Idylle de Bohême

idylle de bohème

« À son cristal de roche, je glisse mon accroche cœur;
elle rougit de bonheur & garde son air rieur.
Elle se moque de moi, m’écarte, nous jouons batailleurs. »
☁️
🌬& les rimeurs s’escriment à l’ombre des railleurs.
🤸‍♀️
Mirliton

🌑
« On dirait que la belle a appris à marcher
entre des éclats de corail & des cafés lattés,
dans des parfums de terre & de fleurs d’oranger. »
☁️
🌬& les racailles échouent qui tirent tout à la courte paille.

🤸🏿
caroLine D.
🌒
« Elle, elle tire les arcanes de soupçons d’avenir
& fait sur la comète le plan des jours d’ailleurs.
Son regard est mouvant & son ciel plein d’espoir. »
☁️
🌬& les pêcheurs d’escales désirent prendre son âme.
🤸🏿‍♂️
Mirliton

L’ocre

L’ocre rouge
La maquille
L’enrobe de sa terre
Fait corps au paysage
L’incorpore.
🌑
………miR.Liton ……


Pendant que l’ombre
Aussi dense qu’éphémère
Coule jusqu’à ses os
Et donne âme à son corps
L’amalgame.
⚪️
. ………caroline D. ………..

Modiste exquise

Modeste esquisse
……….
Voilà que j’y vois les accrocs
les mots soutirés au sommeil
et la réflexion qui remet
le matin à sa place

Ensuite j’y vois l’horizon
de taupe et de petit voilier
et une mer verte d’oubli
on est mardi ou mercredi?

Et même et même que j’y vois
le regard bas et le nez long
d’un homme twist au béret noir…

et toi?
Tu vois, tu vois, je n’y vois rien
et j’y vois tout ça à la fois

caroline D.
…….

L’habit

L’habit
🎴
L’ enfant, tout éreinté par un monde hésitant,
aime se réfugier dans la chaleur du conte .
Il prend alors l’habit aux couleurs de flammes
Pleure, chante & rit souvent même jusqu’aux larmes.
Là, il joue la parole, s’abandonne par moments
au plaisir clandestin d’être enfin un enfant.
………….
Mirliton
…………
Après, c’est une question de voir
comment les choses pensent
et là encore, l’enfant le sait…
Dans le barbeau de l’âme,
rien ne l’afflige sinon
la tristesse du monde…
Alors il s’en retourne
et chevauche l’histoire
comme sur le dos dansant
de son cheval errant.
Et tout y rêve. Jusqu’au matin.
………..
caroline D.
…………..

Icare

Icare


L’ange dénudé s’apprête,
fabrique une gabrielle,
se drape d’un empennage
& se montre à l’envie
allumant les regards .

Dans la nuit étoilée,
dans le noir de la salle
Icare brille écarlate.

Les lumières le détaillent,
couvent son anatomie
& ses regrets s’envolent
quand dans ces yeux qui brillent
il retrouve son désir de baisers.
🌬
Mirliton
Photo j’y beaujean
🎴
De toutes ces histoires
qu’on pourrait chuchoter…
comme celle du gars qui prie
au ras de ton visage,
ou celle du singe qui rêve
le coude contre ta nuque…
de toutes ces histoires, dis-je,
je dirai seulement
que le bleu qui t’emporte
vers un vert soleil
te va infiniment
de corps et de merveille.
Bon désir et bon vol, Icare.
🌑
🦉 caroline D.🦉

L’ondulée



L’ondulée

Pas bien commode de faire la belle
en soie sauvage & tweed.
Faut faire
Une démarche chaloupée en ligne,
la jupe volante au roulis langoustine.
🍏
Avec çà, un p’tit air alangui,
non,une moue,
Yeux fermés, bouche de spleen
& le reste naviguant à l’estime.
🍎
Mirliton
🍏

L’atterrage

Souli, Souli,
t’arrives d’où, dis-moi?


Ta façon d’être belle
Ta manière d’être bleue
De tendre chaque pore
Tout en fermant les yeux
Tu dégaines de la hanche


Dans ton rêve de mer
Serait-ce ton voilier
Là-bas au pont de rose?


Souli, Souli,
Tu t’en vas où, dis-moi?

