Superpositions

Amusée ?

le pluriel est avantageux

depuis la position changeante
des heures et de l’espace
l’enchantement
dans la persévérance

et nos corps en émoi
dans l’océan des âmes


caroline D.

La grande ourse

Rencontres browniennes

à demi amusé…… suivre,déambuler
Silencieuse à regarder les murs nous approcher

à la croisée du chemin….interstices.
entre une grande au dos rond
Elle s’accroche au cadre
Le décor a un corps

à y bien regarder, l’art s’humanise
de sa présence.

à même un fond nymphé,
Seule, elle suffit à l’art du panorama,
au point de tenter de perdre la raison.

mïrlïtöñ

Articulations



Des mots zarticulées
aux rotules, aux phalanges
l’épure garde la trace
de présences changeantes
promises à la réclame
sous forme de chanson.

Ainsi la balançoire
mouvement ondulatoire
se prête à l’illusion
n’ayant de forme stable
que dans l’amplitude
de son oscillation.

D’un crayon leste & fin
suivant le métronome
cherchons l’intérêt pendulaire
de cette distraction
& attachons nous à rendre
cette balancelle plus aérienne.

mīrlīton


Et l’arbre qui s’épanche
en branches tout autour
& le ciel qui se penche
pour nous parler d’amour.


C’est d’aimer à se perdre
dans un trou tout là-haut
pour un morceau de bleu
à s’en laver les yeux.


Au vent du pendulaire
de l’extraordinaire –
dans les bras d’un géant,
redevenir le temps.


Caroline D.

« Au vent du pendulaire »,
bats, lent soir…

Diptyque ô taquet

Onomatopée de concert



L’onomatopée anonyme
🧚🏿
En perspective cavalière
Déliées du sol au ciel
L’écho transcrit en deux
D’un bruit, d’une moue
D’un fou rire de hibou, oh!
De ces filles qui s’effeuillent ,
Se montrent en nature, elles
Se décrivent au soleil

🧚🏿
En mode démo stylo


🌕mìīíRliton🌕

M’en vais m’étendre un peu
Rire sur un tapis de sable
Le corps affublé d’une histoire
Tout de blanc et de noir

Sur la plage de ces dames
Autant de maldonnes versées
Mais l’eau y est assez salée
Pour y cacher les larmes

⚪️caroline D.⚪️

Mes dames

Faites un geste
Macadam, mesdames du goudron
Loulou a pommé son ami
Le p’tit ragondin gris
la peluche à mâchouilles
L’avis de recherche du chiffon est lancé
L’hautaine, elle lit la presse
« Au clairon du crayon »
L’infâme ragot de la méduse
Là, elle trempe l’encre de sa pensée
Aiguisant ses réclames de drames
Madame se fait la belle
Dans le débord du lit
Rêvant de chavirer
Elle s’y voit, elle s’y plait.
Les esquisses / j’y Beaujean 2021

De mémoire



🌑
🌬De mémoire d’éléphant
Longtemps lointain
Un souvenir d’enfant
Remonte des oubliettes
L’infini océan des pensées
D’où s’échappent
Rires, poursuites, cachettes
crier, bouder
Retrouver les visages
Laissés dans le marc de café
& S’endormir enfin content & fatigué.

🌑mìRílîtOń🌑

Vol au vent

Rien ne presse, presque ……………………….Suivre sa piste
l’allure des petits pas, …………trace la ligne des pointillés
un peu hautaine. ………………………en trouver l’équilibre
Au croisement du regard ……………..une balance d’aigus
ne te retourne pas. ……………………..courbes aux volants.

mįrlįTōń

Figures de flammes

Figures de flammes

La nuit tendue de noir
où seule s’agite dans la lumière d’un feu
comme un début de cendres.

L’étendue de la plage en silence crépite
& ton esprit s’en va, vague incandescente
quand tu le laisses aux flammes.

~Mir li ton~
Figures ~j’y beaujean~ 2021

La délicate

Il était
Plus que temps de se faire une pelisse.
La petite au triangle ouvrait même de grands yeux
& délice d’essences ou d’un geste rapide
elle découvrait son corps à la chaleur des envieux.
L’onde l’entourait de cercles chromatiques
la fraicheur du bain lui donnait des frissons.
En elle, elle sentait poindre en une couleur exquise
la douceur d’anguille d’une langue rose ou bleue
🦚
mìîíRliTon
🦚
Mais quand même, se dit-elle,
à quoi bon traverser une esquisse
sous un ciel avaleur de charbon?
Me donnera-t-on là-bas une jambe de femme
en échange de ma jambe de biche?
Tellement que je boite, le chemin sera long.
Il faudrait que le jeu en vaille le vallon.


🦚caroline D.🦚

L’accroche cœur

L’accroche cœur

Fillette alanguie d’espérance
du gris du ciel mélange
sa pensée aux nuages.

Elle accroche
à ces figures changeantes
des visages de coton
& du blanc du mirage
ce double d’un miroir
lui parle de l’envie
de ne plus être seule.

miirliton


Elle longe des parfums
de rivières et d’embruns
de sauge et de lavande
de Paris en Mirande
et tout ce temps elle cueille
Achille aux mille feuilles

caroline D.

