Sombre

« Les bulles du bathyscaphe tachent le soupirail,
Une idylle sous cape se mouille au paysage
& leurs pleurs de soupentes serpentent sur le village. »
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Mirliton
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photo j’yb
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« Et d’y voir l’amitié en ces toits d’épousailles,
Les escargots d’épaule blottis à l’infini
& le ciel-coton voué aux barbouilles de saison. »

🕸caroline D.🕸

La surface

Chaque embarcation s’attache,
à l’abri au port , les cordages trempent,
la surface en miroir………………………………..
……………..Où le temps devient une image,
des amours de chêne dans l’eau,
des jeux de branches et de nuages
et le bercement d’un bateau.
⚪️
mirliton ………………………………….
……………………………& caroline D
⚪️

,

Bitume

Bitume
🌑
Quand la nuit se lève doucement
arrosée d’un filet de crachin,
s’illumine un miroir de bitume.
Pas de bruit au tournant,
le rond point est déjà sur ses marques
& les lumières filantes rebondissent sur l’asphalte
où le bleu donne aux noirs un semblant de couleurs.
🌑
Mirliton
🌑
Bouquet de lune
Si j’avais su que vous passiez par là
à cette heure du soir où la lumière chante
Si j’avais su que vous passiez par là
j’aurais fait un bouquet avec des fleurs de lune
et vous l’auriez trouvé serti dans le bitume
un bouquet de lune sur la fin du jour
comme on fait à l’ami un… bonjour !

🌑
caroline D.
🌑
⚪️

L’interligne

L’interligne

Une bande pointillée,
du sable et des cailloux,
sépare la terre de l’eau.
*
*
Sur cet interligne s’installe
une société de corps joueurs
dévoilant les limites du dénudé,
des enfants limicoles pataugeurs,
un sable qui dégorge & s’enfonce.
*
*
l’écume lèche les pieds des marmots
& l’escalade des rochers amène
jusqu’au moindre trou d’eau
où s’agitent berniques & bigorneaux.
*
🚣🏽‍♀️Mirliton🚣🏼
*
Il ne se passe d’instant
sans que la vie dessine
un instant sur le jeu
dans l’éclat des grands sables

*
Il ne se passe de vie
sans que les corps chahutent
d’entre les grains de mer
et l’or des profondeurs

*
De quoi se mélanger
aux grandeurs illisibles
et sourire devant
les horizons béants.
**
caroline D.
**

💎

Nez en l’air

Nez en l’air

Brave, enfin le vent s’essouffle,
Prends garde à l’escalade, à l’escapade!
L’escalier marche encore le nez en l’air.
🌔
Toi,tu dévoiles ton parfum dormant,
Transparente comme une éphémère;
Parfait pour une nuit où tu rêves en marchant.
🌑
Mirliton
Collage Douarnenez j’ybEaujEan 2020
🌖
🌬D’aucuns la croyaient prisonnière,
une âme nichée entre les pierres.
C’est qu’elle y prenait tout son temps
pour humer la brume et le vent.

🌬caroline D.

Terre!

La terre est dégagée,

Retenue de rempart.

Des vagues viennent lécher

les pieds des pierres

À les faire flotter

En mal de mer.

*

💨mirliton

*

Ah! l’ocre et le turquoise

devant l’horizon bleu,

même un coeur d’ardoise

se laisserait prendre au jeu.

Y aurait qu’à l’y assoir

sur ce mur de noir,

il oublierait le temps

pareil aux voiliers blancs.

*

🌊Caroline D.

*

La grande bleue

Là bas, l’océan nous éloigne.
{°}
Nous accostons agrippés au sable,
livrant nos yeux au balancement des vagues.
Troublant mouvement qui se finit en brume
où le ciel fond une masse de nuages.
{°}
Lorsque la mer, devenue impalpable,
à peine surnage, arraché, un fouillis d’algues,
Nous y voyons, livré à sa surface,
Comme un souvenir de ces lointains naufrages.
{°}
🌬Mirliton🌊
*
Et des espaces et des tempêtes
accolés à la vague.
Au regard des miroirs
et des amours vaillants.
Celui d’un dauphin et d’un chat
dans une histoire d’eau.
Et de l’homme qui regarde.
Au loin de l’intérieur.
Pour y toucher toujours
l’océan à rêver.
*
🐚caRoliNe d.🚣🏿‍♀️
*

Procuration

~
Maintenant que la porte est close
Restons assise à la fenêtre
Quand l’ombre des nuages passe en coton
de noirs oiseaux tracent les liens au dessus des maisons.
Un moelleux de mousse vert sombre
colle aux pattes, à l’ardoise
Immobile, je les suis dans les airs, je voyage.
~
Mirliton
~
Un banc comme une crête
au milieu de la mer.
D’où l’on voit la galère et
le tous azimuts.
Pas besoin de fracas,
la vague en fait déjà.
Là où le temps trouve maison,
le poème a mille saisons.
~
Caroline D.
~
*

Sirénade

~
La pêche n’est pas miraculeuse
Les filets se démêlent,demênent, même
À sortir toutes les sirénaïades
Poissons-chats, loups de mer,
Grondins de Napoléon, chaloupes
& bernique! V’là t’y pas une sirène d’alarme
Une femme-chat miaulant
toutes les grandes eaux d’son corps
Pleurs à peur
Sérénade : « j’veux plonger en ville d’Ys!»
~
Mirliton
~
Devant son doux gémissement
depuis son aurore rompue
dans un trou de l’eau et du temps,
des ruisseaux qui passaient par là
se sont glissés ‘travers la grille
pour y retendre l’aube tendre
et chanter clair au beau matin.
Et son long corps s’est retourné.
Et tout son ventre avec.
Cependant que céda l’effroi
et que s’ouvrirent mille fleurs
comme autant de bras et de coeurs.
Et le ciel y resta penché
sur l’orange des jours.
~
Caroline D.
~
*

Début

Mercredi 18 mars
…….

Dehors, l’activité s’endort
Le monde Occidental si frénétique
Oublie son avenir
& se carapate dans son donjon
Quand la ville assiégée par l’invincible minus
Ne sait plus que refermer ses portes.
……..
Nous nous sommes & restons attachés à notre port
& suivons aux fenêtres ouvertes le soleil qui se montre
Là bas la mer seule fait ses vagues
& les poissons , eux qui n’ont pas péchés
Sont sauvés et forniquent dans les eaux profondes.
……
J’yb en Mirliton
*
Silhouette/ première couleur
*

Tous ces lieux qu’on invente
comme autant de bateaux
amarrés dans le vide
À faire couler les heures
Naufrages – dans le jour à percer
le jour à fleur de coeur, oublié
et l’autre, dérobé
à fleur d’effroi
Et là, devant quelques hublots
en grands chevaux sur l’eau
toutes crinières au vent
l’attention et le geste
en mots et
silhouettes

Caroline *D

Navigation

~

De mémoire de coton,

Femme blanche,

oublie déjà les soins

que tu donnes en pâture!

~

L’eau n’est qu’une sensation,

Flamme blanche,

Douce & fraîche évasion.

Tu t’y glisses en bouchon.

~

Soie sombre de l’onde,

Le fil de l’eau qui

Plisse au moindre geste.

Tu t’embarques au rivage.

~

Léger moteur de palmes,

Col de cygne.

À ton embarcation

Tu ajoutes ta figure de proue.

~

Mirliton