Vagues à l’âme

Vagues à l’âme

Cristalline Fée moustique
Tu te guides à la chaleur du corps
Cette fièvre de vie

Piques
& t’accouples à la chair rayonnante.
La chaleur & l’envie

Vague à l’âme


Son visage en souvenir
Même la découpe de l’ombre te le rappelle.
Sans vouloir voir le paysage, lasse ,
tu somnoles au fauteuil du jardin

Caresses
« La chaleur » dit elle

Mirliton

🐞

L’oiseau de nuit

Oiseau de nuit
🌓🌗
Alors le ciel s’assombrit,
& l’artifice de la lumière s’alluma.
la traineuse de nuit s’ennuie
son verre demi rempli
la paille mesure du temps.
🌖🌑🌔
Mirliton
🌕
Alors qu’elle prenne son temps,
la traîneuse de nuit.
Pour qu’on l’y voie encore, et longtemps,
traîner son âme belle sous un couvert d’étoiles.
Et ses heures tranquilles
à regarder vivre le monde.
🌑caroline D.🌖

Recroquevillée

Recroquevillée
*
Au fond
Assiégée
Quand rien existe autour
Retrouve tes pensées.
*
Alentour
Impossible
Quand tu y risques un pied
L’univers bascule.
*
🌑Mirliton🌑
*
Elle sent comme une résonance.
Le lilas, le noir et le bleu
ou bien la chèvre et le caïeu?
Ou est-ce dans ce corps affalé
sur une chaise de bois masqué
dessous le céleste sanguin?
Bien sûr qu’elle y sent
sa tête en océan. 🍘Caroline D.🍘

L’amazone

À

~

Chercher aux antipodes

l’équation à une inconnue

Gratter la terre plate

L’horizontale en large

Cultive le paysage.

~

*

Peinture sur bois •100×80 • j’ybeaujean • 2020

~

Assise dans les nuages

Rester là,accrochée à une place

L’âme au ciel

À forger les images

À tendre des mirages.

~

Mirliton.

~

*

~

On s’en voudrait de n’avoir pas le temps
Devant les cercles poudreux de chaleur
Les ciels bleus de bonheur
Et le monde devant soi
On s’en voudrait, n’est-ce pas.

Caroline D.

Vert pianiste

Vert pianiste,

~

Le siège est vermoulu, cramoisi, en velours.

Elle, elle reste sage, figée, pâlotte

Même si sa menotte sortait de sa culotte,

la belle s’ingénierait à paraître innocente

~

& quand, longtemps coincée sur l’assise molle,

Elle sent monter un point, une douleur vive,

Elle n’ose plus bouger, de peur d’être prise

La larme triste à l’œil et la mine grimace.

~

Elle regarde passer la pendule….

lente.

Le piano qui clapote,

Quand les cordes se tendent .

~

« Vivement que les marteaux enfin se cassent,

Que ne vibre plus en pics dans toute ma carcasse

Tout ce tintouin d’enfer d’harmonie pâle.

Que se taisent les notes, que je parte, que je rentre

Rêver d’un bain chaud au creux d’un nu délasse. »

~

Mirliton

Une gallo romaine

Est-ce un crime?


Scène 1

~

La chaise se fait prier, un témoin principal gênant.

D’une main ferme, on se retient ensemble,

Sous un décor planté comme une apparition.

La table s’est éloignée, elle ne va plus parler.


Scène 2

~

La coquette défrise l’astrakan en bouclettes

& s’emmitoufle; la main en peigne lisse la fourrure.

Elle dissipe ainsi sa peur du noir, des loups &

Des histoires à croquer les petites des Carpates.


Scène 3

~

La chambre est terne & grise la pellicule.

Elle s’affiche dans un coin, renversante,

Noire de gants & projette son ombre,

Son corps survêtu se démasque surréel.

~

Mirliton

Histoire de chaise

Osier,

1890-1900

Monsieur Jacques, tout jeune,

Enrubanné, se montre dans le jardin,

en pied sur le fauteuil d’osier,

Fier de tenir depuis peu son équilibre.

Il s’applaudit d’être au centre des débats,

Rit de l’attente d’un p’tit oiseau

Surgissant de l’étrange soufflet corbeau

& sa mère en coulisse s’apprête à la dégringolade.

Mirliton

Dehors

  

Accoudée au relax déployé,

Installée au creux. Autour, 

Le silence aux aguets.

Les feuilles, seules, semblent agitées

Et tu sombres au bord du laisser aller,

Quand un sursaut de plumes, d’envolées.

Les chants qui reprennent dans les branches

T’éveillent.

Tu refermes les yeux et l’espace t’apparaît

Courbe, construit de trilles en mélodies,

La perspective s’éloigne de tous cotés.

Mirliton