Souvent la fable…

Tu dis quoi ?

Souvent la fable
veut nous convaincre
Du caractère animal du bon sens

Les objets en demeure de faire pareil ou même
S’arment de patience.

Ainsi
Les seaux ont bien des anses
Attendant de pouvoir voyager
& les murs des oreilles
Tout en restant très muets.

À l’inverse, il est vrai
Les sots ont des oreilles
& trainent les rumeurs
Avec certaine aisance.

mirliton


Se promener, flâner, musarder, se balader, se baguenauder, glander…le temps est radieux, un peu frais, la vague à peine retroussée, le regard se perd dans un horizon mal défini qu’une brume lumineuse estompe…Vous arrivez, courant, soufflant, je m’écrase contre la haie toute bourdonnante d’activité qui borde le chemin des douaniers. Les yeux nulle part, vous passez sans voir ; des papillons en tenue de soirée batifolent, les frelons asiatiques siphonnent avidement le suc des fleurs, un nuage d’ailes translucides crépite autour de moi. Vous avez les yeux rivés sur votre montre connectée qui indique la fréquence cardiaque et des écouteurs dans les oreilles. Pour entendre le bruit de vos entrailles ? Des mouettes crient juste au-dessus. Vous ne voyez pas, mais vous n’écoutez pas non plus. Un papillon gît tout cassé sur le chemin ; vos pieds sans doute ou ceux d’un pareil à vous, aveugle et sourd. Vous courez, excusez du peu, ou vous marchez en activant des bâtons, regard dur au loin ou sur les chiffres de vos engins, visage crispé, sans remarquer les nimbus bedonnant à l’horizon, tout luminescents du soleil qui les chauffe. Vous transpirez, vous soufflez, vous contrôlez votre masse musculaire. Et celle de votre matière grise ? Ah, il se fait tard dans la saison, les hirondelles sont parties, les mésanges s’activent dans les haies où pullulent de minuscules insectes qui leur sont friandises. Vous courez, c’est à peine si je peux passer, se promener, se balader, flâner, la chenille noire ne vous a pas vu arriver, elle a traversé, elle ne s’en remettra pas, aucune alerte sur vos instruments connectés. Attention, votre coeur atteint la fréquence maximale de sécurité, ralentissez. Pourtant vous gardez les yeux fixés sur le compteur des kilomètres, vous insistez. Hier vous avez couru plus vite, plus loin, plus fort, vos performances sont inscrites sur votre compte face book. Les nimbus s’arrondissent à l’horizon moelleux, la vague s’est creusée et clapote entre les rochers, ouf, vous avez failli m’écraser, heureusement il y a la haie, je m’y suis abritée avec les papillons, les abeilles et les frelons, les moucherons, les guêpes et toutes ces espèces dont je ne suis qu’une variété.
🧚🏿
Maddy Micheau
🧚🏽‍♀️

Chercher la p’tite bête

Chercher la p’tite bête

L’encre traverse le papier bavard
& cherche à couvrir ses mots
Une drôle de fable s’égoutte prête
à conter l’avenir étendue du marc
y’a p’têt une noyée ?
Une froussarde patte de mouche
Noiraude juste sortie d’une fable

Mirliton

⚪️🌑⚪️

Oiseau

Encres verte & noire sur bois 80/60cm 2020
Peinture j’yb
🦚
Au pas du chasseur d’images,
l’oiseau se dérobe
craintif
au moindre frémissement
crissement de feuilles mortes
reste caché ,
mêlé au sous bois & muet,
L’œil aux aguets.

……. mirliton……….

Mais dès lors qu’il s’envole
pour y voir d’en haut,
le voilà qui oublie, l’oiseau,
la peur qui le tenaille.
On le voit qui s’emporte
de bonheur et d’errance,
l’océan est si vaste
qu’il invite au voyage.

……… caroline d………

Découpes & couleurs

L’ombre s’achemine

Les découpes en sont jetées

D’une matière grise

Le noir tire les éléments.

~

« En grande conversation « ~ coloriage~ j’yb~2020

~

Et j’y saurai le monde

Comme elles l’auront su

Dans la vérité pure

Et le mensonge vif

Le vert, le bleu, le rouge

Olive royale et prune

Tout sera vrai et faux

Mais je serai vivante.

~

Caroline D.

~

Crachins

~

secret

de bouche à oreille

Maquiller la vérité.

~

~

« Le bleu, le gris,

et plus ou moins le ventre.

La courbe du Centaure

sous la chevelure folle.

Et sûr, d’entre les jours,

la neige, dormante.

Pour qu’une joue donnée

dans un rêve d’oiseau

se baigne enfin de lune. »

~

Caroline D.

~

~

Parfum

la couleur de l’essence

L’indifférence

~

nez au vent

Mouvement en vagues

des nuages font encore leur ciné

~

Mirliton

Faire un signe

Faire un signe,

une sorte de cygne,

Signer la nature.

~

En la hiéroglyphant,

tu te trompes!

~

Un zeste d’enfant.

L’éléphant leste

singe la rature.

~

Mirliton

~

Où pointer l’index a suffi
pour inventer le ciel.
Réinventer
l’éléphant et le reste.
D’autant que chaque fois
le jeu se prête au cygne.
Pareil au ruisseau d’âme
et au geste d’enfant.

Caroline D..

Jeu de la géométrie

Le jeu de la géométrie

La balle est un objet parfait

Gardant tous ses degrés de liberté,

Elle s’échappe au moindre coup de patte.

La maitriser demande un équilibre du geste.

La poursuivre sans fin donne le plaisir de l’inattendu, du soudain.

Un jeune chien s’y entraine sans cesse.

L’apparition

L’apparition

~

Tididili c’est ça,

Affable, tu berces ton voyage,

racontes en images,

Découpes l’encre, la bois.

Une scène où grouillent des mirages

Sombres tamis chinois.

Si c’est pas ça

C’est quoi?

~

Tididili c’est ça,

Ajoute, un air de bois,

Sombre, noir nocturne,

Ça & là des perce-lumières,

Des pas d’ombres.

Le silence rare d’oiseaux,

& un vol aux éclats.

Si c’est pas ça

C’est quoi?

~

Mirliton

Deux états ou les sept erreurs

Au figuré

~

Reposée,

Comme une souche endormie, l’indolente,

Couche au chaud en biais .

L’insolente aux roses pommettes

pousse un peu sa bouche en o.

~

Stylée,

Diverses mines aiguisées en pointe

Tracent les délices que d’autres gomment

Tu grimes un petit peu trop tôt

tes yeux en accents Corbeau.

~

Glissée,

De traits de glace, patine,

Parallèles en lames. Mutine,

l’idée de passer en lice, te fascine,

Patatras, larmes à grise mine.

~

Destinée,

partage pour la forme

Tes formes en plans colorés

Le trouble, tu peux l’offrir

À tes lèvres ,« rouge désir ».

~

Mirliton

~

Est-ce un crime?


Scène 1

~

La chaise se fait prier, un témoin principal gênant.

D’une main ferme, on se retient ensemble,

Sous un décor planté comme une apparition.

La table s’est éloignée, elle ne va plus parler.


Scène 2

~

La coquette défrise l’astrakan en bouclettes

& s’emmitoufle; la main en peigne lisse la fourrure.

Elle dissipe ainsi sa peur du noir, des loups &

Des histoires à croquer les petites des Carpates.


Scène 3

~

La chambre est terne & grise la pellicule.

Elle s’affiche dans un coin, renversante,

Noire de gants & projette son ombre,

Son corps survêtu se démasque surréel.

~

Mirliton