Profil ( la perspective des sombres )

La perspective des sombres

Peut être une possible modulation de teintes sombres

considérée comme une mise en perspective.
Non pas l’illusion d’un clair obscur

mettant en volume un corps ou un visage
mais une profondeur de champ,

une graduation ressentie comme espace.
🧶
Peinture sur bois. 80/120 . J’y b.

⚪️
À ses yeux
⚪️
Le mouvement déjà y sait.
Le sombre parle comme il entre
et la beauté s’y cale encore,
soudée au précis du visage.
⚪️
C’est le moment exact
où la profondeur se fait chair.
🧶
caroline D.

mines de Gamines

mince de Gamines
*
La brebis belle dans son habit neuf
Étendue de serviette
S’adore emmaillotée.
*
*
Cheminent par deux
Les voisines complicité
…Ben oui, j’vais rentrer!
*
*
*
Vénus déguisée
Pommade de lézard
La fête peut commencer.
*
Mirliton🌬💨🌊
*
**

Oh! La fête, la fête!
On ira, dis?
On y danserait à moins, tu sais.
Alors la main au tourniquet,
qu’on m’emmène y aimer.
Et je serai au ciel, miel autant que miel.
Et en danse d’été, démasquée et nu-pieds,
j’en ferai ma moutarde.
Alors, ne tardons pas.
Le taupe et le vert sont complices.
On le savait déjà.
Complices.
Au moins autant que l’écrevisse
et sa tendre mélisse.
*
🤸‍♂️caroLine D.🤸🏿
*
*

Recroquevillée

Recroquevillée
*
Au fond
Assiégée
Quand rien existe autour
Retrouve tes pensées.
*
Alentour
Impossible
Quand tu y risques un pied
L’univers bascule.
*
🌑Mirliton🌑
*
Elle sent comme une résonance.
Le lilas, le noir et le bleu
ou bien la chèvre et le caïeu?
Ou est-ce dans ce corps affalé
sur une chaise de bois masqué
dessous le céleste sanguin?
Bien sûr qu’elle y sent
sa tête en océan. 🍘Caroline D.🍘

Conte à dormir debout 3

La légende
*
Conte à dormir debout

Nue, comme une coccinelle
qui hésite à voler
Alors que tout autour des crocs
traînent à crier
Avant que l’aventure en vienne
À t’éparpiller
Ou te tire du sommeil à rêver.
Va, t’enfuit, disparait
Cherche où se cache discret
Sous la belle image bariolée
Le coin d’la tête au rocher.
*
🦚fable mirliton🦚
Peinture / bois 100/80 j’yb 2020
*


*

….et d’où venait la muse
dis-moi j’ai oublié
l’image bariolée
m’aspire le coeur avec

et debout dans l’aurore
où le matin se rose
si verte qu’elle était
éveillée de grandeur

elle s’entoura de temps

de tant

merci l’ami d’un vent
de ce beau
en dépose



°[caroline D.]°

Kémé Birama

Peinture / bois. J’ybEaujEan 2020
*
Kémé Birama

Lorsque gorgée du temps
La terre sombre en mélancolie

De l’épopée nous reste
Le grain sourd de la nuit
& La chaleur qui hante
& sa voix en roulis.

!mirliton!
*
Écoutez
https://youtu.be/O3VSg04i18g
Épopée Bambara
Chanteuse / Djalimuso
Nantenedi Kamissoko
*

Par des roses d’iris
pénètre une musique.
Orage bleu en permalien,
elle sait bien que le monde change.

Devant l’écart des lèvres
et le doux des épaules,
elle en appelle à l’aube
pour y goûter le temps
et la grandeur du monde.


°cArOlInE D.°
.

la,la,la(nocturne)

la,la,la(nocturne)
⚪️
La lune doit rebondir sur la dune
pour que le sable frise en vagues.
⚪️
La chaleur transpire encore du sol.
⚪️
La voie lactée traîne en banderole
un ciel épinglé dans la toile.
⚪️
🌗mirliton🌓
|\|

💎

Et mon coeur suit la vague.
Propice bris de mer.
Et mon âme de la terre
se déploie et s’emmène.
Jamais que ça à faire
suivant la chose humaine.
Quand cette chose éclaire
d’en être belle et tendre.
🦚
CaRoLiNe D.
🦚

Personne?(2)


La peinture en silence
Se figure attendre vos regards
Voire entendre murmurer
« regarde, je suis là.»

