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Dans le noir, brille le feu de la piste.

D’aventure la femme est invisible,
Pourtant, tapie dans sa place au donjon,
L’impalpable reine des airs,
La femme joue à être l’illusion, l’hirondelle.

Est elle :
L’ hirondelle éloignée d’un faubourg?
La queue d’aronde effilée en pointes sèches?
La tête ronde inquiète en boulet charbonné?

Attifée de plumes en flèches à déployer,
Sa voile prés du corps, l’éventail est rangé.

Familière des rumeurs des alcôves d’étable,
À l’abri dans la grange où sèche déjà la paille,
Dans un coin de charpente, la terre du nid bave
Un trou rond, l’entrée, longtemps lissée au bec.

Dedans, elle se change et se jette en étoile,
déployant d’un coup sec des ailes de papier
&, s’en allant défier l’harmonie du public,
Elle défile, là bas dans un coin de vallée,
Sur des fils où s’accrochent déjà les autres notes.

Un soir, j’aimerais sentir son regard sous sa note.

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Une réflexion sur “La femme hirondelle

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