Sans dessin, le paysage se couvre

D’une pluie fine de traits hachés.

Le noir imaginé d’une antique caméra.

Le trou bleu nuit arrose en geyser les lignes,

Libérant en bouillant un jeu de spasmes,

Un jet irréductible qui plisse les entrelacs.

Un mystérieux hoquet secoue en bas,

Quand la terre se trouble et l’écume se débat

& surnage une âme, une mousse sombre de lave.

Les humeurs se mêlent, dérangent les ébats.

L’incendie de foudre inonde le rivage,

S’écoule le noyé jusqu’au calme virage.

~

Mirliton

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