Souvent la fable…

Tu dis quoi ?

Souvent la fable
veut nous convaincre
Du caractère animal du bon sens

Les objets en demeure de faire pareil ou même
S’arment de patience.

Ainsi
Les seaux ont bien des anses
Attendant de pouvoir voyager
& les murs des oreilles
Tout en restant très muets.

À l’inverse, il est vrai
Les sots ont des oreilles
& trainent les rumeurs
Avec certaine aisance.

mirliton

Remuante

Remuante

La nuit était fragile
Quand sous son air de geai
Le souvenir des corps qui exhalent
Une saveur de lave
Un bouquet de sueurs
la laisse sans sommeil
L’œil dans l’ombre écarlate.

mirliton


C’est tout le balancement qui change
de la nuit et du jour,
le sentier du rêve qui se perd
dans l’aube qui approche.


Et tandis qu’elle s’enveloppe
d’un long morceau de temps,
le ciel enlace la montagne,
fidèle à son rose serment.

Caroline D.

Maquis

Maquis

Souvent comme un voile

Sous la lèvre mordille un sourire éteint
Les couleurs maquillent le spleen, le griment
L’air d’oiseau perdu fragile d’une tristesse
légère, un instant arrête une fuite volatile.

mirliton


Tout depuis l’envers du temps


C’est ce rêve à n’en plus finir
de ce qui danse sous le yeux
par l’eau et le ciel.
De ce qui ne demande rien
qu’être et aimer le temps d’y être.

Caroline D.

Frayeurs

Frayeurs
🧞‍♂️
Dépêche
déjà la nuit se voile d’un fond de ciel noirâtre
Les ombres des frayeurs te coupent même le chemin.
🧞‍♂️
N’empêche
Chaque bruissement de suspendre l’arrivée des étoiles
& t’écoutes en secret le cœur de ta peur battre.
🧞‍♂️
mįrLītOn


Viens-t’en, dit Chaperose à l’enfant déroutée
la peur trouve son plaisir à être déjouée

🧚🏻‍♂️
Mais avant qu’on s’en aille…

Vas-y voir le raton affalé sur sa branche
et chante-lui qu’il sache :
🧚🏻‍♂️
… Ton matin emballé sur un bleu d’océan
entre mine d’esquisse et vent de papier blanc
un bonheur déroulé tout d’azur et de sang…

Il bat dans son bruissement
le coeur du coeur du monde
et berce le mirage dessus vagues & flots
qu’encore on se laisse prendre aux mots


🧚🏿L’ange bleu a trouvé sa route 🧚🏿


carOline D.

Grondeurs

Grondeurs

Lape, Lip, Loupe
Ajuste ton regard noir
Binoculaire!

Rapide sur les pattes
Croq, Cric, Crac
Une fuite éperdue
Pouce! Patte en l’air!

Si on jouait : loup y es tu?
Où ça qu’on s’carapate ?
Même qu’on se cachecache

Toujours, c’est p’u’pti qui gagne.

miRliTon

S’accroche


De dos
🌕
Fine filasse
………..Sort de l’eau,
(L’onde aux canards),
Se marre, s’ébroue,
………sèche sur place,
S’accroche au rocher
………..Ébouriffe sa coiffe
se fâche contre elle même

Elle m’oublie…………
Hélas!
~
Mirliton


& tout ce temps,
la belle y voit le lien –
celui de la mygale
qui glisse à travers l’onde
sur les pourtours du vent


& si sur le rocher,
sa peau s’abime un brin –
ce n’est que l’empreinte du jour
sculptée de doux et d’inutile
de tendre et de futile

Elle y pallie le bout de blanc
sur sa bouche vermeille

caroline D.

Femme grenouille

Femme grenouille
🧚🏿
À prendre ton élan en ressort
Ton idée, tendre l’arc au départ
& l’essor du mouvement : parabole
🧚🏿
Mais comment prévoir gagner l’envol
quand prise du désir indéfini d’espace
tu voudrais suspendre à l’instant
l’inéluctable gravité de la chute?
🧚🏿
« Tu cherches tes ailes, grenouille
aux regrets des ricochets,
à la merci de l’arrivée,
Tu rejoins,triste, ta flaque. »
🧚🏿
mìíRlįTon
Blanche d’Espagne

Des rails

Des rails

🎢Vive démesure dans la nature des choses
Des mobiles policés s’expriment.

