Libellule

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1860

Ben oui! Libellule!

Compte trente!
Le déclencheur grignote
Je m’accroche à la chaise,
Je regarde le photographe,
Lui aussi en suspend.
Une mouche, un ange passent,
N’auront pas l’air impressionné
Faut encore tenir longtemps?
Ça me chatouille
J’vais éternuer, c’est sûr!

Quatre coins

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Vers 1900/1910

Bien que les temps de poses aient changé,
Le souvenir reste tenace de la photo bougée.

Quand serons nous libre de nos mouvements?
Au dixième? Au centième?

Agrippez chacun un pied,
tenez bien la sellette!
& surtout pas bouger!

Baluchon

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Bon, me voilà sur le panier à linge,
Affuté comme un boulet de canon,
Le nœud de travers à me couper la gorge.

Faut pas bouger: « v’là l’oiseau! » comme nous dit le tonton.

Moi, je me moque que le portrait soit moche,
D’ailleurs, je sais bien qu’il préfère que je le laisse
Avec son oiseau & l’ Odette,
Celle qu’est pas très nette à cause des galipettes!
Mais lui, c’est plutôt un truc qu’il aime,
La voir cul par dessus tête.
Même qu’il se demande avec son appareil,
Si y peut pas l’arrêter en plein vol,
« L’apesanteur ! » qu’y dit,dans ses envolées lyriques,
Moi, je le soupçonne de surtout trouver l’émotion,
Plus aux dessous de l’anatomie, qu’à la gymnastique.

Mirliton

Regarder l’objectif

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1900?
En un demi siècle la pause se réfléchit, s’affirme.
Le temps frise l’instantané,
Mignonne, quelle photographie de toi, vas tu me donner?
Tu vas t’imaginer en artiste des variétés,
Dans les postures des revues illustrées.
Un miroir prés de l’appareil, ajuste ta tenue,
Soigne ton regard,
Éclaire un sourire léger.

Madame Disdéri. 65, rue de Siam à Brest

Disdéri’s wife was born Geneviève Elisabeth Francart; the couple were married in 1843. It is normally believed that in 1852 Disdéri moved to Paris, leaving his wife to run the photographic business he had founded in Brest alone, presumably with the assistance of several employees or other family members, and that she continued to run her own atelier in Brest until the late 1860’s. At the same time, she was a silent partner in her husband’s Paris business. In 1872 she moved to the capital, setting up her own studio at 146, rue du Bac. It is possible that she was assisted there by her son, Jules, who had also become a photographer. According to listings in the trade directory Almanach-Bottin, Mme. Disdéri maintained this studio until her death in 1878, which took place in a public hospital in Paris.

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