O.  fait son lit.
J’ajoutais de l’eau au naufrage, à la noyée

Qui s’était prise d’un goût immodéré pour la flaque.


Partout le liquide s’insinuait, l’imbibait,

En une marée collant à son corsage,

Étalant en nappe sa robe en ligne de flottaison.


J’espérais qu’elle suive la dérive ,

Qu’elle coule suivant son inclination,

Mais immobile dans le bras mort,

L’Ophélie baignait dans son lit,

Juste accostée près du ponton,

Abritant de son ombre les poissons,

À attendre l’été, asséchée dans la vase.


Mirliton 

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