°}mirliton{°

Peinture 100/80cm -j’y beaujean -mai 2020
!
On sait quand il y a des yeux.
Posés.
Comme on sait quand le bleu,
la tendresse et le monde.
Des lignes en laine, un coeur
pérenne comme un ruisseau.
Et des yeux sans le poids
qui tasse les eaux de l’âme.
Comme elle est belle.
Comme elle est belle.
Cette fille et sa toile.
*
🦚caroline D.🦚
!

Personne? (1)

Rébus?


Perdus,loin du conte,
Sans nouvelle des compagnes,
Ils cherchent hors cadre
D’hypothétiques complices.

Peinture 100/80cm j’ybeaujean 2020
*
Bien sûr,
l’attente.
Et le bois et la lettre
pour le refrain des bleus.
L’épaule reste basse
et le cou détendu.
Aussi longtemps
que se penche l’oiseau
sur le renard qui rêve,
son bonheur sur le dos.
*
°} caroline D. {°
!

Extrait lunatique

Extrait lunatique
~
Avant de s’éventer,
Elle s’évada,
S’évanouit,
Dénudée
dans la nuit.
*
La belle ensommeillée
En coiffe éventail
Sa peau bleuet
sucrée salée
L’illumine.
*
Les yeux fermés,
Un parfum d’étoile,
La vraie voie lactée
Constellée
De rousseurs.
~
🌓Mirliton🌗
~
!
Veneris
!
À vent de voile, les yeux
Bleus ici, bleus là-bas
Cent fois bleus d’océan
*
La tête penchée
Et l’échelle en offrande
*
À sang donné d’immensité
Tant de couleurs
En valse belle
~
🌗caroline D.🌓

*

L’oubli

L’oubli
&
Quelquefois on aimerait que les mots nous manquent,
qu’ils ne soient plus que des sons,
des zonzons zoubliés de chansons,
des Don Quichotte de carton prenant le sens du vent
& Éole à volonté.
De même
l’image en paysage microscopique
n’est jamais un lointain spectacle qu’on retrouve au fin fond de l’écran
mais une suite inconnue de plis, de fourrages;la terre fait l’ouvrage & craque.
Les tiges improvisent les sillages,
découpent et griffent le visage.
Ici les feuilles sont mortes en tâches brunes belles ou rousses,
mises aux chiffons.
& moi, l’idiot du village,
je m’enfouis la tête en bête sauvage dans une coulée
pour mieux y voir des traces, humer l’humus, le terreau.
« Braconne, Sherlock »
la baronne est sous le pavillon
& un nuage de jupons cache sa soudaine ondée.
Ailleurs les rives serpentent, les bas fonds sont sondés
& moi je m’improvise en poisson;
je m’enfuis.
*
🥨mirliton🥨
[°{•^•}°]
*
Songeuse
*
Cependant qu’on voudrait
qu’ils dérivent d’eux-mêmes.
Les mots.
D’entre les coups du vent
à en perdre la tête.
En attendant…
elle dort, tu crois?
Étendue sous sa veste
tissée d’ombre et de lin,
le soleil en mots tendres?
Peut-être.
Car n’irait-on pas sur l’eau pâle
jusqu’à la fin du jour
attendre même les idiots
pour y trouver la lune
dans les plis de leur âme?
*
🦚caroline D.🦚
•{°~°}•
¥

Portrait imaginaire 3

Peintures sur bois -100/80 – j’y beaujean – 2020
*
Combien tombera-t-il
de jade et de corbeaux
où le corps in situ
y prend l’âme d’assaut?
Pour autant qu’il se rive
à la vie toute entière
et coule de feuilles tendres
et de brûlures vives,
c’est la peine parente
sur l’envol du matin,
l’abandon tout de bleu
dans l’espoir à s’y faire.
Il y eut la main chercheuse
qui allongeait les doigts.
Depuis la peau qui ose
l’ambrosiaque overdose.