Le guetteur

Peinture sur bois j’y beaujean 2021
🦚
Le guetteur

Immobile au creux de l’ombre
un guetteur attend, le regard éloigné,
un mirage, un mouvement,un nuage,
de la poussière d’où se détache
l’approche d’une silhouette
l’œil déjà s’agite à la reconnaitre
& d’un geste il lui montre sa présence.

mîR Lìºí Töń

🦚
Et coup d’heur,
au bord d’os et de chants fignolés
dans les sables du temps
par des chants d’océan et de ciel,
le vent verse patience
en lieux de fer et d’ambre
pour que rien ne défasse l’aurore.


cArºLįnĘ Dº
🧚🏿

À l’abandon

Toujours,

Griphon fait des gammes
Patine du crayon
Il cherche dans l’ébauche
L’ombre des dames comme une apparition.
Elle,
est posée,
s’installe dans un coin, sur la roche
Un sentier suit la côte
&
Son âme noyée aux algues
Elle laisse aller sa larme.
Oubliant l’horizon & le reflux en vagues
Le nez dans ses chaussons
Elle renifle son histoire d’abandon.
🌑
[mirLitOn]

La cadence

La forme en cadence

La suie du crayon dérape
& griffe d’un dessin le grain du papier
Quand une gomme arrive & bave
Elle salit, l’illusion d’un terrain vague
La forme n’est plus qu’une cadence
qui gesticule dans le cadre.

Mirliton

Courbes en Do

à l’Hurdy gurdy

🌖
Demoiselle se délasse…………………..se délace
& dés la nuit venue…….Vénus est nue et lisse.
Hélas,….l’hurluberlu qui n’la connait ni d’Ève
reste com’interloqué devant ses courbes lascives.
Il s’éprend d’la beauté & lui écrit des notes
puis sur son corps Déon……….il grave la chanson.
🌖
Mirliton

🌑
Boucle grise
🌖
Quand le bonheur lui chante
de lancer au grand vent
quelque beauté peut-être –
comme un nuage improvisé
sur une note d’accordéon –
Vénus se rend à l’océan
et lance à l’eau des bouts de jour
qui feront sourire la vague.
🌖
caroline D
🌑

L’est triste


L’est triste

« À la lyre, tu t’isoles,
t’es triste à pâlir d’envie.
T’as qu’à voir la démone
Déesse qui virevolte en piste.
Montre lui tes ailes, hélice
& visse les regards en coin. »

Mirliton
…………………Et cette Espagne au loin
où cascade le ciel

Si c’était là peut-être
que se terre le rêve.
Derrière un océan
à faire rosir le monde
jusqu’au vent de la peau………………
🪶
caroline D.

Papiers

L’instant

Comme la figure laisse une empreinte fugitive
dans le blanc silence de papier,
le crayon se dépêche de ne pas oublier ses traits.
Statuette
Bembé

Comme un sculpteur Bembé habile à faire vivre de petites figurines
moi, je m’imagine sculpteur de papier.

⚪️mirliton⚪️

N’est-ce pas que d’y voir
depuis la fibre blanche
surgir l’encre de l’âme?

🌑caroline D.🌑

Se voir en peinture

Se voir en peinture

En corps!

Le corps en peinture doit apparaitre plus vrai que photographique. L’image photographique décrit surtout la forme extérieure, voire sa mise en esthétique. Le dessin doit tenter une autre expérience du corps,notre connaissance du corps . Nous nous connaissons par l’exploration de nos sensations,

(La langue au contact des dents avant la parole.),

nous nous connaissons par le toucher,la chaleur, le contact, la souplesse, l’articulation, l’odeur, le mouvement, l’ampleur, l’intérieur….Cette somme de connaissances internes, bien avant la vue, nous décrit. La vue est au mieux toujours partielle, partiale(!), extérieure.

Connaissons nous notre dos?

L’image dans le miroir est aussi une vision externe, inversée, photographique.Par habitude, certains s’y reconnaissent.

Alors que notre regard brownien est comme un phare qui balaye son champ restreint, déforme. Le sentiment de notre propre forme rassemble ces parcelles d’impressions en un arbre encyclopédique. Dépeindre un corps, c’est tenter de donner une place à ces sensations, d’amalgamer nos sens. Sans doute le peintre projette sa connaissance intime, personnelle sur d’autres corps, le nu va chercher le corps sous l’habit mais la figure de toute façon doit être imaginaire.

Alors le corps peint ressemblera à notre conscience intime.

👓

Les mémoires du Chevalier Bavard

🌒

Et le mien de corps, tout barbouillé qu’il est, j’en fais quoi?
Mes épaules bleuies par l’histoire, mes hanches blanchies de soleil, et mes bras fleuris de vermeil…

Y a-t-il moyen de tourner clair ? De n’y voir que ce qu’il n’est pas – en y voyant tout ce qu’il est?

Quoi qu’il en soit, cher chevalier, où que vous soyez dans le temps, je vous salue. Depuis le reflet d’un miroir aussi transparent que lointain. Et bien amicalement, c’est sûr.

🧚🏿caroline D.🧚🏿

L’immobile

L’immobile
Sur le quai

Quand se croisent les idées d’une surface.
Un mouvement vague, à peine frémissant,
Où mon esprit s’agace, sous son air immobile,
À voir bouger la couverture du monde
À la lisière du vent et le pointu des vagues.

🌬 Mirliton 🌊

Et toujours de l’esprit
qui frémit devant l’aube :
Aussi sagace soit-il,
le monde l’emportera.
Le mouvement est encore
plus grand qu’une seule vague.

🌬caroline D.🌊