🍏
caroline D.
🕳

Parole d’Aigrette

Parole d’aigrette
☁️
Ma plume cavaleuse s’envole
sur la coiffe d’un robin malin.
☁️
L’aventurier des bois soudain
se retrouve à chercher un coin.
☁️
Moi qui le suis de ma branche,
Je vois bien que c’est un gamin.
☁️
Quand il s’oubliera sur les plantes,
J’irai récupérer mon bien.
⛅️
🦚Mirliton🦚

Sur l’intervalle humaine


La belle déposait des coeurs bleus
dans sa tête de nid.

C’est toujours ainsi, disait-elle,
que les oiseaux naissent.

Aigrettes sur le coup de midi
ou robins en caresse.


Il n’est point de paresse
dans le vent qui se donne.


🦚caroline D.🦚
💎

Goûter l’eau

À la fourrière du concile de l’étroit.

Allo!
À l’eau
Paris bout.
Par ici çà baigne.Les corps s’autorisent des vagues & les dénudés du sable mouillé passent la révision des âges.La jeunesse n’ayant plus l’habit qui fait les moines s’exhibe, les uns ses tatouages en bermuda flottant,les unes les rondeurs sous le string minimum,en fin délice triangle tissé qui masque à peine un pli ou un brin de fourrure.
¥
Chacun retourne à une innocence animale où le sable plat des plages sert de no man’s land.Les jeux retournent à l’enfance des corps courbés bondissant, dévoilés, me servent de croquis.
En plus, entrant lentement dans l’eau froide qui enrobe, nous sentons chaque centimètre gagné comme une naissance au baptême changeant d’élément et devenant baleine. Alors on s’exile à la flotte.
¥
Là bas,au loin, la ville hésite à l’exhibition, l’enferme en salle . le dénudé militaire des piscines encadre les bassins sous l’œil & l’alarme trainante du sifflet de maitres non nageurs,désoccupés,en rituelle vadrouille.Le maillot est alors uniforme et le corps à souffrir comme un sport, n’est plus de saison ,n’est jamais plus maritime pataugeur mais fait des lignes.
¥
<MiLoup reporter>
!
Paris bout?
Pareil ici.
Et sur les rives, l’eau qui se donne. Bien des pieds qui s’y plongent se savent en terre mouillée, turquoisement parlant, avec tout le bien qu’on en tire. Dès lors que trône le silence, les corps se lancent à leur manière. Il ne faudrait pas croire que le temps est si court. En attendant, le flottement donne au ciel de grands morceaux de beau. Et quand on y pense, il n’y a qu’à nager. Pour y cueillir l’encens et le parfum des âmes.

!
>MiLouve baigneuse invétérée<

mines de Gamines

mince de Gamines
*
La brebis belle dans son habit neuf
Étendue de serviette
S’adore emmaillotée.
*
*
Cheminent par deux
Les voisines complicité
…Ben oui, j’vais rentrer!
*
*
*
Vénus déguisée
Pommade de lézard
La fête peut commencer.
*
Mirliton🌬💨🌊
*
**

Oh! La fête, la fête!
On ira, dis?
On y danserait à moins, tu sais.
Alors la main au tourniquet,
qu’on m’emmène y aimer.
Et je serai au ciel, miel autant que miel.
Et en danse d’été, démasquée et nu-pieds,
j’en ferai ma moutarde.
Alors, ne tardons pas.
Le taupe et le vert sont complices.
On le savait déjà.
Complices.
Au moins autant que l’écrevisse
et sa tendre mélisse.
*
🤸‍♂️caroLine D.🤸🏿
*
*

Z’où la zazou?

La Zazou dépliée
Comme une bille
Miroitait.
🦚
Resplendis dis donc !
Quitte ton siège
Va danser.
🦚
Fais nous ta mine
Tortille
Fleur de parquet.
🦚
mirliton
*
je l’avais vue hier
entre mine et fusain
la femme qui de dos
reprenait le chemin
*
quand j’ai voulu la suivre
mon corps s’en est allé
et mon coeur est resté
pris dans un entonnoir
*
ou était-il plutôt
pris dans un étau noir?
*
bref, ce matin la feuille
et la tendre vision
tirent mes yeux vers le lieu
où l’horizon s’étire
*
à chaque jour
les jours changent…
*
°[caroline D.]°

Personne?(2)


La peinture en silence
Se figure attendre vos regards
Voire entendre murmurer
« regarde, je suis là.»

