Art involontaire 26 (section peau & craquelé)

de ce qui s’écrit sur le temps
celui de la peau
et des vieilles portes

⚪️

…carolinE d. …
🌑
…. une chimie des tensions
en lignes de fractures,
libère l’éclat,
délivre l’image de bois,
la rouille bave aux tournures,
la porte vit.
⚪️
mirliton

🌑

La nature du miroir

La nature du miroir
…………………………………………………………..
Qu’une eau se glisse comme une peau
Frissonne lisse à l’arrondi du paysage
Miroite en surface étendue d’éclair
Flotte à l’unisson du plat vif argent
& l’opaque mare se fige dans le miroir.
……………………….
Mirliton
…….

photo j’ybj 2020.
………….

L’interligne

L’interligne

Une bande pointillée,
du sable et des cailloux,
sépare la terre de l’eau.
*
*
Sur cet interligne s’installe
une société de corps joueurs
dévoilant les limites du dénudé,
des enfants limicoles pataugeurs,
un sable qui dégorge & s’enfonce.
*
*
l’écume lèche les pieds des marmots
& l’escalade des rochers amène
jusqu’au moindre trou d’eau
où s’agitent berniques & bigorneaux.
*
🚣🏽‍♀️Mirliton🚣🏼
*
Il ne se passe d’instant
sans que la vie dessine
un instant sur le jeu
dans l’éclat des grands sables

*
Il ne se passe de vie
sans que les corps chahutent
d’entre les grains de mer
et l’or des profondeurs

*
De quoi se mélanger
aux grandeurs illisibles
et sourire devant
les horizons béants.
**
caroline D.
**

💎

Nez en l’air

Nez en l’air

Brave, enfin le vent s’essouffle,
Prends garde à l’escalade, à l’escapade!
L’escalier marche encore le nez en l’air.
🌔
Toi,tu dévoiles ton parfum dormant,
Transparente comme une éphémère;
Parfait pour une nuit où tu rêves en marchant.
🌑
Mirliton
Collage Douarnenez j’ybEaujEan 2020
🌖
🌬D’aucuns la croyaient prisonnière,
une âme nichée entre les pierres.
C’est qu’elle y prenait tout son temps
pour humer la brume et le vent.

🌬caroline D.

Terre!

La terre est dégagée,

Retenue de rempart.

Des vagues viennent lécher

les pieds des pierres

À les faire flotter

En mal de mer.

*

💨mirliton

*

Ah! l’ocre et le turquoise

devant l’horizon bleu,

même un coeur d’ardoise

se laisserait prendre au jeu.

Y aurait qu’à l’y assoir

sur ce mur de noir,

il oublierait le temps

pareil aux voiliers blancs.

*

🌊Caroline D.

*

La grande bleue

Là bas, l’océan nous éloigne.
{°}
Nous accostons agrippés au sable,
livrant nos yeux au balancement des vagues.
Troublant mouvement qui se finit en brume
où le ciel fond une masse de nuages.
{°}
Lorsque la mer, devenue impalpable,
à peine surnage, arraché, un fouillis d’algues,
Nous y voyons, livré à sa surface,
Comme un souvenir de ces lointains naufrages.
{°}
🌬Mirliton🌊
*
Et des espaces et des tempêtes
accolés à la vague.
Au regard des miroirs
et des amours vaillants.
Celui d’un dauphin et d’un chat
dans une histoire d’eau.
Et de l’homme qui regarde.
Au loin de l’intérieur.
Pour y toucher toujours
l’océan à rêver.
*
🐚caRoliNe d.🚣🏿‍♀️
*

Sirénade

~
La pêche n’est pas miraculeuse
Les filets se démêlent,demênent, même
À sortir toutes les sirénaïades
Poissons-chats, loups de mer,
Grondins de Napoléon, chaloupes
& bernique! V’là t’y pas une sirène d’alarme
Une femme-chat miaulant
toutes les grandes eaux d’son corps
Pleurs à peur
Sérénade : « j’veux plonger en ville d’Ys!»
~
Mirliton
~
Devant son doux gémissement
depuis son aurore rompue
dans un trou de l’eau et du temps,
des ruisseaux qui passaient par là
se sont glissés ‘travers la grille
pour y retendre l’aube tendre
et chanter clair au beau matin.
Et son long corps s’est retourné.
Et tout son ventre avec.
Cependant que céda l’effroi
et que s’ouvrirent mille fleurs
comme autant de bras et de coeurs.
Et le ciel y resta penché
sur l’orange des jours.
~
Caroline D.
~
*

Début

Mercredi 18 mars
…….

Dehors, l’activité s’endort
Le monde Occidental si frénétique
Oublie son avenir
& se carapate dans son donjon
Quand la ville assiégée par l’invincible minus
Ne sait plus que refermer ses portes.
……..
Nous nous sommes & restons attachés à notre port
& suivons aux fenêtres ouvertes le soleil qui se montre
Là bas la mer seule fait ses vagues
& les poissons , eux qui n’ont pas péchés
Sont sauvés et forniquent dans les eaux profondes.
……
J’yb en Mirliton
*
Silhouette/ première couleur
*

Tous ces lieux qu’on invente
comme autant de bateaux
amarrés dans le vide
À faire couler les heures
Naufrages – dans le jour à percer
le jour à fleur de coeur, oublié
et l’autre, dérobé
à fleur d’effroi
Et là, devant quelques hublots
en grands chevaux sur l’eau
toutes crinières au vent
l’attention et le geste
en mots et
silhouettes

Caroline *D

La passerelle

~

Une passerelle, fine et bleue,

articulée en bois, relie les deux côtes de l’aber.

Elle se soulève et laisse, par moments, passage

aux longs mats des bateaux.

~

En dessous,

Une charpente de piliers s’enfonce dans l’eau

& forme comme un cadre, un châssis,

une chambre obscure

où se baladent, en cages,

images et reflets du paysage.

~

Mirliton

La porte vert vermillon

La porte vert vermillon

~

Mouche, tes yeux étonnés vers la rue.

L’énigme d’habitudes, de clés

S’inscrit dans les fentes du bois.

L’ocre rouge orangé colle au Basque.

Les ferrures qui rampent, rouillent & hantent

L’éclat d’une peinture laissée à jamais seule

La dalle qui escalade sur la pointe des pieds

& l’ amygdale, l’araignée des végétations .

~

Mirliton

~