L’épicé mise cul & chemise,
sur la voie rapide du discours où l’on
déplore, déploie les lèvres encore humides,
les mots sous l’emprise du rail.

À coiffer la lune d’un voile noir
ajouré de vertiges & mensonges,
la langue où tu glisses ta voix
se pourlèche toujours d’un écho.

Reste ainsi enivré l’esprit vague,
voyageur immobile du roulis.

🌪
miRliTon


🌬Mais le voile, dis-moi,
qui l’y avait mis?
Était-ce un coup du temps peut-être,
d’une plage sans personne?


Il se rendait pourtant sans mal
jusqu’au bout du matin.
Surtout là où le jour ne tenait qu’à un lac,
parfois une rivière.


Il débarquerait donc sans hâte
le moment venu.
À l’instant de l’exactitude.


D’ici là, il y avait la fenêtre.
🧚🏿
caroline D.

Vol au vent

Rien ne presse, presque ……………………….Suivre sa piste
l’allure des petits pas, …………trace la ligne des pointillés
un peu hautaine. ………………………en trouver l’équilibre
Au croisement du regard ……………..une balance d’aigus
ne te retourne pas. ……………………..courbes aux volants.

mįrlįTōń

L’appareil du conte

L’appareil du conte

(Mode d’emploi & boniment)
💥
Par exemple le conte de l’araignée tapie dans un coin,
l’air de s’ennuyer, récolte un brin de désordre
que le vent soulève, l’accroche en trophée à sa toile.
L’éphémère se vante de pouvoir rester
longtemps à califourchon sur le fil du temps
droit et ténu,accordé comme un rayon.
💥
Ce constellateur ( breveté SGDG) est un conteur d’étoiles
remplissant les secteurs d’un ciel d’allusions.
L’appareil retord l’espace d’un instant les distances
les unies en figures imitant la divination
& constructeur de graphes, compilateur d’histoires d’éléments,
il constitue la toile, la diffusion d’étoiles qui percent la nuit,
s’amuse à définir les contours des illusions
accélère les spectres des contes
& restitue en splendides fausses couleurs
le champ, le chant de l’indéfini silence de l’horizon.
💥
Mirliton
💥
(en vente dans nos rayons)


🌬

Sans oublier, cher Mirliton,
le vent levant.
Qui une fois devenu complice,
sans retenue ni faux-semblants,
se jette en vent d’avant quand il le faut
et de devant quand ça lui chante.
Toute histoire y sert son vent.

🌬
Sans son insistante caresse,
ses moments de douceur et de tourbillonnant,
bref, sans ses carillons entoilés,
la fable ne serait
que page entre les doigts.
Et qu’on ne s’y méprenne pas :
le vent saura y faire encore, le nez au ciel,
et hop! la bouteille.
Tout conte se raconte ainsi,
sans détour ni charivari.
Ou avec, c’est selon.

🌬
caroline D.
🌬

Facettes

Facettes
🌕
Premier couplet

Quand tu te grises & danses, virevoltes,
t’installes, madone du dancing
tu lèves la poussière, te penses sirène des toupies
fleur, jupe ombrelle & propres souliers lacés
adorent quand tu uses, rayes le fil du plancher.
Bravache, l’étourneau, un sot sombre héros
ourdit un complot : toujours t’étourdir de mots.
🌕

Refrain

Tourne un peu la tête, ma Mire ma belle
girouette, ton axe de bilboquet
Penche sur toi même, dépêche tes mirettes
Facettes, tu vois ta vie filer

🌕mirliton🌕

La délicate

Il était
Plus que temps de se faire une pelisse.
La petite au triangle ouvrait même de grands yeux
& délice d’essences ou d’un geste rapide
elle découvrait son corps à la chaleur des envieux.
L’onde l’entourait de cercles chromatiques
la fraicheur du bain lui donnait des frissons.
En elle, elle sentait poindre en une couleur exquise
la douceur d’anguille d’une langue rose ou bleue
🦚
mìîíRliTon
🦚
Mais quand même, se dit-elle,
à quoi bon traverser une esquisse
sous un ciel avaleur de charbon?
Me donnera-t-on là-bas une jambe de femme
en échange de ma jambe de biche?
Tellement que je boite, le chemin sera long.
Il faudrait que le jeu en vaille le vallon.


