Noir de geai

« Suspendu à tes lèvres, je te livre mes rêves … »
« J’hésite à te découvrir… »
« L’encre a encore bavé, déborda du stylo
Le sentiment d’urgence, de se jeter à l’eau
dire ce que l’esprit foudre éclaire
L’image vient à se révéler
Au bord du rêve, en trémolos. »

🌬mirliton
⚪️

« Tout ça ressemble à un oubli,
un grand soleil peut-être.
Ou un même désir
rivé au corps du monde.
De quoi aimer le vide.
Le coeur serti dans l’aube
sur le noir et le blanc. »
⚪️
🌑caroline D.🌑
☁️

Bzz…bzz…bzz

Bzz…bzz…bzz

~
Lestes, comme elles butinent
Presqu’utiles au matin.
~
Une bande de mandolines
se mêlent du refrain.
Des fleurs aux étamines,
Au chantier des pétales
Elles se sentent parfum.
~
Jusqu’à en être ivres,
Le pétard en nectar,
Revient vite alors
le tournis du retour
Au dédale du chemin.
~
Rentrez pas trop tard!
La reine indigne s’inquiète.
~
°} Mirliton {°
~
tournis, tu dis
pareil il faut rouler
bouger
sur le jour et la nuit
les interprétations qui fusent
à en rire encore et encore
comme si l’hiver jamais
cherchait son chemin
*
{ caroline D.}
¥

Jouet

~
Plastique irréprochable,
Dans le bain,
J’fais l’halluciné
La pente est savonneuse
(pas m’mettre d’la mousse aux yeux)
~
& puis, quoi, jamais j’coule,
Je le suis même plutôt.
Pluto, c’est un ami
Qui galère sous l’lit
Que j’retrouve la nuit
& qui tient bien au chaud.
~
*
Mirliton!
*
~
Et moi j’te suis…
Non mais t’y penses
Dessous l’vrai ciel
Y a d’autres comme moi
Qui s’la coulent douce
Sur des eaux claires
Des lacs tranquilles
Loin de la ville
Et moi dans c’bain
L’halluciné
J’ai d’la mousse jusque
Dans mon nez…
*
~
*
Caroline D.
~

Navigation

~

De mémoire de coton,

Femme blanche,

oublie déjà les soins

que tu donnes en pâture!

~

L’eau n’est qu’une sensation,

Flamme blanche,

Douce & fraîche évasion.

Tu t’y glisses en bouchon.

~

Soie sombre de l’onde,

Le fil de l’eau qui

Plisse au moindre geste.

Tu t’embarques au rivage.

~

Léger moteur de palmes,

Col de cygne.

À ton embarcation

Tu ajoutes ta figure de proue.

~

Mirliton

Décors

L’ultime sapin s’accroche

Le vert verdure clignote

Les décors bringuebalent

Sous la chaleur de l’âtre.

~

Des êtres imaginaires,

Lapins noir chocolat

Ours doux en peluche

Sont là,en mémoire de la faune.

~

Mirliton

Et l’enfant trimballait

son coeur en guirlande.

Ce faisant, il chantait

pour la caresse des notes.

« Petit chien sous ce chat

que fais-tu, que fais-tu là?

Est-ce que tu rêves d’un cygne

et d’un lapin tralala? »

~

Caroline D.

~

Le répit

Le répit

~

Peinture sur toile 2019/ j’ybeaujean

~

Entre eux,

La caresse prend l’accent d’un répit.

Ils ronronnent sous la langue,

Se lèchent des blessures

& le temps d’un repli,

Ils se redonnent la force

D’affronter dans la course

Les morsures des ronces,

La griffe des épines.

~

Mirliton

~

~

Quand leurs couleurs se mêlent

d’entre la chair et l’âme,

le ciel s’ouvre à nouveau.

Tout redevient possible.

Les baisers trouvent l’oeil

comme des gouttes d’eau,

des ondées salvatrices.

~

Caroline D.

~

L’envoleur

L’envoleur

d’une cour de récré

Joue

À la course effrénée.

~

Un mélange d’envolée de plumes

Chien, effrayeur de poulettes

Au loup!

En sueur, en peur

~

& la p’tite?

Plongée dans ses pensées

Kék’ t’as encore trouvé?

~

Mirliton

~

Et y voir

l’étoffe du temps

Des parfums de terre

sur un clair d’enfance

Un instant innommable

entre les oiseaux doux

Caroline D.

~

Faire un signe

Faire un signe,

une sorte de cygne,

Signer la nature.

~

En la hiéroglyphant,

tu te trompes!

~

Un zeste d’enfant.

L’éléphant leste

singe la rature.

~

Mirliton

~

Où pointer l’index a suffi
pour inventer le ciel.
Réinventer
l’éléphant et le reste.
D’autant que chaque fois
le jeu se prête au cygne.
Pareil au ruisseau d’âme
et au geste d’enfant.

Caroline D..