La grande bleue

La grande bleue

……………..
Désert des eaux boréales où dérive une flottille.
Une femme d’un bleu d’aurore s’allume dans le noir.
Elle se grise d’éclairs , se baigne de néons
& se dévoile nue encore caméléon.
…………..
Quand l’aube éteint sa pâleur clandestine,
étendue sur le dos ,sans force, elle chavire
Éprise, elle caresse l’onde du bout des lèvres
Avant d’aller mouiller au fond de l’océan.
……………..
Mirliton
…………

Au tournant de l’aurore

De la vague calcaire,
et de loin, de très loin
jaillit l’âme de l’aube.
Mais qu’on y change de cap,
s’écria le marin,
je la vois qui me parle.
Il la vit qui peut-être
l’implorait du regard.
Ou ce n’était que sa manière
de lui chanter le monde..
🌑
………………………caroline D…………………..
..

Bitume

Bitume
🌑
Quand la nuit se lève doucement
arrosée d’un filet de crachin,
s’illumine un miroir de bitume.
Pas de bruit au tournant,
le rond point est déjà sur ses marques
& les lumières filantes rebondissent sur l’asphalte
où le bleu donne aux noirs un semblant de couleurs.
🌑
Mirliton
🌑
Bouquet de lune
Si j’avais su que vous passiez par là
à cette heure du soir où la lumière chante
Si j’avais su que vous passiez par là
j’aurais fait un bouquet avec des fleurs de lune
et vous l’auriez trouvé serti dans le bitume
un bouquet de lune sur la fin du jour
comme on fait à l’ami un… bonjour !

🌑
caroline D.
🌑
⚪️

Faire la tête , mines de plomb

Le temps ne changeait pas le lien
À son cou pendait un médaillon,
Trop grand pour un bijou,
Un talisman alors ?
dedans, se dévoile la mèche,
une boucle fine d’enfant.
🌗🌓
Mirliton
🌓🌗
Et tout ça la prenait si fort,
lui venait comme un vent d’avant,
un souffle resté de l’enfance.

On ne tue pas la beauté.
On se souvient, c’est tout.
⚪️
caroline D.
🌑

L’esthétique du drame

Répartition / photo j’yb

Pythagore s’ acharne : noires ou blanches?
c’est égal! Géométrise la gamme.
Explore l’écart du clavier, divague.
Pythagore picore quand Steve Reich,
de long en large, défie la gamme.
Alors chavire, exalte l’audition.
Découvre l’amabilité du drame.
Drape de sentiments la trame;
Du joli, du poli à refaire la larme.
L’harmonie l’arme toujours d’un brin de rouerie.
&
au final, recherche
déjà dans le noir des yeux
l’étincelle humide d’un regard conquis.
Celle là? oui!
L’excitation au corps retenu,
la belle inconnue a une âme,
un vibrato en adéquation.
💎
Mirliton
⚡️⚡️⚡️
et la mer et le bord
sans voile de partance
pour y vaguer de l’âme
et y noyer le corps
ainsi, dit-on
l’oiseau te portera
par-delà le navire
dans les coraux du fond
de chromosomes en trajectoires
dans le noir d’orange poussière
où rien ne disparaît
ni ne change
d’y être tout
💎
caroline D.
⚡️⚡️⚡️⚡️⚡️

pattes de mouche

Simple
Cape & décidé
Triste?
🌑 carnet de crayonnage 🌑

Personnages en quête d’auteurs

j’y bEaujEan
2020
💎
Le rêveur
le décidé
et l’indécis.
Mercredi mélancolie.
Joueur de flûte endormi.
Sans rien qui n’y fasse mieux
qu’un grand sourire aux lèvres.
Ne reste plus après
qu’à mélanger les âmes.
Pour qu’un chemin se trace.
De coeur et de peau d’âne.

⚪️caroline D.⚪️

Portrait imaginaire 3

Peintures sur bois -100/80 – j’y beaujean – 2020
*
Combien tombera-t-il
de jade et de corbeaux
où le corps in situ
y prend l’âme d’assaut?
Pour autant qu’il se rive
à la vie toute entière
et coule de feuilles tendres
et de brûlures vives,
c’est la peine parente
sur l’envol du matin,
l’abandon tout de bleu
dans l’espoir à s’y faire.
Il y eut la main chercheuse
qui allongeait les doigts.
Depuis la peau qui ose
l’ambrosiaque overdose.

°} caroline D {°

Un chemin tracé d’ocre

Un chemin tracé d’ocre.
~
Autour, la florescence,
en courbes, en oriflammes
qui naviguent au vent
avec un bruit très lent.
~
De grandes feuilles déployées
s’échappent à mes côtés;
je les frôle, elles me guident
& balancent un moment.
~
°} mirliton {°
~
(Peinture sur bois 100×80)
j’Y.b
~
& mon coeur qui se mêle
à la danse des jours,
pieds nus dessus l’argile
à y toucher l’amour.
*
& mon corps qui se prend
aux nervures de tout
issues de matière d’âme,
de poussières de nous.
~
🌬caroline D
^

Songeur

Songeur
Peinture sur bois 1/80 j’yb 2020
~
Plongé dans ses pensées
Il oublie l’instant.

