À la fourrière du concile de l’étroit.

Allo!
À l’eau
Paris bout.
Par ici çà baigne.Les corps s’autorisent des vagues & les dénudés du sable mouillé passent la révision des âges.La jeunesse n’ayant plus l’habit qui fait les moines s’exhibe, les uns ses tatouages en bermuda flottant,les unes les rondeurs sous le string minimum,en fin délice triangle tissé qui masque à peine un pli ou un brin de fourrure.
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Chacun retourne à une innocence animale où le sable plat des plages sert de no man’s land.Les jeux retournent à l’enfance des corps courbés bondissant, dévoilés, me servent de croquis.
En plus, entrant lentement dans l’eau froide qui enrobe, nous sentons chaque centimètre gagné comme une naissance au baptême changeant d’élément et devenant baleine. Alors on s’exile à la flotte.
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Là bas,au loin, la ville hésite à l’exhibition, l’enferme en salle . le dénudé militaire des piscines encadre les bassins sous l’œil & l’alarme trainante du sifflet de maitres non nageurs,désoccupés,en rituelle vadrouille.Le maillot est alors uniforme et le corps à souffrir comme un sport, n’est plus de saison ,n’est jamais plus maritime pataugeur mais fait des lignes.
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<MiLoup reporter>
!
Paris bout?
Pareil ici.
Et sur les rives, l’eau qui se donne. Bien des pieds qui s’y plongent se savent en terre mouillée, turquoisement parlant, avec tout le bien qu’on en tire. Dès lors que trône le silence, les corps se lancent à leur manière. Il ne faudrait pas croire que le temps est si court. En attendant, le flottement donne au ciel de grands morceaux de beau. Et quand on y pense, il n’y a qu’à nager. Pour y cueillir l’encens et le parfum des âmes.

!
>MiLouve baigneuse invétérée<

6 réflexions sur “Goûter l’eau

  1. Paris bout?
    Pareil ici.
    Et sur les rives, l’eau qui se donne. Bien des pieds qui s’y plongent se savent en terre mouillée, turquoisement parlant, avec tout le bien qu’on en tire. Dès lors que trône le silence, les corps se lancent à leur manière. Il ne faudrait pas croire que le temps est si court. En attendant, le flottement donne au ciel de grands morceaux de beau. Et quand on y pense, il n’y a qu’à nager. Pour y cueillir l’encens et le parfum des âmes.
    ¤

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