Naïve chanson

Peinture sur bois 70/89 j’y beaujean
⚪️
Naïve chanson

Les bourgeons au bout des arbres
Se tendent & du bout des lèvres,
Des oiseaux inquiets se chantent,
D’arbre en branche, la fin de l’hiver.



Les fenêtres chauffent aux rayons.
Derrière, baigne une douce paresse.
Ton bleu ciel de papillons,
Viens reprendre les caresses.

Le sol s’ouvre sous l’impression.
Dehors, pointent les premières graines.
Les lombrics sortent & se taisent
Quand fredonnent les mirlitons.

Mirliton

⚪️
Postlude

lapin joli
lapin midi
qui saute au ciel
et à l’envie

ciel de maïs
et terre de lait
serait-ce pour l’amour
d’une rose ?

une chanson
comme de raison
trois petits tours
et mirliton


🌬caroLine D.
⚪️

Idylle de Bohême

idylle de bohème

« À son cristal de roche, je glisse mon accroche cœur;
elle rougit de bonheur & garde son air rieur.
Elle se moque de moi, m’écarte, nous jouons batailleurs. »
☁️
🌬& les rimeurs s’escriment à l’ombre des railleurs.
🤸‍♀️
Mirliton

🌑
« On dirait que la belle a appris à marcher
entre des éclats de corail & des cafés lattés,
dans des parfums de terre & de fleurs d’oranger. »
☁️
🌬& les racailles échouent qui tirent tout à la courte paille.

🤸🏿
caroLine D.
🌒
« Elle, elle tire les arcanes de soupçons d’avenir
& fait sur la comète le plan des jours d’ailleurs.
Son regard est mouvant & son ciel plein d’espoir. »
☁️
🌬& les pêcheurs d’escales désirent prendre son âme.
🤸🏿‍♂️
Mirliton

L’alliage

Lorsque quelques heures sont passées sur le tableau, où depuis déjà longtemps le dessin est là, posé, fixé, interrogatif ;
reste à choisir des couleurs.

Un velours dans les sombres, brun rouge de tenture ou vert d’ombres
& l’indécis des clairs, un gris pointe polaire dans un vert à la limite du bleu ou un jaune délavé jusqu’à l’acidité.

Plus le nombre de teintes augmente, plus l’alliage est délicat. La couleur baisse le contraste du dessin mais crée l’ambiance, le climat de l’histoire, la perspective .

L’image commence à s’imposer , l’œil a retenu la figure et peut continuer , même la nuit ,à réfléchir aux teintes, à la pose. Revenir sur la tableau, reprendre la partie et savoir quoi faire.
Les journées se succèdent à polir l’accord, à chercher à le rendre d’un désir incomparable, à donner la larme à dessein.
« L’au revoir. »
Peintures sur bois
j’ybeaujean 2021
⚪️
⚪️
🌑mirliton🌑
☁️
🌬jusqu’à ce qu’il apparaisse
dans le sens
de la nuit
là où se succèdent souvent
les teintes indécises
ou du jour
en plus sombre peut-être
mais plein du désir qui monte
c’est ça
on voit déjà la pointe claire
et le dessein des larmes
même sur le velours
⚪️
⚪️ caroline D. ⚪️
⚪️

Modiste exquise

Modeste esquisse
……….
Voilà que j’y vois les accrocs
les mots soutirés au sommeil
et la réflexion qui remet
le matin à sa place

Ensuite j’y vois l’horizon
de taupe et de petit voilier
et une mer verte d’oubli
on est mardi ou mercredi?

Et même et même que j’y vois
le regard bas et le nez long
d’un homme twist au béret noir…

et toi?
Tu vois, tu vois, je n’y vois rien
et j’y vois tout ça à la fois

caroline D.
…….

Bitume

Bitume
🌑
Quand la nuit se lève doucement
arrosée d’un filet de crachin,
s’illumine un miroir de bitume.
Pas de bruit au tournant,
le rond point est déjà sur ses marques
& les lumières filantes rebondissent sur l’asphalte
où le bleu donne aux noirs un semblant de couleurs.
🌑
Mirliton
🌑
Bouquet de lune
Si j’avais su que vous passiez par là
à cette heure du soir où la lumière chante
Si j’avais su que vous passiez par là
j’aurais fait un bouquet avec des fleurs de lune
et vous l’auriez trouvé serti dans le bitume
un bouquet de lune sur la fin du jour
comme on fait à l’ami un… bonjour !

