Patte de velours

Patte de velours

Un écran silencieux
L’espace d’une fenêtre
Une image fugitive
Un écrin de mémoire

un dessin est toujours une vue de l’esprit.

{miRliTon}


Et d’y voir un rocker
un voyou à blouson
amoureux d’un ciel bleu
et d’un vent électrique


un poème n’a parfois de raison qu’un sourire

{k.roLine D.}

Autoportrait de dos

Tu t’imagines de dos ?

Un dessin de mémoire
est toujours une image composite .

Soudain s’y reconnaitre
&
une idée de corps,
un déséquilibre de mouvement
aux couleurs de l’apparence.

Flottent les couleurs du drapeau.
🌬
mirliton
🌬
Le monde est ainsi fait
de forêts et de rues

Je prendrai soin de dire
que je t’y avais vu
qui prenais soin d’aimer
les oiseaux de passage

Entre terre et béton
en coeur et en chanson
Tout vent d’âme et de mirliton !

🌬caroline D.🌬

« On ne peut cacher ses pleurs ou son rire de dos,
sensations qui font de la tête un grelot. »

Malcom de Chazal

L’envol

Décor pour un spectacle

L’envol des choucas


Peinture sur papier
jean- yves beaujean/ 180×90/2022
(Hommage à Shitao 石涛 )
🌕

Les choucas dérivent
Cherchant d’un regard un abri
Au vent des tempêtes.


Leurs ailes s’étirent,se posent
dans un ciel lourd et bas

la lune pâle sombre.

⚪️
mirliton

🌑

« Papier kraft ô bonheur. Ô ma soeur.
Un horizon de vin et un champ de maïs.
Beau décor s’il en est pour l’envol de l’oiseau !
»
🌬caroline D.

Personnages

Les personnages

On peut se surprendre à imaginer
d’un regard, une liaison entre deux dessins.

La figure est propice aux histoires,
les fait complices de leurs grimaces,
De leurs sourires, une romance
De leurs solitudes, un désespoir
Que notre désir les rencontre .
🌚
miRliTon

⚪️

🌬« Elle le croisa fort à la tâche,
concentré sur l’ardoise qu’il y voulait finir.
Rien, rien n’aurait permis de voir venir la suite :
un chemin sans travers et sans faux élégants.


Les couleurs s’extasiaient à le suivre dans l’ombre;
l’olive le transportait jusqu’au bâton de rouge.
Or, de ses lèvres à elle, aucun sens ne glissait.
Tout y serait subtil, tout y serait léger.


L’air et les âmes sont ainsi faits
que tous les touts les y traversent
et rien d’un rien ne les renverse.


Au fond on le sait bien, dit-il, c’est du pareil au même.


Et c’est là qu’elle flancha :
Je me tiens au milieu du temps
et au coeur de l’espace,
amoureuse d’une terre de couleurs et de vents.
Quoi qu’y fassent les jours, j’arriverai à temps,
et l’histoire renaîtra sans qu’on l’ait vue mourir.
C’est que rien ne commence
ni rien ne se termine.


Mine de tout et mine de rien,
graphite et neige belle,
elle se tourna vers lui une autre fois encore :
À la revoyure, souffla-t-elle, je repasserai bien.
Sous le soleil pétant ou dans l’ombre maudite.
Mais ne m’attendez pas, c’est Brown qui mène la danse.
Tourlou monsieur Leroux.
Relou et doux, patte de loup. »

🌊caroLine D.

Liane

Liane
(légende)

Armée de branchies en brassées.Tout frémi.


L’ogre transforme la femme en génie.


Cassée de brindilles. Liane en secret se tord.


L’arbre tremble qu’elle tombe en bois mort.

🌊Mirliton

C’est encore d’y suivre le pain. Comme le ciel.

Ainsi le génie trouvera sa pâture.


Liane de rêves. Qui connaît la tension qui transforme l’instant.


Cependant que la branche n’est jamais que la branche.


💨CaRoline D.

L’intuition de la forme

La peur du loup
🪞
L’intuition de la forme
🪞
Éloge de la corde & du funambule
🪞
Nourri d’images, une idée de corps, d’expression, de visage prend corps.
Quelques traits nous racontent l’intuition d’une forme à partager.
Placer les traits suivants qui cherchent à préciser la forme,
souvent, nous fait perdre l’allusion,(drame)
perdre le plaisir de la découverte par une déclaration naïve de traits.