🦚caroline D.🦚

L’x

L’x

Une parfaite inconnue
se trimbale en équilibre
sur la poutre
d’escampette.

Badour le trémolo
s’inquiète de la donzelle
l’insaisissable
oiseau du paysage.


Mìîírlīton

L’ex posa une moustache
en guise de sapin…
ou était-ce un lapin
en guise d’Appalaches?
La dam’zelle peu importe
répond du tic au toc
– ou était-ce du toc au tac…


Bref, la dindoune répondit :
« Tu te crois bien malin
espèce de champ de foin!
On voit plus que ta rouille
et plus rien de ta bouille !

CaRoLiNe D.

Envisager

Envisager
🌑
Comment envisager
La couleur qui fleurit, qui gomme aussi les traces
Une face géographique qui découpe des méandres
Une passante qui passe lentement dans le cadre
et traverse en gros plan un rose-étincelle.

MirLiTon
🌑
Peintures sur bois 123/83cm/ j’y Beaujean / 2021

🌕
C’était d’imaginer
plus loin
un immense champ de fleurs
un long mouvement de coeur
et la belle qui marche
les yeux sur le bitume
et ô coup de fortune
le saphir et l’émeraude
tournés vers le vermeil
murmurent à son oreille
qu’on traverse les jours
pendants de corps et d’âme
près d’un ciel échevelé


caroline D.

⚪️
ces pensées sombres & roses lui venaient de la nuit
détaillant dans le noir les éclats des lumières
qui pointent au lointain cet air infini de pénombre
la nuit était belle aussi
du murmure des feuilles
d’envols proches et soudain
des corps alanguis du plaisir qu’ils donnent
….

mìîírliton

La couleur en cadence

La couleur en cadence

Le chemin creux est doux
presque inexistant
L’habitude sans doute.

Plongée dans mes pensées
les souvenirs fleurissent
Une marche sans but

Juste délier l’instant
Suivre à travers les ombres
la couleur en cadence


mirliton


& d’y voir le temps
se coucher en refuge
là où l’oeil et la lèvre
se posent tête basse
comme rivière en cheveux
et vent de girond doux


caroline D.

Le guetteur

Peinture sur bois j’y beaujean 2021
🦚
Le guetteur

Immobile au creux de l’ombre
un guetteur attend, le regard éloigné,
un mirage, un mouvement,un nuage,
de la poussière d’où se détache
l’approche d’une silhouette
l’œil déjà s’agite à la reconnaitre
& d’un geste il lui montre sa présence.

mîR Lìºí Töń

🦚
Et coup d’heur,
au bord d’os et de chants fignolés
dans les sables du temps
par des chants d’océan et de ciel,
le vent verse patience
en lieux de fer et d’ambre
pour que rien ne défasse l’aurore.


cArºLįnĘ Dº
🧚🏿

Courbes en Do

à l’Hurdy gurdy

🌖
Demoiselle se délasse…………………..se délace
& dés la nuit venue…….Vénus est nue et lisse.
Hélas,….l’hurluberlu qui n’la connait ni d’Ève
reste com’interloqué devant ses courbes lascives.
Il s’éprend d’la beauté & lui écrit des notes
puis sur son corps Déon……….il grave la chanson.
🌖
Mirliton

🌑
Boucle grise
🌖
Quand le bonheur lui chante
de lancer au grand vent
quelque beauté peut-être –
comme un nuage improvisé
sur une note d’accordéon –
Vénus se rend à l’océan
et lance à l’eau des bouts de jour
qui feront sourire la vague.
🌖
caroline D
🌑

Penn sardine

Penn sardine

Tes yeux grimés
de poudre d’escampette.
au loin,
le gris trouble de l’horizon
avec ces griffes d’arbres en branches
l’attente nait de l’illusion.

~
Mirliton

~
peinture sur bois.*2021* 120/80*j’y beaujean
~
🌕
Je deviens du bonheur, souffle-t-elle,
quand le rêve me reprend.
Quand couchées sur le bois
les couleurs me retracent,
donnant vie à mon âme
de bohème et de vent.
~
carOline D.
~