Art involontaire 7

(Section grand verre)

Au croisement, une surcharge de lignes, d’angles convergent 

Brisant une rigidité de façade.

Chaque corps de métier instruit l’écoulement de sa matière propre

& le blanc d’Espagne en forme de grand silence

Un jour vole en éclats de verre quand la porte se flanque.

Mirliton

Publicités

Sous la plage


En surface, le sable fin est doux & tendre,

Apprenti géologue, il creuse des terriers.

La galerie s’enfonce, devient  puits

& il sent sous ses doigts venir l’humidité.

L’eau grise s’étend au fond & effrite les cotés.

Il remonte une bouillie de grains et de graviers

Qu’inlassablement il dépose en mortier.


Après, on ira se promener ?

Mirliton

Le voyage immobile de 徐儀

à Chu Yi , Xu Yi, 徐儀


À la côte découpée, aux chemins d’un vert sec bruissant,

Elle préférait la fuite muette des nuages ;

Le paysage du temps s’arrangeant en spectacle.

~

Ou encore la ligne répétitive des vagues

Avec son roulis de galets sans cesse en mouvement .

~

Ces deux musiques la remplissaient d’une joyeuse mélancolie.

Rêveuse, elle se sentait immobile en voyage.

~

Mirliton

Couvert

Le couvert 1

Un bouton de rejets de ronces et de branches.

À peine un monticule de brindilles sèches,

Rassemblées en attente, prêtes à bruler.

Dedans, des nids où sommeillent des mulots

Et la nuit, fugitifs, ils en sortent furtifs.

~


La fleur tendre est fraiche et son parfum entête.

Le pétale a été lentement grignoté par l’insecte,

Puis, gavé, il s’envole goûter ailleurs la suite.

Il laisse dans les courbes géantes sa marque,

Un reste involontaire de table mal débarrassée.

~

Le couvert 2

Mirliton

Zinc & guinguette 


Au zinc, à faire un rien grise mine,

La midinette médite le nez dans son vin.

Triste, noyant d’eau son anisette.

Un bel adonis sort clandestin 

Lucie hallucine, grimpe, bêle,

grince des dents, grimace.

Indécis, le dieu toujours déçu descend.

Imbécile, le traitre fuyant la dépasse,

Malpoli, irritant tournedos.

Le bel ado laissant là la belle

Sans son numéro d’appel, 

Sur sa faim, elle, le nie & le renie, l’irritant.


Mirliton pour La Desprée

Vue cavalière

(cheminer)

Le chemin s’insinue dans la torpeur ambiante,

Un cavalier s’endort et sa monture balance,

Suivi par le bourdon de mouches satellites.


(- Façon transat)


Il hallucine, il rêve aux lointaines allongées

Qu’il dévisage au fond des paysages

Quand les vallons forment en mirages des belles.


(- des nouvelles?)


Et il poursuit la route feuilletant sa mémoire

Jusqu’à ce que tout à coup, d’un écart de sabot

Il tombe à vau l’eau, entrainant la d’moiselle.

( atterrir )

Mirliton