🌑
caroline D.
🌑
⚪️

L’assise

Peinture / bois . 80/120cm .
J’y beaujean . Août 2020
💎
« Je sais l’épuisement
la brisure du vent
la mue des corps vivants
et l’attente qui lie

La poussée se fait longue
mais le ciel reste ouvert
de souffle en force étroite
l’horizon se déploie

Quand les larmes et la mer
sérénadent les corps
la noyade n’est jamais
celle de ta beauté «
🌊
💎 caroline D.💎

Profil ( la perspective des sombres )

La perspective des sombres

Peut être une possible modulation de teintes sombres

considérée comme une mise en perspective.
Non pas l’illusion d’un clair obscur

mettant en volume un corps ou un visage
mais une profondeur de champ,

une graduation ressentie comme espace.
🧶
Peinture sur bois. 80/120 . J’y b.

⚪️
À ses yeux
⚪️
Le mouvement déjà y sait.
Le sombre parle comme il entre
et la beauté s’y cale encore,
soudée au précis du visage.
⚪️
C’est le moment exact
où la profondeur se fait chair.
🧶
caroline D.

mines de Gamines

mince de Gamines
*
La brebis belle dans son habit neuf
Étendue de serviette
S’adore emmaillotée.
*
*
Cheminent par deux
Les voisines complicité
…Ben oui, j’vais rentrer!
*
*
*
Vénus déguisée
Pommade de lézard
La fête peut commencer.
*
Mirliton🌬💨🌊
*
**

Oh! La fête, la fête!
On ira, dis?
On y danserait à moins, tu sais.
Alors la main au tourniquet,
qu’on m’emmène y aimer.
Et je serai au ciel, miel autant que miel.
Et en danse d’été, démasquée et nu-pieds,
j’en ferai ma moutarde.
Alors, ne tardons pas.
Le taupe et le vert sont complices.
On le savait déjà.
Complices.
Au moins autant que l’écrevisse
et sa tendre mélisse.
*
🤸‍♂️caroLine D.🤸🏿
*
*

Terre!

La terre est dégagée,

Retenue de rempart.

Des vagues viennent lécher

les pieds des pierres

À les faire flotter

En mal de mer.

*

💨mirliton

*

Ah! l’ocre et le turquoise

devant l’horizon bleu,

même un coeur d’ardoise

se laisserait prendre au jeu.

Y aurait qu’à l’y assoir

sur ce mur de noir,

il oublierait le temps

pareil aux voiliers blancs.

*

🌊Caroline D.

*

Conte à dormir debout 3

La légende
*
Conte à dormir debout

Nue, comme une coccinelle
qui hésite à voler
Alors que tout autour des crocs
traînent à crier
Avant que l’aventure en vienne
À t’éparpiller
Ou te tire du sommeil à rêver.
Va, t’enfuit, disparait
Cherche où se cache discret
Sous la belle image bariolée
Le coin d’la tête au rocher.
*
🦚fable mirliton🦚
Peinture / bois 100/80 j’yb 2020
*


*

….et d’où venait la muse
dis-moi j’ai oublié
l’image bariolée
m’aspire le coeur avec

et debout dans l’aurore
où le matin se rose
si verte qu’elle était
éveillée de grandeur

elle s’entoura de temps

de tant

merci l’ami d’un vent
de ce beau
en dépose



°[caroline D.]°

pensée du Désert

Pensée du Désert
*
Tu t’arrêtes, te penses seule
en silence, tu te barricades.
Le ciel au loin se décompose,
monte en nuage de poussières.
Du sable chaud entre tes doigts
s’écoule un temps infini.
*
Tu cherches l’abri d’un regard.
Ta vue se brouille quand te revient,
Le souvenir d’un visage
dessine un pays connu.
Prise d’une vague à larmes,
tu revis un ami perdu.
*
{mirliton}
*

Un vert tendre comme un printemps.
Et une douceur. Dans le regard.
Je suppose qu’elle n’en sait rien.
Et qu’elle n’y ferait rien de plus.
*
Le vacarme de l’insomnie s’est tu.
Et le jour qui attend la suite.
Pour l’inventer, aussi seule que belle.
Tout le reste est sans importance.
*
} caro line D.{
*

Au balcon

~

&

leste elle s’offrait

à toutes les surfaces

aux rêches comme aux tendres

et au bois comme à l’air

Tandis qu’elle faisait courbe

dans ses couleurs de jour

tandis qu’elle faisait danse

dans ses couleurs d’amour.

~

Caroline D.

~

~

Haut perchoir

Le vertige, accrochée à la rampe

Tenir

l’habit, l’enveloppe

décrivant l’extérieur d’une courbe

Figée dans l’impatience.

~

Approchez!

Dehors, elle prend un air ambiant.

La retient de pleurer

Renifle

Tourmente le silence

d’un regard qui plonge.

~

°} mirliton {°