L’ombre grise
s’est mise
à suspendre le temps.

Les souvenirs reviennent,
défilent au ralenti
Trop plein de sentiments.
~
°} mirliton {°
~
Tout autrement assis
mais comme d’habitude,
des pensées qui se suivent
comme un courant tracé
sans jamais y penser.
Tout aussi bien le ciel,
tout aussi bien le temps.
Aussi bien le tranquille
sur la pierre donnée.
~
[caroline D.]
*

La fabrique des images

Portrait imaginaire
Peinture/bois •100/80•2020•j’yb
~
La fabrique des images
Reste ouverte
Quand le nez au vent des tempêtes,
Cloitrés dans nos cabines,
un fou de Bassan survole
La cabane qui grince des dents.

~
Gardez l’œil a l’écran
Que nos esprits voyagent
S’échappent,se retrouvant
ensemble toujours maintenant.
~
Nous n’y verrons pas d’histoire
Pas de défilés arrogants
Mais le silence des images
Où les souvenirs se puisent,
Où se dessinent les semblants.
~
Amical Mirliton
~
*
~
Qu’on m’y voie ou qu’on m’y voie pas,
je plonge dans ce bleu des yeux
Le monde appartient au soleil
et au clair d’un regard
Aux oiseaux sur les rochers blancs
qui font fi de nos fièvres
À ceux qui s’abandonnent au vent
Et au rose d’un ciel.
~
Caroline D.
~
*

L’éclat

~
Le vent soulève la jupe
sous la voute d’étoiles
La toison brille d’étincelles.
Demi-ciel de saison!
Je te vois Lactée,
Emportée,isolée
Constellée
La nuit à l’abandon.
Prisonnier de sa toile
De l’écrin de charbon
brille la pointe de l’étoile,
Comme un enfant nu, rosé,
Qui se plaint sur la dalle,
Larmes oubliées de l’espace.
~
Mirliton
~

Et toison, ô tendresse
Toi qui encore l’obsèdes
N’y viens pas sans le vent surtout

Le jour a besoin d’air
Et d’or d’horizon

Le regard est géant
Jusqu’au sureau céleste
Pour autant de fruits
À y prendre

Caroline D.

Navigation

~

De mémoire de coton,

Femme blanche,

oublie déjà les soins

que tu donnes en pâture!

~

L’eau n’est qu’une sensation,

Flamme blanche,

Douce & fraîche évasion.

Tu t’y glisses en bouchon.

~

Soie sombre de l’onde,

Le fil de l’eau qui

Plisse au moindre geste.

Tu t’embarques au rivage.

~

Léger moteur de palmes,

Col de cygne.

À ton embarcation

Tu ajoutes ta figure de proue.

~

Mirliton

Bleu Vénus

~

L’atmosphère féerique de l’oxyde de cobalt.

Lèvres pourpres, pulpes sanguines.

Nus bleus propre au trouble d’une planète.

Quant au sol,il résonne en lapis-lazuli.

Nous irons & rirons en éclats de zircon.

~

Mirliton

~

« Le jour du bleu Vénus,

le vent fut binaire.

Et les corps, fidèles,

thermiques et métalliques,

se donnèrent à la lettre.

Mais librement toujours.

Sans ad litteram. »

~

Caroline D.

~

Crachins

~

secret

de bouche à oreille

Maquiller la vérité.

~

~

« Le bleu, le gris,

et plus ou moins le ventre.

La courbe du Centaure

sous la chevelure folle.

Et sûr, d’entre les jours,

la neige, dormante.

Pour qu’une joue donnée

dans un rêve d’oiseau

se baigne enfin de lune. »

~

Caroline D.

~

~

Parfum

la couleur de l’essence

L’indifférence

~

nez au vent

Mouvement en vagues

des nuages font encore leur ciné

~

Mirliton

Chaperon

Le chaperon

~

Le vois-tu ce Filou Velu

Foula-t-il le talus à mains nues?

Gambadant à bride abattue

Sous les bois il s’est dissout

Malin plaisir caché sous la cendre

Reprends ton souffle, expire,

L’empire du conte respire.

Toi, tu t’époumones à tue-tête

T’épouvantes, te lamentes déçue

Réduite à l’amande perdue.

~

Mirliton

~

Mambila

~

~

Et la cendre, et le souffle, et l’amande.

Tu chantes à bois perdu

et dans la minute qui suit,

te voilà gambadant où le plaisir entend.

Surtout restes-y nue,

tous les filous s’y trompent.

~

Caroline D.

~