L’oubli fané

⚪️

Les souvenirs sont d’eau de source

Et la courbe du temps murmure

En se donnant à un froissement

Elle berce les rus de son histoire

⚪️

La vigne pend, les oiseaux chantent

Le monde est lent comme l’aumône

Il est quelques douces rivières

Qui se meurent de la mer

⚪️

Tous les sédiments s’abandonnent

Entre les doigts des âmes vives

Et qu’on n’y condamne personne

Le ciel n’y oublie pas le bleu.

⚪️

. Caroline D.

Les promeneurs

Les promeneurs

Un chemin d’ombre où les feuilles frémissent.
Sans doute l’hélice du vent.
Voilà Médor arrive.
Épris d’une folie cavalière,
Il se grise, ironise au moindre bout de bois.
Des oiseaux aux abois s’interrogent
Vite se volatilisent.

🪶Mirliton🪶

La grande bleue

La grande bleue

……………..
Désert des eaux boréales où dérive une flottille.
Une femme d’un bleu d’aurore s’allume dans le noir.
Elle se grise d’éclairs , se baigne de néons
& se dévoile nue encore caméléon.
…………..
Quand l’aube éteint sa pâleur clandestine,
étendue sur le dos ,sans force, elle chavire
Éprise, elle caresse l’onde du bout des lèvres
Avant d’aller mouiller au fond de l’océan.
……………..
Mirliton
…………

Au tournant de l’aurore

De la vague calcaire,
et de loin, de très loin
jaillit l’âme de l’aube.
Mais qu’on y change de cap,
s’écria le marin,
je la vois qui me parle.
Il la vit qui peut-être
l’implorait du regard.
Ou ce n’était que sa manière
de lui chanter le monde..
🌑
………………………caroline D…………………..
..

La petite étonnée


La petite étonnée

n’en revient pas de tout

-de l’épaisseur de l’air-d’un bruit dans l’atmosphère -un coup sec de tonnerre ?-de la pluie tout autour-d’éclairer le velours- de lire des feuilles du chou- du sentier de guerre des fourmis – du hibou qu’est fou – d’un charmant Tourlourou

& sous un arbre rêve qu’elle est peut être sans cesse endormie en princesse.
⚪️
Mirliton
🌑
Et dire que tout ce temps
j’y tournaillais mon bois de rose, dit-elle
à chercher son visage par-dessus mon épaule
et dire que tout ce temps
il se trouvait tout près
mon Pinocchio d’amour
tendre malgré l’embrasement
son parfum de fleur équivoque
entier dans la périphérie
des instants à aimer…
🍁
🌓caroline D.🌗
🌪


Loup y es tu?

« loup y es tu? »
⚪️
À l’orée de la forêt
Y’a tout l’temps un loup,
Dès le moindre arbre caché
Y’a une entourloupe!
Qui trick, qui crac la chaumière
V’là la petite aux abois.
Pas l’temps dire ouf!
L’innocente interloque.
⚪️

Pourtant, les chaperons,
C’est gourmand,c’est charmant
Quand ils mordent à l’hameçon,
Çà s’dit:
« Voyons voir où qu’y
Vivent & piquent les colégram,
l’univers où se trame
le plus drôle de la fable.»
⚪️
Sans compter que ça m’a
un arrière goût de drame,
Dans le noir de la nuit,
la chair est faible, hélas!
⚪️
Mirliton
🐺
Lou, Lou, que fais-tu?
🌔

Qui se cache derrière Lou
quand Lou ne cherche rien
ni soir ni ciel ni gare au loup
ni trace de vaurien…
⚪️
Apportez-moi de quoi
faire briller mes diamants
je vous donnerai de quoi
y arroser le temps

⚪️
Au fond, l’effroi vous traque
jusqu’à la sépulture
les vieux matins patraques
la tête dans vos murs
⚪️
N’y voyez pas le pire
le plaisir est sans roi
cueillez-y mon sourire
multiplié par trois

⚪️
… et petit chat retrousse
bain d’orée, bain de mousse.
⚪️
🐺caroline D.🐺

Légende des pôles

La ballade des pôles
⚪️
L’aimant à beau faire,
l’attraction des flots
courbe l’élan des mots.
Un phare micro onde
navigue dans l’espoir,
caresse ton ombre.
🌬
Est-ce toi,l’esquif?
Qui prend l’air d’attendre,
d’entendre & d’ouvrir la voix?
Toi,l’exquise sirène qui chante,
qui prend la pose & se noie?
🌬💨
Si tu peux surprendre
un son doux d’guingois,
un corps qui s’échine
à tendre les lèvres.
Comment suivre ton rêve
d’une piste d’éther
au cirque clandestin?
🌬💨🌊
La belle sans appel
Saute, par delà l’irréel
Trouve le chemin étrange
t’attire en son secret miroir
tendu d’une peau d’chagrin.
🌬💨🌊🤸🏿
Mirliton

