Superpositions

Amusée ?

le pluriel est avantageux

depuis la position changeante
des heures et de l’espace
l’enchantement
dans la persévérance

et nos corps en émoi
dans l’océan des âmes


caroline D.

La grande ourse

Rencontres browniennes

à demi amusé…… suivre,déambuler
Silencieuse à regarder les murs nous approcher

à la croisée du chemin….interstices.
entre une grande au dos rond
Elle s’accroche au cadre
Le décor a un corps

à y bien regarder, l’art s’humanise
de sa présence.

à même un fond nymphé,
Seule, elle suffit à l’art du panorama,
au point de tenter de perdre la raison.

mïrlïtöñ

Outre mer

Outre mer

Pas besoin d’petits bois
Quand les lèvres se contentent
Racontant le grain……..sous les doigts
D’hélice………..d’un corps de paysage.

Pas besoin d’histoires ……..bavardages
Quand rêves éveillés
Tu en sors envie……excité(e)……d’y croire
La fièvre coule à l’or………en un fil d’espoir.

Pas besoin de chercher……..là-haut à y voir
Quand dans l’arbre s’espacent
Les trilles appuyées en métal………….& sonne
La mélodie d’adieu……..d’un oiseau de passage.

Pas besoin de crier …………d’ancre & de naufrage
Quand le plus bas des vagues…….te découvre ballotée
La peau salée tendue…………dans ta coquille des flots
& toi entre deux eaux ………………à poursuivre un mirage…..

Arrimage du Mirliton

(chansonnette)

peinture sur bois
.60/80cm .j’y Beaujean 2021

Courbes en Do

à l’Hurdy gurdy

🌖
Demoiselle se délasse…………………..se délace
& dés la nuit venue…….Vénus est nue et lisse.
Hélas,….l’hurluberlu qui n’la connait ni d’Ève
reste com’interloqué devant ses courbes lascives.
Il s’éprend d’la beauté & lui écrit des notes
puis sur son corps Déon……….il grave la chanson.
🌖
Mirliton

🌑
Boucle grise
🌖
Quand le bonheur lui chante
de lancer au grand vent
quelque beauté peut-être –
comme un nuage improvisé
sur une note d’accordéon –
Vénus se rend à l’océan
et lance à l’eau des bouts de jour
qui feront sourire la vague.
🌖
caroline D
🌑

L’insaisissable

L’insaisissable

Figure d’un rêve
L’insaisissable
Un souvenir en âme se balade
Dans son théâtre d’ombre,
La lumière se fane .
Toi, tu veux l’approcher.
D’un sourire, elle s’efface
& fige l’instant croisé.
🌖
Mirliton
🌑
Même quand l’ombre vague
sur les blancs diaphanes,
le corps se tend vers l’aube
irrésistiblement.
C’est le rêve de l’oiseau.
L’envol, le ciel
& la tendresse.
🌑
caroLine D.
🌕

Se voir en peinture

Se voir en peinture

En corps!

Le corps en peinture doit apparaitre plus vrai que photographique. L’image photographique décrit surtout la forme extérieure, voire sa mise en esthétique. Le dessin doit tenter une autre expérience du corps,notre connaissance du corps . Nous nous connaissons par l’exploration de nos sensations,

(La langue au contact des dents avant la parole.),

nous nous connaissons par le toucher,la chaleur, le contact, la souplesse, l’articulation, l’odeur, le mouvement, l’ampleur, l’intérieur….Cette somme de connaissances internes, bien avant la vue, nous décrit. La vue est au mieux toujours partielle, partiale(!), extérieure.

Connaissons nous notre dos?

L’image dans le miroir est aussi une vision externe, inversée, photographique.Par habitude, certains s’y reconnaissent.

Alors que notre regard brownien est comme un phare qui balaye son champ restreint, déforme. Le sentiment de notre propre forme rassemble ces parcelles d’impressions en un arbre encyclopédique. Dépeindre un corps, c’est tenter de donner une place à ces sensations, d’amalgamer nos sens. Sans doute le peintre projette sa connaissance intime, personnelle sur d’autres corps, le nu va chercher le corps sous l’habit mais la figure de toute façon doit être imaginaire.

Alors le corps peint ressemblera à notre conscience intime.

