Ombres

Ombres

Sombre héros au manteau
La découpe d’un chemin en creux
Tout le portrait d’un oiseau.
⚪️
Feuille
Clairière… un temps de silence
Le soir l’entoure de clandestins
Qui se retrouvent, s’élancent.
⚪️
Flamme
Belle, te nourrit de trémolos
La voir vibrer de tout son corps
& plus si aficionados.

Mirliton

⚪️
Dessin brownien//j’y beaujean/ 2021

Conte à dormir debout 4

Conte à dormir debout 4
🤸‍♀️
Les croisés des chemins
possible de rencontrer
trop peur d’être mis à jour
Les endimanchés du col
Marche pressée
à l’air équilibriste
🤸🏿‍♂️
À deux doigts de tomber
Pourtant surpris du choc
mais zenfin se déroutent
Quatre fers en l’air
jupe froissée de trousse
Pas trop grave
rien vu lunettes cassées
🤸🏿
#mirliton

🍥
Près du jaune en glissade
un coup de maladresse;
juste après sa tirade
le bleu s’en va tristesse.
§
Tout ça sent la bêtise
et personne ne dit rien
ni l’homme ni le chien
pas même l’oiseau de grand chemin.
Fussent-ils moins avares
et un peu plus bavards
on verrait p’t’être le fond
de cette cannette de lard.

🤸🏼cArOliNe D.🤸🏿‍♂️

Goûter l’eau

À la fourrière du concile de l’étroit.

Allo!
À l’eau
Paris bout.
Par ici çà baigne.Les corps s’autorisent des vagues & les dénudés du sable mouillé passent la révision des âges.La jeunesse n’ayant plus l’habit qui fait les moines s’exhibe, les uns ses tatouages en bermuda flottant,les unes les rondeurs sous le string minimum,en fin délice triangle tissé qui masque à peine un pli ou un brin de fourrure.
¥
Chacun retourne à une innocence animale où le sable plat des plages sert de no man’s land.Les jeux retournent à l’enfance des corps courbés bondissant, dévoilés, me servent de croquis.
En plus, entrant lentement dans l’eau froide qui enrobe, nous sentons chaque centimètre gagné comme une naissance au baptême changeant d’élément et devenant baleine. Alors on s’exile à la flotte.
¥
Là bas,au loin, la ville hésite à l’exhibition, l’enferme en salle . le dénudé militaire des piscines encadre les bassins sous l’œil & l’alarme trainante du sifflet de maitres non nageurs,désoccupés,en rituelle vadrouille.Le maillot est alors uniforme et le corps à souffrir comme un sport, n’est plus de saison ,n’est jamais plus maritime pataugeur mais fait des lignes.
¥
<MiLoup reporter>
!
Paris bout?
Pareil ici.
Et sur les rives, l’eau qui se donne. Bien des pieds qui s’y plongent se savent en terre mouillée, turquoisement parlant, avec tout le bien qu’on en tire. Dès lors que trône le silence, les corps se lancent à leur manière. Il ne faudrait pas croire que le temps est si court. En attendant, le flottement donne au ciel de grands morceaux de beau. Et quand on y pense, il n’y a qu’à nager. Pour y cueillir l’encens et le parfum des âmes.

!
>MiLouve baigneuse invétérée<

pensée du Désert

Pensée du Désert
*
Tu t’arrêtes, te penses seule
en silence, tu te barricades.
Le ciel au loin se décompose,
monte en nuage de poussières.
Du sable chaud entre tes doigts
s’écoule un temps infini.
*
Tu cherches l’abri d’un regard.
Ta vue se brouille quand te revient,
Le souvenir d’un visage
dessine un pays connu.
Prise d’une vague à larmes,
tu revis un ami perdu.
*
{mirliton}
*

Un vert tendre comme un printemps.
Et une douceur. Dans le regard.
Je suppose qu’elle n’en sait rien.
Et qu’elle n’y ferait rien de plus.
*
Le vacarme de l’insomnie s’est tu.
Et le jour qui attend la suite.
Pour l’inventer, aussi seule que belle.
Tout le reste est sans importance.
*
} caro line D.{
*

Les paysages de l’ombre

Les paysages de l’ombre


Le verre assez lucide
pour laisser la chaleur
nous baigner de rayons,
découpe son cadre d’ombres
& projette la lumière
d’un théâtre d’illusions.
~
°Mirliton°
~

& verse et verse
l’invisible visible
que se dessine l’heure
sur la scène du jour
Le jardinier s’avance
vers le fond de sa cour
et le soleil dépose
un grand éclat d’amour.

~

Caroline D.

~

Carnet : Destins

Être alerte.À l’arme.La larme vacille.Trop docile.Certes,elle,habile,se déshabille.c’est l’abîme. Le pli est pris.la piscine couverte.

& y plongeons.et ta bouée? T’es pas gonflée. Tu vas couler.

Être amer.À rames. La barque coquille.Trop oscille.Soudain,elle s’abîme, s’échoue. C’est l’abysse. Le repli,la dérive. La panique assurée .

& y cherchons la bouée.la brasse agitée et pas couler.

Dessins & couleurs j’yb 2020

~

Et son abîme qui s’excite

à la vue du charbon

Le pli est clair

la coulée franche

Elle y lit l’endroit de papier

docile, certes, mais habile

la volée entrouverte

comme autant d’âmes au bord de l’eau

rêvant devant l’oiseau.

~

Caroline D.

~

Bleu Vénus

~

L’atmosphère féerique de l’oxyde de cobalt.

Lèvres pourpres, pulpes sanguines.

Nus bleus propre au trouble d’une planète.

Quant au sol,il résonne en lapis-lazuli.

Nous irons & rirons en éclats de zircon.

~

Mirliton

~

« Le jour du bleu Vénus,

le vent fut binaire.

Et les corps, fidèles,

thermiques et métalliques,

se donnèrent à la lettre.

Mais librement toujours.

Sans ad litteram. »

~

Caroline D.

~

Galipette

~

Les enfants préfèrent les galipettes aux galimatias,

Ou bien

les chansonnettes aux gros zopéras,

Ou bien

Le fou rire au milieu du repas

Ou bien

Une guerre d’oreillers,

Tu m’attraperas pas!

~

Mirliton

~

Pendant ce temps

la neige tombe et fond,

d’une préférence à l’autre.

Et les jours galipettent

sur un matin de Bach.

Jouez, enfants, jouez,

que nos coeurs entonnent!

~

Caroline D.