche

Elle y lit l’endroit de papier

docile, certes, mais habile

la volée entrouverte

comme autant d’âmes au bord de l’eau

rêvant devant l’oiseau.

~

Caroline D.

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Bleu Vénus

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L’atmosphère féerique de l’oxyde de cobalt.

Lèvres pourpres, pulpes sanguines.

Nus bleus propre au trouble d’une planète.

Quant au sol,il résonne en lapis-lazuli.

Nous irons & rirons en éclats de zircon.

~

Mirliton

~

« Le jour du bleu Vénus,

le vent fut binaire.

Et les corps, fidèles,

thermiques et métalliques,

se donnèrent à la lettre.

Mais librement toujours.

Sans ad litteram. »

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Caroline D.

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Crachins

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secret

de bouche à oreille

Maquiller la vérité.

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« Le bleu, le gris,

et plus ou moins le ventre.

La courbe du Centaure

sous la chevelure folle.

Et sûr, d’entre les jours,

la neige, dormante.

Pour qu’une joue donnée

dans un rêve d’oiseau

se baigne enfin de lune. »

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Caroline D.

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Parfum

la couleur de l’essence

L’indifférence

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nez au vent

Mouvement en vagues

des nuages font encore leur ciné

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Mirliton

Galipette

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Les enfants préfèrent les galipettes aux galimatias,

Ou bien

les chansonnettes aux gros zopéras,

Ou bien

Le fou rire au milieu du repas

Ou bien

Une guerre d’oreillers,

Tu m’attraperas pas!

~

Mirliton

~

Pendant ce temps

la neige tombe et fond,

d’une préférence à l’autre.

Et les jours galipettent

sur un matin de Bach.

Jouez, enfants, jouez,

que nos coeurs entonnent!

~

Caroline D.