👓

Les mémoires du Chevalier Bavard

🌒

Et le mien de corps, tout barbouillé qu’il est, j’en fais quoi?
Mes épaules bleuies par l’histoire, mes hanches blanchies de soleil, et mes bras fleuris de vermeil…

Y a-t-il moyen de tourner clair ? De n’y voir que ce qu’il n’est pas – en y voyant tout ce qu’il est?

Quoi qu’il en soit, cher chevalier, où que vous soyez dans le temps, je vous salue. Depuis le reflet d’un miroir aussi transparent que lointain. Et bien amicalement, c’est sûr.

🧚🏿caroline D.🧚🏿

L’illusion vagabonde

L’illusion vagabonde

(Survol d’un corbeau)
La sirène en vigie a l’envie vagabonde.
La ronde de l’oiseau s’étend-il en mirage?

(Attendre)
La peau encore salée quand s’ouvre la varaigne,
Elle est prête à essuyer à nouveau des lames
& entend chaque marée la délivrer, l’emporter,
La changera d’escale.

(Le sel du ciel est bleu)
Son bassin est tendu, s’ouvre à la vague,
Mais, dévisageant l’amarre,
Encore noyée de larmes,
Elle se voit à jamais prisonnière d’un rivage.

Mirliton

⚪️

(Cependant)
Étrangement la mer au milieu de sa chambre.
Tant que la vague dure, si chimérique soit-elle,
elle fuit dans les parfums de son corps et du monde
.

Caroline D.
⚪️

L’hésitante

Femme nue hésitante aux gargouilles tapies.
Des pierres fines la coupent,
figent sa figure d’un geste de repli,
Grimaçante, elle trouble un peu le fil de l’eau.

Elle, en robe de lumière & les rayons la dardent
& perdue pour perdue, en tremblant elle s’agace.
Rassemblant son courage, s’écorchant au passage,
Se griffe à fleur de peau, entame la surface.
Dans l’ivoire de la glace, elle cherche la façon
D’écarter les piques & d’avaler ses larmes.
Protégeant son sillon & démêlant sa toile,
La vénus poursuivie par un soupçon d’ âme,
S’ inquiète, le nez en l’air du vent des voiles.

Mirliton

🌑
C’est vrai qu’elle est belle, nue.
Plus belle encore qu’elle ne le sait.
Par tout le sel des écorchures
et du repli des larmes, et
seulement toujours dans l’instant,
elle n’a d’âme, ou presque,
que pour la soie des eaux.
Sa lumière tombante enveloppe
le bord du monde et son coeur
se suspend au ciel de l’abandon.
L’hésitation est dans le poids
de son pied qui se pose.
⚪️
caroline D.
🌑

La grande bleue

La grande bleue

……………..
Désert des eaux boréales où dérive une flottille.
Une femme d’un bleu d’aurore s’allume dans le noir.
Elle se grise d’éclairs , se baigne de néons
& se dévoile nue encore caméléon.
…………..
Quand l’aube éteint sa pâleur clandestine,
étendue sur le dos ,sans force, elle chavire
Éprise, elle caresse l’onde du bout des lèvres
Avant d’aller mouiller au fond de l’océan.
……………..
Mirliton
…………

Au tournant de l’aurore

De la vague calcaire,
et de loin, de très loin
jaillit l’âme de l’aube.
Mais qu’on y change de cap,
s’écria le marin,
je la vois qui me parle.
Il la vit qui peut-être
l’implorait du regard.
Ou ce n’était que sa manière
de lui chanter le monde..
🌑
………………………caroline D…………………..
..

Tanagra

Tanagra

Tiens! Te voilà revenue
de ta course dans les bois
Le long d’une rive incertaine
Trempée comme une souche
À peine déshabillée,
tu plonges dans les draps
Enroulée dans les rêves
te drapes de sommeil
& ton souffle profond
Expire une longue fatigue
Tu ronronnes , pelote en boule.
…………..
Mirliton
………….

Certainement le jour
fut long à traverser;
il en est de ceux-là
qu’on voudrait contourner.
Mais le temps fait sa ronde
et la rivière est claire;
de rives en écueils,
je m’y retrouverai.
………………
Caroline D.
………………..