La saveur générale de l’allure de l’apparition est gâchée pour l’habitude du trait symbole (c’est un œil, une bouche, une oreille)
L’illusion n’est plus qu’une application.


Bien sûr vous serez alors détournés de l’intérêt du dessin en lui-même & par un jugement rapide (la reconnaissance du style, de l’auteur) séduit par votre perspicacité à le démasquer.


Pourtant le dessinateur alors se copie et n’invente plus la forme.
Perdre le dessin c’est perdre l’ironie créée par la complicité avec l’inventeur des traits. Voir, c’est refaire le chemin des traits, partager l’intuition.
La forme ne sera belle que lorsque l’on partage cette complicité!
🪞
Les déclamations du Mirliton

De dos

De dos

Veste à franges à même la peau
Un zeste de western trémolo
Le bitume crève déjà de chaud.

Quand,

Toi, qui balances des hanches
d’un vrai saxo l’emprise d’une danse,
Tu métronomes l’envie illico presto.

miR
🪞Lithon

Je m’y mettrai, dit-elle
autant que neigera le monde
jouant de la fleur en solo
pour louer le vent sur ma peau

Je m’y donnerai, dit-elle
d’autant que les rouges sont rouges
& que mille rivières brument
en bordure d’arbres & de lune

⚪️

car
🪞line D.

L’indocile crayon

L’indocile crayon
danseuse de mine
Courtisane du blanc-seing
Ondule de figures,
envisage
S’emporte,
s’empare de la piste, papier chiffon
& qu’enfin se laisse couler au cœur
d’une pluie de courbes
La mélodie des corps
qui viennent & se déposent.


mirliton
Papiers j’y beaujean 2022

De belles & d’aubépine
pour tout le magnétique
& le pain s’il en faut


les corps s’en mêlent
& pourquoi pas


En attendant, le soleil soigne
& la neige saigne tout son blanc


Un oeil ouvert, l’autre fermé
c’est le temps qui les guette
& le désir vivant.
⚪️
caroline D.

Le soir découpe

Le soir découpe
🌒
Sur un bleu sombre d’estaminet
L’encre noire de Chine trace à gros traits
Un portrait d’ assis.
L’homme d’à coté (j’aurais dû le voir)
Dans la pénombre
le soupçonner d’être transparent
Un invisible voisin.
Seule, par son carreau embué,
La vitre allumée l’a découpé.
🌘
Mirliton


Ça ressemble au vitrail de l’âme,
à ces tendresses qui endurent.
Sa chaise restée devant l’aurore
les yeux arrondis jusqu’au coeur –
devant toujours cette ombre fine,
c’est autant de bleus qui se tracent
avec l’instant pour s’y bercer.
Le jour viendra comme la suite.
Depuis le foncé & le pâle,
une main d’outremer.

🌕
caroline D.

Traits de caractère

Colores

Diable d’Andalousie
Aux ombres émouvantes
Tu tires ta frimousse
& montes, déhanchant,
Tes belles dents.

Bigre d’Hannibal
Aux moindres échalas
Tu te carapates
& montres à la dérobée
l’élégant bon ton.

Fille de Galipette
Aux sons d’un clairon
Tu te désarticules
& mates à la fine fleur
Tes jolies détours.

Mirliton
Chercheuses de poux

Manières


Ma requise
À l’arme aiguise &
S’épuise en larmes
De mille feuilles

Ma lisse aux lèvres
Rouge & prises
C’est mise en femme
De Montreuil

Ma braise
Aux pieds s’échauffe
S’apaise au charme
Du fauteuil

Ma rengaine
Aux rimes désarme
Les rousses en boucle
D’écureuils

Ma liste : Mirliton

🌚

« Il se trouve que j’y étais
le jour où elles se rencontrèrent
avec du temps pour y jouer
et un bout de plancher

& big et big
& bang et bang

elles y dansèrent tous les bals
autant les masqués que les autres
les dés étaient jetés
sur un moulant d’éternité »
⚪️
caroline D.

En elle- même

près d’une dune rose
juste de transparence comme une fièvre tendre
entre le cou et les genoux, le corps détourne les tempêtes
laissant ainsi tomber les vieilles ecchymoses

par bonheur, dit-elle, je connais le chaos
même qu’il me relance depuis le fond des eaux
jusqu’aux virées du vent qui mène

l’automne parle déjà,
j’ai les doigts un peu froids

on se retrouvera en auspice marine
avec tout près des pieds
de grands bouts de carton pour dessiner dessus

Caroline D.