°} caroline D {°

Ballotin de l’Aricover (Aventure)

*
à l’ombre d’une douce amère,
Plongée sur son passé,
L’amande pistachère.
*
*
Le chat noir s’acharne,
S’agace à perdre la boule
Où? Là, dessous la moustache.
*
*
Y’s’balance en bleu de chauffe.
L’isolé brûle d’aller
seul, au foyer du naufrage.
*
°} Mirliton {
*
Chauffe, chauffe, je veux bien
mais viens, L’isolé, qu’elle lui dit
avec moi et le chat
On s’ fera une histoire
une belle histoire à trois
où y aura des cosses et des graines
bien longues et bien pleines
des graines et des cosses
loin loin de Carabosse
Chauffe, chauffe, je veux bien
mais viens, L’isolé, viens là-bas
autour d’un feu de bois
y aura que toi et moi
toi et moi et le chat

Caroline D.
🧶

Un chemin tracé d’ocre

Un chemin tracé d’ocre.
~
Autour, la florescence,
en courbes, en oriflammes
qui naviguent au vent
avec un bruit très lent.
~
De grandes feuilles déployées
s’échappent à mes côtés;
je les frôle, elles me guident
& balancent un moment.
~
°} mirliton {°
~
(Peinture sur bois 100×80)
j’Y.b
~
& mon coeur qui se mêle
à la danse des jours,
pieds nus dessus l’argile
à y toucher l’amour.
*
& mon corps qui se prend
aux nervures de tout
issues de matière d’âme,
de poussières de nous.
~
🌬caroline D
^

Certaines résolutions

Certaines Résolutions
~
Brûler de désir
la langue du poète
Juste pour enflammer ses lèvres.
~
Fausset
~
L’après midi sans voix,
dire les mots qui déclenchent
une vague d’avalanche.
~
Y’aller piano
~
Caresser l’idée
de pianoter en dos
les aigus des vertèbres.
~
Saxo
~
Sourire aux lèvres,
suivre in extenso
la courbe d’une hanche.
~
Batterie
~
Baisser les yeux,
à la croisée des jambes
sans cesse trépigner.
~
Au cœur du rebond
°} Mirliton {°
!
Peintures sur bois 100×80
j’Y bEaujEan -avril 2020
!
Échos lointains
*
À s’inventer de dos
contre un beau bois de lune.
*
Long contralto de veille
*
Une ligne de désir
insinuée sur le sable.
*
Une note de mer
*
Un printemps exigu
sur une portée claire.
*
Aucun bémol à l’horizon
#
[caroline D.]
!

Songeur

Songeur
Peinture sur bois 1/80 j’yb 2020
~
Plongé dans ses pensées
Il oublie l’instant.

L’ombre grise
s’est mise
à suspendre le temps.

Les souvenirs reviennent,
défilent au ralenti
Trop plein de sentiments.
~
°} mirliton {°
~
Tout autrement assis
mais comme d’habitude,
des pensées qui se suivent
comme un courant tracé
sans jamais y penser.
Tout aussi bien le ciel,
tout aussi bien le temps.
Aussi bien le tranquille
sur la pierre donnée.
~
[caroline D.]
*

Au balcon

~

&

leste elle s’offrait

à toutes les surfaces

aux rêches comme aux tendres

et au bois comme à l’air

Tandis qu’elle faisait courbe

dans ses couleurs de jour

tandis qu’elle faisait danse

dans ses couleurs d’amour.

~

Caroline D.

~

~

Haut perchoir

Le vertige, accrochée à la rampe

Tenir

l’habit, l’enveloppe

décrivant l’extérieur d’une courbe

Figée dans l’impatience.

~

Approchez!

Dehors, elle prend un air ambiant.

La retient de pleurer

Renifle

Tourmente le silence

d’un regard qui plonge.

~

°} mirliton {°