🌑


Au nord ou bien au sud,
à l’est et même à l’ouest,
d’autres belles se demandent :
Est-ce triste à ce point
qu’on doive cesser de rire?
Ou est-ce comme la fleur
à travers les saisons,
l’oiseau dessus l’épaule
qui nous souffle raison :
sous un ciel barbouillé,
autant que le jour reste,
parole d’empaillé,
vous trouverez chanson.
💎
⚪️caroline D.🌑

Retour de toupie

retour de toupie
*
Pas de deux, seule, l’entrechat
le clandestin rit sous cape
Pointez,lancez,l’épate quoi!
elle se lasse du tourniquet
d’être muse à corps perdu &
retourne au miroir s’y mirer.
Lala,lui,se tourne: « Tu rimais?»
*
Mirliton
*
Elle revient, en repart
comme si la danse et
les dos qui se tournent
faisaient la tête qui se détourne
et les yeux qui se ferment.
Lala, elle, se tourne: « Tu m’aimais »?

*
Caroline D.
*

Bzz…bzz…bzz

Bzz…bzz…bzz

~
Lestes, comme elles butinent
Presqu’utiles au matin.
~
Une bande de mandolines
se mêlent du refrain.
Des fleurs aux étamines,
Au chantier des pétales
Elles se sentent parfum.
~
Jusqu’à en être ivres,
Le pétard en nectar,
Revient vite alors
le tournis du retour
Au dédale du chemin.
~
Rentrez pas trop tard!
La reine indigne s’inquiète.
~
°} Mirliton {°
~
tournis, tu dis
pareil il faut rouler
bouger
sur le jour et la nuit
les interprétations qui fusent
à en rire encore et encore
comme si l’hiver jamais
cherchait son chemin
*
{ caroline D.}
¥

Découpes & couleurs

L’ombre s’achemine

Les découpes en sont jetées

D’une matière grise

Le noir tire les éléments.

~

« En grande conversation « ~ coloriage~ j’yb~2020

~

Et j’y saurai le monde

Comme elles l’auront su

Dans la vérité pure

Et le mensonge vif

Le vert, le bleu, le rouge

Olive royale et prune

Tout sera vrai et faux

Mais je serai vivante.

~

Caroline D.

~

Autoportrait

Le mirliton

~

Le poète s’enflamme

Y’fait feu de tout bois

Boit, dérive, s’extase

Juste encore un doigt!

~

La poésie hésite

S’arrime à un son chaud

Sa voix clame & pensa

« l’enclume, chant du marteau!»

~

Le papier a la griffe

L’encre est enfin jetée

Le stylo bave, écume

des meilleurs bouts rimés.

~

L’oiseau qui passe hélas

dit en alexandrin:

« Sous couvert de bons mots,

Mirliton n’est qu’une plume! »

~

Morale

~

Moi , je pense que l’gominé

Genre canard laqué

N’est pas le mieux placé

Pour être un plumassier.

~

Non mais!

Mirliton

~

Il danse des oiseaux

sur ses ciels de papier

mais son dos se fait rond

et sa mine chagrin

~

« Encore la même chanson »

dit l’homme diligent

« le jour pousse chez moi

son camaïeu de rose.»

~

Et sur autant de pieds,

la muse qui entonne :

« Vous m’êtes enlevant,

de pinceau comme de vers. »

~

Morale

Chacun son ciel

Huit pieds ou pas

Le temps y fait

bien mieux que soi.

~

Merci Mirliton!

~

Caroline D.

Chaperon

Le chaperon

~

Le vois-tu ce Filou Velu

Foula-t-il le talus à mains nues?

Gambadant à bride abattue

Sous les bois il s’est dissout

Malin plaisir caché sous la cendre

Reprends ton souffle, expire,

L’empire du conte respire.

Toi, tu t’époumones à tue-tête

T’épouvantes, te lamentes déçue

Réduite à l’amande perdue.

~

Mirliton

~

Mambila

~

~

Et la cendre, et le souffle, et l’amande.

Tu chantes à bois perdu

et dans la minute qui suit,

te voilà gambadant où le plaisir entend.

Surtout restes-y nue,

tous les filous s’y trompent.

~

Caroline D.

~

L’île noire

L’île noire

~

Circonvolutions de rivages

Nuit de ciel chargée de toiles

sable noir : l’éruption de lave

Tout autour,

La mer comme blanche et bleue, corail.

(En hommage à Présence Panchounette)

~

& les oiseaux qui tournent et planent

Rêvent au large de nuages.

Ils approchent des côtes

Se posent & nichent près des feuillages.

(art involontaire breton)

~

Grondeur, tapi dans l’ombre

Défend son équipage.

Empêcheur d’oiseaux ,

De ceux qui

volent les fruits du cabotage.

~

Mirliton