Songeuse,

Songeuse,

~

Elle nourrissait quelques pensées obscures

Qu’elle aimait reprendre;

Ajuster ses mots.

~

& quand le soir venu , allumé par la lune,

Elle voulait les redire

À son reflet dans l’eau.

Mirliton

~

Obscure
Elle voulait quelques lunes
Pour nourrir le reflet
Celui des mots et de l’eau
Dans le soir venu

Caroline D.

Sous terrain

~

Le sol accumule

En couches, de fines poussières.

Une suie qui s’infiltre,

colorée grise,

Qui descend,

Cherche l’interstice.

~

Dés qu’une porte s’ouvre

La lumière suit le même chemin

S’engouffre

Rebondit aux murs

S’étouffe dans l’ombre.

nous guide vers le haut.

~

Mirliton

Pays d’oubli ( Lamento )

J’allais te dire

Partir, la roue tournait,

serrée, dans ta cage dorée,

J’adorais au creux te garder

Garder ton secret sommeil.

~

J’aurais dû t’y suivre,

Pars! Courir ton sentier

Envolée, gorge serrée

Je ne retrouve plus en creux

La chaleur du lit parfumé.

~

Plus voulu de caresses,

Moi qui buvais ta bouche

Partie, ma belle lassée

Tu oublies, enfin t’essaies,

La prison d’être aimée.

~

Mirliton

~

Mélancolie

Mélancolique

Certains visages évanescents

Nous plongent dans des pensées hypnotiques.

~

Bien qu’une robe en toupie

Noire de volants évoque le deuil

& qu’un appui, une chaise vide,

Laisse la place du revenant;

~

Un regard, pareil

au portrait romantique d’Aline Chassériau,

inscrit dans l’ovale parfait de son visage,

Une langueur mélatonique.

~

Mirliton