°}mirliton{°

Peinture 100/80cm -j’y beaujean -mai 2020
!
On sait quand il y a des yeux.
Posés.
Comme on sait quand le bleu,
la tendresse et le monde.
Des lignes en laine, un coeur
pérenne comme un ruisseau.
Et des yeux sans le poids
qui tasse les eaux de l’âme.
Comme elle est belle.
Comme elle est belle.
Cette fille et sa toile.
*
🦚caroline D.🦚
!

Personne? (1)

Rébus?


Perdus,loin du conte,
Sans nouvelle des compagnes,
Ils cherchent hors cadre
D’hypothétiques complices.

Peinture 100/80cm j’ybeaujean 2020
*
Bien sûr,
l’attente.
Et le bois et la lettre
pour le refrain des bleus.
L’épaule reste basse
et le cou détendu.
Aussi longtemps
que se penche l’oiseau
sur le renard qui rêve,
son bonheur sur le dos.
*
°} caroline D. {°
!

Bzz…bzz…bzz

Bzz…bzz…bzz

~
Lestes, comme elles butinent
Presqu’utiles au matin.
~
Une bande de mandolines
se mêlent du refrain.
Des fleurs aux étamines,
Au chantier des pétales
Elles se sentent parfum.
~
Jusqu’à en être ivres,
Le pétard en nectar,
Revient vite alors
le tournis du retour
Au dédale du chemin.
~
Rentrez pas trop tard!
La reine indigne s’inquiète.
~
°} Mirliton {°
~
tournis, tu dis
pareil il faut rouler
bouger
sur le jour et la nuit
les interprétations qui fusent
à en rire encore et encore
comme si l’hiver jamais
cherchait son chemin
*
{ caroline D.}
¥

Bleu nuit

Bleu nuit
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
~
La belle
proportionnée,
Derrière un éventail,
Cache
Une peau bleue
sucrée
~
Sa face bien cachée,
Au parfum d’étoile,
Constellée
De rousseurs.
La voilà lactée.
~
°Mirliton°
~
Du flanc germe la gratitude,
c’est la sagesse d’Aquila.
En plein milieu du ciel,
au bleu vibrant d’un somme,
dans sa droiture elle sème
la Nocturnale du printemps.
~
}caroline D.{

Divaguer

(Peinture sur bois-2020)
*
Divaguer
~
Arrondir les anges
~
Tourterelles sans aile
~
Les pictes s’expliquent
~
le tournis Coriolis
~
En volant d’hélice
Hélas entre en lice
La malice élastique
d’un saut en précipice
~
Mirliton
~
*
~
Vas-y, j’te vois,
Nage jusqu’au coucher de lune
Le ciel dans son allant
Sera partant de nous
Et le jour, joli fou
N’y verra que du temps
Alors vas-y, vers ça
Vases communicants
Le jour versera
Mille champs en pignons
Près de nids bien rondelles
En bordure de l’étang
Où la grande diva
Embrasée sur le bois
Qu’elle soit gation ou pas
Y est encore si belle…
~
Caroline D.
~
*

La fabrique des images

Portrait imaginaire
Peinture/bois •100/80•2020•j’yb
~
La fabrique des images
Reste ouverte
Quand le nez au vent des tempêtes,
Cloitrés dans nos cabines,
un fou de Bassan survole
La cabane qui grince des dents.

~
Gardez l’œil a l’écran
Que nos esprits voyagent
S’échappent,se retrouvant
ensemble toujours maintenant.
~
Nous n’y verrons pas d’histoire
Pas de défilés arrogants
Mais le silence des images
Où les souvenirs se puisent,
Où se dessinent les semblants.
~
Amical Mirliton
~
*
~
Qu’on m’y voie ou qu’on m’y voie pas,
je plonge dans ce bleu des yeux
Le monde appartient au soleil
et au clair d’un regard
Aux oiseaux sur les rochers blancs
qui font fi de nos fièvres
À ceux qui s’abandonnent au vent
Et au rose d’un ciel.
~
Caroline D.
~
*