L’incertaine

D’aucune inutilité

Pendant que tes lèvres écarlates

me disent la bonne aventure

la lune lentement passe.

Devient liane

Trace une ligne suave

comme une danse, une chanson.

Que je prenne l’élan de ta voix

pour un charme,

Ai-je raison?

&

je m’amuse à te suivre

Te poursuivre au crayon

Sans jamais qu’une mine triste

Ne me couvre de désillusions.

mįr’lí’Tön

La ligne imaginaire

La ligne imaginaire

Il nous faudra sans cesse,innocent, tout réinventer,
décrire la forme par nos sens, le souvenir inoublié.
Chaque élément de la figure enlace,
souligne d’un trait les caresses,
pour que la figure naissante
soit le fruit de tous vos secrets.
🦚
Générique à l’Ève ou Vénus à l’évaporée.
L’Ève était trop sage,
Vénus prête à s’oublier.

La voici au creux de l’image,
surprise d’être ainsi habitée
de courbes & de montagnes,
répondant aux belles éclairées.

Sans doute la voudriez vous plus belle,
plus exacte, plus précise, plus déshabillée,
mais c’est pour qu’elle soit toutes celles
qui bouleversent un jour nos pensées.

🧚🏻‍♂️mirliton🧚🏻‍♂️

En tout ça,
j’aime à me fondre dans l’oiseau, dit-elle.
Puisqu’il me semble là, le rêve.
Un violon de passage, une mer en partage,
des horizons cousus de rêves décousus.
La main au vent.
Et des courbes, pour faire chanter le temps.

🌒caroline D.🌘

Superpositions

Amusée ?

le pluriel est avantageux

depuis la position changeante
des heures et de l’espace
l’enchantement
dans la persévérance

et nos corps en émoi
dans l’océan des âmes


caroline D.

La grande ourse

Rencontres browniennes

à demi amusé…… suivre,déambuler
Silencieuse à regarder les murs nous approcher

à la croisée du chemin….interstices.
entre une grande au dos rond
Elle s’accroche au cadre
Le décor a un corps

à y bien regarder, l’art s’humanise
de sa présence.

à même un fond nymphé,
Seule, elle suffit à l’art du panorama,
au point de tenter de perdre la raison.

mïrlïtöñ

Articulations



Des mots zarticulées
aux rotules, aux phalanges
l’épure garde la trace
de présences changeantes
promises à la réclame
sous forme de chanson.

Ainsi la balançoire
mouvement ondulatoire
se prête à l’illusion
n’ayant de forme stable
que dans l’amplitude
de son oscillation.

D’un crayon leste & fin
suivant le métronome
cherchons l’intérêt pendulaire
de cette distraction
& attachons nous à rendre
cette balancelle plus aérienne.

mīrlīton


Et l’arbre qui s’épanche
en branches tout autour
& le ciel qui se penche
pour nous parler d’amour.


C’est d’aimer à se perdre
dans un trou tout là-haut
pour un morceau de bleu
à s’en laver les yeux.


Au vent du pendulaire
de l’extraordinaire –
dans les bras d’un géant,
redevenir le temps.


Caroline D.

« Au vent du pendulaire »,
bats, lent soir…

Diptyque ô taquet

Onomatopée de concert



L’onomatopée anonyme
🧚🏿
En perspective cavalière
Déliées du sol au ciel
L’écho transcrit en deux
D’un bruit, d’une moue
D’un fou rire de hibou, oh!
De ces filles qui s’effeuillent ,
Se montrent en nature, elles
Se décrivent au soleil

🧚🏿
En mode démo stylo


🌕mìīíRliton🌕

M’en vais m’étendre un peu
Rire sur un tapis de sable
Le corps affublé d’une histoire
Tout de blanc et de noir

Sur la plage de ces dames
Autant de maldonnes versées
Mais l’eau y est assez salée
Pour y cacher les larmes

⚪️caroline D.⚪️

Mes dames

Faites un geste
Macadam, mesdames du goudron
Loulou a pommé son ami
Le p’tit ragondin gris
la peluche à mâchouilles
L’avis de recherche du chiffon est lancé
L’hautaine, elle lit la presse
« Au clairon du crayon »
L’infâme ragot de la méduse
Là, elle trempe l’encre de sa pensée
Aiguisant ses réclames de drames
Madame se fait la belle
Dans le débord du lit
Rêvant de chavirer
Elle s’y voit, elle s’y plait.
Les esquisses / j’y Beaujean 2021